Le viaduc de Viaur, entre Aveyron et Tarn.

Le viaduc du Viaur est un ouvrage d’art ferroviaire de la ligne de Castelnaudary à Rodez. Achevé en 1902, il franchit la profonde vallée du Viaur entre Rodez et Albi. Il est situé sur les territoires des communes de Tauriac-de-Naucelle (Aveyron) et Tanus (Tarn). Ce pont fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 28 décembre 1984.


Ce viaduc à voie unique est situé entre les points kilométriques 450,909 et 451,369 de la ligne de Castelnaudary à Rodez.

À l’issue d’un concours ouvert en 1887 (à des ingénieurs parmi lesquels figurait Gustave Eiffel), il fut attribué à l’ingénieur Paul Bodin de la Société de construction des Batignolles (aujourd’hui Spie Batignolles), et construit par celui-ci entre 1895 et 1902, avec l’aide de l’ingénieur Rosario de Volontat.

Viaduc de Viaur, carte maximum, Paris, 4/07/2018.

Ce viaduc est le dernier chantier de Jean Compagnon, chef des chantiers des viaducs de Garabit, Maria Pia, etc. et de la Tour Eiffel, débauché de chez Eiffel par Paul Bodin. Il décéda en 1900 avant la fin du chantier. Son successeur, Gaboris, achèvera l’ouvrage.

Le viaduc à voie unique est situé sur la ligne de chemin de fer Carmaux – Rodez. Construit par la Société de construction des Batignolles, il était le plus long arc métallique construit jusqu’à ce moment-là de l’histoire. Le viaduc contient selon les estimations 3 800 tonnes de métal, avec un coût total, y compris les culées en maçonnerie, de l’ordre de 2 700 000 francs français.

Durant sa construction aucun mort ne fut à déplorer.

Le pont est inauguré le 5 octobre 1903.

Ce pont en acier, assemblé par rivets, est composé de deux poutres en porte-à-faux équilibrées (cantilever) et articulées, chacune prolongée par une courte poutre à section constante et une culée en maçonnerie à deux arches. C’est le seul pont de ce type en France. À l’origine le point central du pont n’était pas soudé, l’arche principale est donc scindée en deux parties indépendantes capables de soutenir chacune un poids considérable. Les deux parties furent soudées pour des raisons de maintenance peu après la construction du viaduc.

Grâce à la technique cantilever, les viaducs ferroviaires ont pu atteindre des portées considérables, jusque-là réservées aux ponts suspendus, alors inadaptés à la voie ferrée. L’apogée en sera le deuxième pont de Québec (1917).

Le viaduc du Viaur est reconnaissable entre tous par sa silhouette où la voie ferrée passe au sommet et non au milieu de la structure, comme c’est le cas pour les autres ponts à poutres en porte-à-faux.

  • Longueur totale de l’ouvrage : 460 m6.
  • Hauteur : 116 m au-dessus de la rivière, 54 m au-dessus des appuis.
  • Portée entre appuis : 220 m2.
  • Masse métallique : 3 800 t.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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