Le triceratops.

Triceratops est un genre éteint célèbre de dinosaures herbivores de la famille des cératopsidés qui a vécu à la fin du Maastrichtien, au Crétacé supérieur, il y a 68 à 66 millions d’années, dans ce qui est maintenant l’Amérique du Nord.

Il a été l’un des derniers dinosaures non-aviens vivant avant leur disparition lors de la grande extinction Crétacé-Paléogène.

Ayant une grande collerette osseuse, trois cornes et quatre grandes pattes, et montrant des similitudes avec le rhinocéros, le tricératops est l’un des dinosaures le plus reconnaissable et le genre le plus connu des cératopsidés. Il a notamment vécu à la même période que le redoutable tyrannosaure dont il était la proie.


Triceratops, carte maximum, Roumanie.

On a recueilli de nombreux restes du genre Triceratops depuis sa découverte en 1889, dont au moins un squelette complet. Le paléontologue John Scannella observa qu’« il est difficile de se promener dans la formation de Hell Creek sans trébucher sur des restes de tricératops ». Quarante-sept squelettes, complets ou partiels, ont été découverts uniquement sur la période 2000-2010. Des squelettes de spécimens d’âges différents ont été trouvés, de nouveau-né à adulte. La situation du genre Triceratops au sein de la famille des cératopsidés a été débattue par les paléontologues. Deux espèces, T. horridus et T. prorsus, sont considérées comme valides, de nombreuses autres espèces sont à confirmer.

On estime que Triceratops mesurait de 7 à 10 mètres de long (avec une moyenne allant de 8 à 9 mètres), mesurait jusqu’à 3,50 mètres voire 4 au garrot et pesait de 5 à 10 tonnes (avec une moyenne de 7 à 8 tonnes). La caractéristique la plus distinctive est leur large crâne, parmi les plus grands de tous les animaux terrestres ayant vécu sur terre. Le crâne le plus large retrouvé (sur le specimen BYU 12183) mesure 2,5 m en largeur6, et atteint presque le tiers de la longueur de l’animal12. Il portait une corne sur le museau, au-dessus des narines, et une paire de cornes, d’une longueur approximative d’un mètre, réparties au-dessus de chaque œil. À l’arrière du crâne se dresse une collerette osseuse ornée d’os époccipitaux chez certaines espèces. La plupart des autres cératopsidés possédaient de larges ouvertures sur leur collerette, contrairement aux tricératops qui avaient de très solides collerettes.

La peau du Triceratops est très particulière pour un dinosaure. Des reproductions de la peau d’un spécimen ont montré que certaines espèces pourraient avoir été couvertes de poils, comme chez le cératopsidé plus primitif Psittacosaurus.

Les tricératops vivaient en troupeaux et parfois même en compagnie d’autres dinosaures.

Les tricératops avaient pour grand ennemi le Tyrannosaure. Pour se défendre contre les autres dinosaures, ils utilisaient leurs cornes, on retrouve des traces de combats sur les vestiges découverts . Leur principale technique de défense était de se regrouper en cercle avec les plus jeunes au centre et les mâles face aux prédateurs. Le but était de dissuader l’ennemi qui se retrouvait alors face à une rangée de cornes. Un tricératops sans son troupeau a moins de chance de survivre et sa technique de défense était de foncer sur son agresseur mais sans aller jusqu’à l’impact trop violent à encaisser à cause du poids de son crâne. Il fallait espérer faire fuir son ennemi.

Bien que les Triceratops soient généralement dépeints comme vivant en troupeaux, il existe actuellement peu de preuves de ce fait. Bien que plusieurs autres genres de dinosaures à cornes soient connus à partir de dépôts d’ossements qui ont préservé les os de deux à plusieurs centaines ou milliers d’individus, à ce jour, il n’existe qu’un seul dépôt d’ossements documenté dominé par les os Triceratops : un site dans le sud-Montana avec les restes de trois jeunes. Il peut être significatif que seuls les mineurs étaient présents.

Durant de nombreuses années, les restes de Triceratops semblent seulement indiquer des individus solitaires. Cependant, ces restes sont très fréquents, par exemple, Bruce Erickson, un paléontologue du Musée des sciences du Minnesota, a déclaré avoir vu 200 spécimens de T. prorsus dans la formation de Hell Creek du Montana. De la même façon, Barnum Brown a affirmé avoir vu plus de 500 crânes sur le terrain.

Triceratops est le genre le plus connu des cératopsidés, une famille de dinosaures cératopsiens vivant en Amérique du Nord. La situation exacte du Triceratops au sein des cératopsidés a longtemps été débattue au fil des années. La confusion vient principalement de sa courte, mais solide, collerette (comme celle des Centrosaurinae) et de sa longue corne sur le museau (plus proche des Ceratopsinae). Lors de la première classification des dinosaures à cornes, Richard Swann Lull émit l’hypothèse de deux lignées, une des Monoclonius et des Centrosaurus (dont Triceratops), et une des cératopsiens et des Torosaurus, faisant du Triceratops un Centrosaurinae, tel qu’on le considère aujourd’hui. Des études ultérieures allèrent dans ce sens, décrivant formellement le premier groupe des petites collerettes, le groupe des centrosaurinae (dont le Triceratops), et le second groupe des Ceratopsinae avec des collerettes plus longues.

En 1949, Charles Mortram Sternberg fut le premier à remettre cette classification en cause et privilégia alors le fait que le Triceratops était plus proche de l’Arrhinoceratops et du Chasmosaurus en se basant sur les caractéristiques du crâne et des cornes, faisant de Triceratops un Ceratopsinae. Cependant, cette théorie a été largement ignorée, entre autres par John Harold Ostrom et plus tard par David Norman, situant tous deux Triceratops parmi les Centrosaurinae.

Des découvertes et analyses ultérieures ont confirmé la position de Sternberg sur la classification du Triceratops. Lehman a en effet défini les sous-familles en 1990 et défini le Triceratops en tant que Ceratopsinae, en se basant sur ses caractéristiques morphologiques. En fait, toutes les caractéristiques du Triceratops correspondent à la sous-famille des ceratopsinae, sauf sa collerette plus courte. Des études plus poussées menées par Peter Dodson, dont une étude cladistique en 1990 et une étude en 1993 utilisant RFTRA (resistant-fit-theta-rho analysis), une technique morphométrique qui mesure systématiquement la forme du crâne, ont renforcé le fait que le Triceratops fasse partie de la sous-famille des Ceratopsinae.

Cette classification a été ensuite soutenue en 2010 par John Scannella et Jack Horner du Museum of the Rockies (à Bozeman au Montana). Après avoir examiné 38 crânes de la formation de Hell Creek, Scannella et Horner ont conclu que la forme adulte du Triceratops ne possédait même pas de collerette raccourcie. Ils avancèrent que les spécimens qui avaient longtemps été classés comme Triceratops étaient en fait des individus jeunes et juvéniles alors que les individus adultes avaient été incorrectement attribués à un autre genre, Torosaurus. On savait déjà que les collerettes des Triceratops grandissaient progressivement en même temps que l’individu vieillissait. Scanella et Horner précisèrent que leurs découvertes montraient que la croissance de la collerette pouvait atteindre le niveau de la collerette étendue et fenêtrée de Torosaurus. Le nom Triceratops pouvant se prévaloir de la règle de priorité (accordée au premier nom publié), ils annoncèrent alors que toutes les références au genre Torosaurus seraient supprimées des expositions du Museum of the Rockies.

Pendant de nombreuses années après sa découverte, les ancêtres du Triceratops sont restés en grande partie inconnus. En 1922, le Protocératops nouvellement découvert a été considéré comme son ancêtre par Henry Fairfield Osborn, mais de nombreuses décennies s’écoulèrent avant que des conclusions supplémentaires viennent résoudre ce mystère. Ces dernières années ont été fructueuses avec la découverte de plusieurs dinosaures liés aux ancêtres de Triceratops. Zuniceratops, le premier cératopsidé connu avec cornes frontales, a été décrit dans les années 1990, et Yinlong, le premier cératopsidé connu du Jurassique, en 2005.

Récemment (en 2014) a été découvert un ancêtre du Triceratops qui apparemment serait aussi petit qu’un dindon d’aujourd’hui. Cet ancêtre serait un des premiers ornithischiens et donc un ancêtre de pas mal de dinosaures dont le tricératops. Trouvé au Venezuela, celui-ci est surnommé Laquintasaura venezuelae en lien avec son lieu de découverte sur les plaques géologiques des Andes. Bien que bipède et très petit, il aurait comme descendant le tricératops quadrupède et énorme qui ont en commun le mode de vie en troupeau et l’alimentation herbivore (même si le Laquintasaura venezuelae mangeait probablement aussi des insectes; son alimentation était principalement constituée de végétaux).

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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