Le train jaune de Cerdagne.

La ligne de Villefranche – Vernet-les-Bains à Latour-de-Carol (nom officiel), parfois surnommée ligne de Cerdagne, est une ligne de chemin de fer à voie métrique longue de 62,5 km qui, dans le département des Pyrénées-Orientales, relie la gare de Villefranche – Vernet-les-Bains à celle de Latour-de-Carol – Enveitg via Font-Romeu en suivant la vallée de la Têt puis en parcourant le plateau de Cerdagne.

Ce chemin de fer est familièrement appelé le Train Jaune ou le Canari, car les véhicules arborent les couleurs catalanes, le jaune et le rouge. Cette ligne, à écartement métrique, fait partie du réseau principal et est exploitée par la SNCF comme partie intégrante du réseau TER Occitanie.

Elle est connectée avec le réseau à voie normale à ses deux extrémités. Son extrémité Est, en gare de Villefranche – Vernet-les-Bains, est en correspondance directe avec la ligne de Perpignan à Villefranche – Vernet-les-Bains. A l’Ouest, en la gare internationale de Latour-de-Carol – Enveitg, elle est en connexion avec les réseaux français (ligne de Portet-Saint-Simon à Puigcerda (frontière) à écartement normal de 1 435 mm, empruntée par des relations en provenance de Toulouse) et ibériques (ligne de Ripoll à Latour-de-Carol gérée par l’Adif, en provenance de Ripoll et Puigcerdà, à écartement large de 1 668 mm).

La ligne est depuis le 1er février 2002 inscrite par l’UNESCO sur la liste indicative du Patrimoine mondial en tant que « Chemin de fer de Cerdagne ».


L’histoire de la ligne de la Cerdagne est liée à l’action de deux hommes : Jules Lax, ingénieur des Ponts et Chaussées et directeur du service du contrôle à la compagnie du Midi et Emmanuel Brousse, élu conseiller général en 1898.
Ces deux hommes ont imposé deux choix techniques fondamentaux à l’élaboration de la ligne de la Cerdagne, à savoir l’utilisation d’une voie métrique et l’emploi de la traction électrique pour les trains.
La ligne a été classée d’intérêt général, dans le cadre de sa liaison avec le futur transpyrénéen oriental. De ce fait, les travaux ont été pris en charge par l’État.

Train jaune, carte maximum, Villefranche-de-Conflent, 14/07/2000.

Le tronçon entre Villefranche-de-Conflent et Bourg-Madame de cette ligne est déclaré d’utilité publique par une loi le 4 mars 1903. Cette même loi approuve la convention concédant la ligne à titre définitif, signée le 5 décembre 1902, entre le Ministre des travaux publics et la Compagnie des chemins de fer du Midi et du Canal latéral à la Garonne.

L’ouverture de la section Villefranche-Vernet-les-Bains – Mont-Louis prévue à l’automne 1909 est retardée par un dramatique accident survenu le 31 octobre 1909 lors des essais de charge du pont suspendu de la Cassagne. Cet accident, conséquence de la dérive accidentelle de la rame d’essai, coûta la vie à 6 personnes dont le commandant Albert Gisclard, concepteur du pont suspendu qui porte son nom. L’inauguration du tronçon de Villefranche à Mont-Louis a lieu le 18 juillet 1910 et celle de Mont-Louis à Bourg-Madame le 20 mai 1911.

Le tronçon « de Bourg-Madame à la gare frontière française de la ligne transpyrénéenne d’Ax-les-Termes à Ripoll » est concédé à titre éventuel à la Compagnie des chemins de fer du Midi et du Canal latéral à la Garonne par une convention signée le 19 février 1913 entre le Ministre des travaux publics et la compagnie. Cette convention est approuvée par une loi le 23 mars 1914. Cette section est déclarée d’utilité publique par décret le 4 septembre 1922, rendant ainsi la concession définitive.

Le 7 août 1927, la ligne est prolongée de 7 km jusqu’à la gare de Latour-de-Carol – Enveitg, déjà rejointe par les trains espagnols en provenance de Ripoll depuis le 5 juin 1927.

Enfin, le 22 juillet 1929, la ligne de Portet-Saint-Simon à Latour-de-Carol est achevée et voit l’arrivée des trains en provenance de Toulouse.

La ligne présente beaucoup de similitudes techniques avec la ligne de Saint Gervais à Vallorcine, construite à la même époque par le PLM (écartement métrique, simple adhérence, alimentation électrique par troisième rail, en particulier).

Train jaune, prêt-à-poster.

Depuis son ouverture en 1910, et ce jusqu’en 1933, la Compagnie des Chemins de fer du Midi exploite et assure la maintenance de la ligne de Cerdagne. Au 1er janvier 1934, est constituée une communauté d’intérêt financière, commerciale et technique entre les Compagnies des chemins de fer de Paris à Orléans et du Midi pour l’exploitation commune de leur réseaux. Toutefois, chacune des deux compagnies conserve la concession des lignes qu’elle a obtenu de l’État. Enfin, depuis le 1er janvier 1938, la SNCF assure l’exploitation de la ligne.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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