Le village lacustre de Tiagba (Cote d’Ivoire).

Naguère destination touristique très prisée, le village de Tiagba est accessible (ou presque) par la route. Au départ d’Abidjan, il faut emprunter la Côtière, passer Dabou, puis une bonne trentaine de kilomètres plus loin, environ 10 km après Toupah, emprunter une route de terre rouge qui traverse d’immenses plantations de palmier à huile, puis d’hévéas d’un âge respectable, parfois accidentée et sinueuse, poussiéreuse par temps sec et sans doute difficilement praticable par temps de pluie. Après environ 30 km de cette route, on finit par tomber face à la lagune, en face du pittoresque village de Tiagba. Car Tiagba, c’est une île, dont la plupart des habitations sont en périphérie, les pieds dans l’eau.

Le territoire de 32 ha est habité de 6000 âmes. Il y a beaucoup d’enfants, qui, très jeunes, s’égaient dans la lagune, en jouant ou nageant dans l’eau, ou en naviguant sur des pirogues.

Le territoire n’est pas cultivé et reste partiellement à l’état naturel, avec quelques beaux arbres qui émergent de la végétation. Parmi les monuments remarquables de Tiagba, on notera plusieurs écoles et de nombreux lieux de culte : catholique, protestant, une mosquée, et surtout l’église Papa Nouveau, qui est très présente, du fait de la maison de la famille sur l’île et de la proximité du site de Toukouzou.

Parmi les ressources locales, on citera la pêche, de nombreux piquets dépassant de l’eau traduisent en effet la présence de divers types de pièges destinés aux poissons-chats de la lagune, communément désignés sous l’appellation de « machoirons ». Chacun possède ses pièges et cela se passe en parfaite harmonie. La culture s’effectue sur le continent, la principale denrée vivrière étant le manioc (l’attiéké est la spécialité locale).

On se rend donc au village en pirogue. A l’endroit le plus étroit, le bras de lagune est peu profond et les enfants le traversent facilement à la nage, ou même à pied !

La plupart des communications s’effectuent en pirogue par la voie lagunaire, vers la Côtière, vers grand Lahou via le canal d’Azagny, ou encore vers Dabou et Jacqueville. Un trafic intense permet donc d’apporter à longueur de semaine des marchandises en provenance du reste du pays.

Ici, l’accueil est chaleureux et convivial. On peut faire le tour de l’île en pirogue (on pourra observer de nombreux oiseaux), et en accostant, parcourir l’extraordinaire artère principale ou grimper un peu pour admirer l’ancienne école en pierre taillée (toujours en fonction).

Source : tourisme en Cote d’Ivoire

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