Le tigre de Sibérie.

Le tigre de Sibérie ou tigre de l’Amour (Panthera tigris altaica) est la plus grande sous-espèce du tigre, originaire du nord de l’Extrême-Orient tempéré : Sibérie orientale, Corée et nord de la Chine. Il est en « danger d’extinction ».

L’essentiel de la population se concentre aujourd’hui en Extrême-Orient russe, où le dernier recensement approfondi de 2015 a compté 562 individus, en augmentation ces dernières années. Cette sous-espèce était passée au bord de l’extinction au milieu du XXe siècle, où il ne restait qu’une vingtaine d’individus sauvages. Ce sont des mesures de protection énergiques prises en Russie qui lui ont permis de se multiplier. Les populations du nord de la Chine et de Corée du Nord sont, en revanche, quasiment éteintes.

Tigre de Sibérie, carte maximum, Paris, 2006.

Le tigre de Sibérie a, en général, un corps plus grand et plus massif que le tigre du Bengale, et des pattes plus larges ; sa taille au garrot va de 100 à 120 cm selon les individus2. Ses griffes mesurent environ 10 cm.

Les tigres de Sibérie pèsent de 180 à 350 kg pour les mâles et de 100 à 200 kg pour les femelles. Le plus gros tigre de Sibérie, tué en 1950, atteignait les 384 kg. Le tigre de Sibérie est le troisième plus gros prédateur terrestre derrière l’ours kodiak et l’ours polaire. La longueur totale du corps avec la queue est comprise entre 2,7 et 3,8 m pour les mâles et entre 2,4 et 2,75 m pour les femelles. La longueur du crâne est de 341 à 383 mm pour les mâles et 279 à 318 mm pour les femelles.

La robe possède la particularité d’avoir une fourrure d’été et une fourrure d’hiver. Cette particularité était partagée avec le tigre de la Caspienne, disparu en 1972. La fourrure d’hiver est plus longue et épaisse, presque hirsute et souvent plus claire que celle d’été. De plus, une couche de graisse de cinq centimètres d’épaisseur protège le ventre et les flancs du froid. Il s’agit d’une adaptation évolutive qui lui permet de supporter les baisses de températures hivernales extrêmes (jusqu’à -50 °C) de son aire de répartition et de se camoufler dans la neige. En revanche durant l’été, sa fourrure change, elle devient plus foncé et plus fine, le tigre de Sibérie peut alors supporter aisément jusqu’à +30 °C et plus, il est parfaitement adapté à cet environnement extrême.

En 1972, un tigre de Sibérie a été observé nageant sur huit kilomètres.

Une caractéristique du tigre de Sibérie est sa très faible diversité génétique qui s’explique par les déclins successifs du nombre d’individus de la sous-espèce.

Le tigre peut se reproduire toute l’année, il existe cependant une « saison des amours » en Mandchourie avec un pic des accouplements entre décembre et février.

Le tigre de Sibérie est l’espèce en captivité qui présente le plus haut risque d’agressivité lors de la rencontre entre le mâle et la femelle. Le pourcentage de spermatozoïdes normaux est supérieur à 60 % pour le tigre de Sibérie.

Malgré sa force et l’acuité de ses sens, le tigre de Sibérie doit passer beaucoup de temps à la chasse et ne réussit à tuer qu’une fois sur dix.

Les félins en général peuvent rester plusieurs jours sans manger, le temps de capturer une proie, puis la dévorer plusieurs jours durant en engloutissant de grandes quantités de nourriture. Le tigre de Sibérie peut dans ce cas-là absorber jusqu’à 50 kg de viande en une seule fois, tandis que les observations en Inde rapportent plutôt 15 à 18 kg.

Il chasse essentiellement les cervidés et les sangliers. Le seul ennemi naturel du tigre de Sibérie est l’ours brun qui attaque parfois des petits ou des jeunes. Plusieurs études, notamment celle des spécialistes russes E.N. Matjushkin, V.I. Zhivotchenko et E.N. Smirnov dans leur ouvrage The Amur Tiger in the USSR publié en 1980 par UICN, montrent que l’ours brun (Ursus arctos) et celui d’Asie (Ursus thibetanus) font partie du régime alimentaire du tigre de Sibérie à hauteur de 5 à 8 %, celui-ci n’entrant toutefois en conflits qu’en cas de grande nécessité comme la famine car il préférera des proies moins dangereuses. D’une manière générale, les ours ont tendance à suivre les tigres pour aller leur disputer leur proie comme charognard. Il peut également nager pour pêcher du poisson, mais sa morphologie est mieux adaptée aux grosses proies. Quand il le peut, le tigre choisit d’attaquer des animaux jeunes, vieux ou boiteux, qui auront moins de réflexes et seront moins rapides, afin de faciliter l’attaque.

Il approche à environ 10-25 m de sa proie avant de bondir ; les petites proies sont tuées par morsure à la nuque, mais les grosses proies sont renversées au sol et étouffées par morsure à la gorge. Il chasse à l’affût et à l’approche, préférant tendre une embuscade plutôt que de poursuivre sa proie.

L’habitat est composé de forêt de conifères, de chênes et de bouleaux. La densité de population du tigre de Sibérie est particulièrement faible. Des données récoltées dans les années 1990 montrent une densité de population de 0,6 à 0,86 tigre pour 100 km2 dans le District de Lazovskiy et de 0,13 à 0,45 tigre pour 100 km2 au Sikhote-Aline. Les études menées sur le tigre de Sibérie nécessitent l’emploi d’un hélicoptère pour le traquer tant son territoire est vaste.

L’aire de répartition du tigre de Sibérie s’étend du bassin de l’Amour-Oussouri à la frontière nord-est de la Chine et peut-être en Corée du Nord. La plus forte population russe se trouve en Primorie. 90 % de la population de tigres de Sibérie se trouvent dans la réserve de Sikhote-Aline avec très peu d’échanges génétiques avec les autres populations.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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