Le Territoire de l’Inini (Guyane).

Le territoire de l’Inini est une ancienne subdivision de la Guyane qui avait pour chef-lieu Saint-Élie.

Il tient son nom de l’Inini, cours d’eau affluent du fleuve le Maroni.

Le territoire de l’Inini fut initialement créé par un décret du 6 juin 1930.

Le territoire de l’Inini recouvrait la colonie de Guyane française, à l’exception de sa bande côtière.

À sa création en 1930, il est peuplé d’environ 3 000 habitants. Les habitants étaient  majoritairement Amérindiens (Wayãpi, Téko, Wayana), businengue (Aluku, Paramaka, Djuka) et Créole.

Dans un avis du 9 mars 1948, le Conseil d’État considéra qu’aux termes du décret précité, le territoire de l’Inini, créé « à l’intérieur de la Guyane française », était « doté de la personnalité civile et de l’autonomie financière » et « administrée par le gouverneur de la Guyane (française) », simplement « assisté d’un conseil d’administration », et « à l’exception de toute intervention du conseil général (de la Guyane française) ».

Les timbres de Guyane française furent surchargés Territoire de l’Inini, ou Inini entre 1931 et 1944. L’objectif était de complaisance, pour étendre les ventes de timbres coloniaux aux collectionneurs, et apporter des devises. La population, massivement analphabète à l’époque : en 1940, les moins de 3 000 habitants, principalement composés d’Amérindiens, de businengue ou de pionniers isolés (orpailleurs, travailleurs du bois, etc.), étaient peu portés à écrire des missives. Les rares courriers avaient principalement pour destination Cayenne, ou les villes de la côte. De plus, les timbres de Guyane (sans surcharge) y étaient encore utilisés. Les timbres surchargés de l’Inini étaient aussi vendus dans le reste de la Guyane française, surtout à Cayenne, sans distinction avec les timbres de Guyane.

Le retour des timbres de Guyane est effectif dès 1944. Le très important stock restant sera ensuite progressivement vendu aux collectionneurs. De fait, le courrier traité sur le “Territoire de l’Inini” entre 1931 et 1946 fut très marginal.

L’article 1er de la loi n° 46-451 du 19 mars 19462, dite de  départementalisation, érigea la Guyane française en département.

Le décret n° 47-2252 du 1er novembre 1947 y introduisit la loi du 10 août 1871, relative aux conseils généraux.

Dans l’avis précité, le Conseil d’État considéra que « l’existence au sein d’un département d’un territoire ayant la personnalité civile et échappant à la compétence du conseil général est contraire à la loi du 10 août 1871 » et que « le décret (précité) du 6 juin 1930, qui n’entre pas dans la catégorie des règlements maintenus en vigueur en vertu de l’article 3 du décret du 1er novembre 1947, doit être regardé comme abrogé par ledit décret ».

La loi n° 51-1098 du 14 septembre 1951 restaura le « Territoire de l’Inini » sous le nom d’ « arrondissement de l’Inini ».

Son article 1er de la loi disposait, en effet, que « Le département de la Guyane française se compose de : 1° L’arrondissement de Cayenne que comprend les communes existant actuellement en Guyane ; 2° L’arrondissement de l’Inini » ; mais il précisait que : « Cet arrondissement, qui a la personnalité morale, est doté provisoirement et pendant une période qui ne pourra excéder dix ans, d’un statut particulier ».

Robert Miguet en fut le sous-préfet en 1961-1962.

L’arrondissement de l’Inini fut supprimé par le décret n° 69-261 du 17 mars 1969, portant réorganisation administrative du département de la Guyane.

Sa suppression fut confirmée par loi n° 69-1263 du 31 décembre 1969, portant diverses dispositions d’ordre économique et financier.

Son article 27 abrogea la loi du 14 septembre 1951 « à compter de l’entrée en vigueur du décret n° 69-261 du 17 mars 1969 ».

Source : Wikipédia.

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