Le Verdier d’Europe.

Le Verdier d’Europe (Chloris chloris, anciennement Carduelis chloris) est une petite espèce de passereaux partiellement migrateur, très répandu, de la famille des fringillidés.


L’adulte mesure entre 14 et 15 cm de longueur et pèse entre 25 et 35 g. Il est trapu avec une grosse tête et un bec un peu épais de couleur corne.

Les yeux sont marron foncé et les pattes brun gris clair.

Le mâle est vert jaune olivâtre avec des taches jaunes vives sur les ailes et sur sa queue fourchue au niveau des rectrices externes. Il a aussi des taches jaunes moins vives sur la tête, le ventre et les flancs.

La femelle est plus sombre et moins verte que le mâle, un peu plus grise et ses taches jaunes sont moins nettes que celles du mâle.

Verdier, carte maximum, Saint-Marin.

Le juvénile, lui, est plus brun que l’adulte, il est rayé sur le ventre et sur le dos et ses ailes sont plus ternes.

Il faut prêter garde à ne pas confondre un jeune verdier d’Europe avec un jeune roselin cramoisi.

On le trouve dans tout le paléarctique occidental et dans certains endroits d’Asie centrale.

Il a été introduit dans certains pays d’Amérique du Sud, tels qu’en Argentine et en Uruguay, en Macaronésie et dans le sud-est de l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Accidentellement, il a été observé en Islande et dans l’ouest du Canada.

Son habitat se compose d’une mosaïque de milieux : les lisières de forêts de feuillus et de conifères, les boisements clairsemés, les boqueteaux, les régions bocagères, les zones buissonneuses, les haies autour des champs, la végétation arbustive entourant les plans d’eau, les bosquets, les fourrés, les zones cultivées mais aussi les plantations, les vergers, les parcs, les jardins, les cimetières et même les villes.

Il chante souvent perché sur un arbre ou pendant son vol. Sa voix sonore et rapide est un gugugu léger, pour les adultes et un khip-khip-khip ; tuî pour les juvéniles.

À la saison des nids, le verdier lance un long tsouîî nasal.

Lors de son vol nuptial ses chants à répétitions sont des cris combinés avec des dchièèh très sonores.

Le chant très caractéristique se compose de trilles clairs, sonores, limpides et cristallins rappelant les sons émis par une clochette. Ces trilles se terminent généralement sur une roulade nasillarde et traînante caractéristique que l’on retrouve aussi, dans une tonalité différente, chez le tarin des aulnes. Parfois aussi, certains mâles, après avoir débité, pendant longtemps, des séries de trilles, lancent directement cette roulade, de façon répétée. Le cri peut être rendu par un djjjiiiiiii vibrant et répété. Il existe aussi un touiiiiit d’inquiétude émis par les deux parents à l’envol des jeunes.

Relativement grégaire et anthropophile, il peut constituer des bandes hivernales où il s’associe parfois au pinson du Nord, au bruant jaune et à d’autres granivores à proximité de l’homme. Lorsque l’enneigement est important, la grégarité s’intensifie et de grandes troupes peuvent concentrer leur activité dans les champs moissonnés pourvus de leur glanure, près des fermes et dans les stations de nourrissage où abonde une nourriture encore accessible. On entend alors souvent les cris de contact caractéristiques qui ponctuent leurs envols.

Le verdier qui est assez erratique forme souvent de petites bandes avec ses congénères. Il est typique à cause de son vol assez onduleux.

Il ne craint pas la présence de l’homme.

Lors du vol nuptial, le verdier papillonne autour de la femelle en décrivant des cercles avec de faibles battements d’ailes en chantant sans arrêt.

Les graines de mercuriale et d’orme ont sa préférence en été, celles de l’if, du charme et de l’aulne en automne et celles du rosier et du framboisier en hiver. En zone agricole, sont consommés le mouron blanc, le pissenlit, le séneçon commun, le salsifis des prés, la moutarde des champs et la renouée persicaire. Les deux dernières plantes lui fournissent l’essentiel de sa nourriture en hiver. Les plants de la grande bardane attirent souvent les verdiers en automne et en hiver, sur les terrains en friche ou en lisière de forêt. Parmi les plantes cultivées, les verdiers exploitent le tournesol, le chanvre, le lin, le houblon et les céréales.

En parade nuptiale, le mâle s’approche de la femelle en sautillant de branche en branche tout en pointant le bec vers le haut, les ailes et la queue entrouvertes. Puis il exhibe ses miroirs alaires jaune vif en agitant les ailes et hoche la queue tout en lançant ses trilles sonores se terminant par la roulade nasale et traînante. C’est d’ailleurs après cette roulade que se produit l’accouplement. Le vol nuptial, que l’on a souvent comparé au vol d’une chauve-souris ou qualifié de « papillonnant », se caractérise par des battements d’ailes saccadés et dansants. Le mâle s’élance dans les airs en battant mollement des ailes, la queue déployée et chantant à plein gosier.

Il installe souvent son nid dans la végétation touffue d’un conifère (un épicéa, un genévrier ou, secondairement, un lierre) s’il s’agit d’une première nichée car ces plantes lui fournissent un couvert végétal suffisamment dense en début de saison. Il existe deux pontes annuelles, plus rarement trois. La première est déposée fin-avril, la seconde en juin et l’éventuelle troisième début-août. La femelle construit son nid sur les branches à deux ou trois mètres du sol. C’est une coupe assez massive constituée extérieurement de rameaux et de racines tortueuses, tapissée intérieurement de très fines herbes, de radicelles et de duvet végétal (aigrettes de plantes herbacées) et/ou animal (laine, plumes). La ponte se compose de quatre ou cinq œufs blanc verdâtre ou blanc rosé tachetés de brun et de brun rouge surtout sur le gros pôle.

La femelle peut effectuer deux pontes (une en avril et une autre en août) de 4 à 6 œufs dans l’année. Elle va couver toute seule pendant environ deux semaines ses œufs blanc-gris mesurant à peu près 20 mm de long et parsemés de taches brunes. Pendant qu’elle couve ses œufs, le mâle la nourrit au nid.

Après l’éclosion, les oisillons sont élevés par les deux parents qui les nourrissent de graines déjà décortiquées et de chenilles ou d’araignées. Deux semaines après l’éclosion, les jeunes, encore incapables de voler, quittent le nid mais s’en éloignent peu. Ils restent sur des branches proches pendant quelques jours où les parents continuent de les nourrir.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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