Le Tétras lyre.

Le Tétras lyre (Tetrao tetrix parfois aussi nommé Lyrurus tetrix malgré les recommandations taxonomiques1 prenant en compte les risques d’inflation taxonomique2 appliqué aux Genres des oiseaux), est également appelé coq des bouleaux ou petit coq de bruyère (par opposition au grand tétras). C’est une espèce d’oiseau sédentaire, symbole des Alpes européennes. Sa distribution est nordique et boréo-montagnarde.


  • Taille : Femelle (ou poule) 50–53 cm ; Mâle (ou coq) : 60 cm
  • Envergure : 65 à 80 cm
  • Poids : poule : 700 à 850 g ; coq adulte : 1 100 à 1 500 g
  • Longévité : 6 à 9 ans environ
  • Mâle : noir à reflets bleus, ses ailes sont brun-noir avec une petite barre blanche. Le dessous des ailes et de la queue sont blancs. La queue se termine en forme de lyre, d’où son nom. Les pattes sont courtes et emplumées. Au-dessus de l’œil, une caroncule rouge, de taille variable, très développée au printemps, surmonte un bec court.
  • Femelle : Livrée brune et roussâtre barrée de noir, de blanc et de gris. La queue est légèrement fourchue.
  • Les doigts des pattes ont une frange d’écailles cornées qui agissent comme des raquettes et évitent à l’oiseau de s’enfoncer dans la neige fraîche.

Tétra lyre, carte maximum, Suisse.

C’est un oiseau sédentaire, polygame et sociable toute l’année.

En hiver il se construit une sorte d’igloo dans la neige, où la température reste à environ 4 °C. Ce comportement peut être perturbé ou rendu impossible dans certaines zones de pratique du ski ou d’autres sports d’hiver (raquette, randonnée).

Majoritairement végétarien, se nourrissant de feuilles, de bourgeons, de graines, de fleurs et de baies, il complète son alimentation avec des insectes, des araignées et des invertébrés.

Le tétras-lyre est surtout célèbre pour ses parades nuptiales printanières. Les mâles se retrouvent tous les ans, aux mois de mars, avril, mai et début juin sur des espaces dégagés d’arbres, plateaux ou tourbières appelées lek (ou aire de parade). Au centre de cet emplacement se trouve l’arène où les coqs paradent, chantent, se mesurent ; les gestes et les allures ont tous une signification bien précise : provocation, domination…

Pendant ce temps les poules vagabondent d’une place à l’autre, et choisissent chacune leur futur partenaire qui est toujours le mâle dominant ; elles finissent par s’accoupler vers la mi-mai. Fin mai, les poules commencent à pondre (de 3 à 10 œufs) puis à couver ; 26 jours après la ponte du dernier œuf, les jeunes poussins naissent. Les petits sont nidifuges, mais restent accompagnés par leurs mères jusqu’à l’automne où ils se dispersent.

Les femelles pondent à même le sol, dans un amas de brindilles, souvent cachées dans un fourré où elles peuvent être alors très vulnérables.

Le tétras n’est présent qu’en Eurasie, où il peuple une grande partie de la Russie, le nord du Kazakhstan, de la Mongolie et de la Chine.

  • En Europe: Absent de la péninsule ibérique, le petit coq de bruyère habite la Grande-Bretagne, les Alpes, la Scandinavie, les Pays baltes, l’Europe centrale et orientale, mais aussi l’Allemagne, la Belgique (très localement : plateau des Hautes-Fagnes où ne subsiste qu’une petite population comptant une vingtaine de mâles en 2011, sur les 200 comptabilisés en 1970), les Pays-Bas et le Danemark où les populations sont isolées mais témoignent d’un passé glorieux.
  • En France : présents sur une grande partie du massif alpin (du Chablais au Var), ils sont néanmoins vulnérables à cause de l’aménagement touristique ; bien plus localement dans le massif ardennais, ils y sont en forte régression.

  • En Suisse : plus ou moins présents dans toutes les Alpes suisses
    Dans les Alpes, le tétras-lyre a besoin d’un domaine vital d’au moins 3 000 hectares[réf. souhaitée], comprenant des forêts de conifères avec clairières. En Lettonie, les microréserves établies pour la protection du tétras peuvent inclure des zones-tampons allant jusqu’à 300 hectares.

 

On le trouve jusqu’à 2 300 m d’altitude, limite supérieure des arbres, zone des rhododendrons et des aulnes verts. Il est très lié à la présence d’arbustes de la famille des éricacées (airelle, myrtille, canneberge, bruyères, callune…).

 

 

 

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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