Le samovar.

Un samovar est un ustensile domestique qui est utilisé pour faire bouillir l’eau du thé en Russie, en Azerbaïdjan, en Iran, en Irak, en Turquie (où il est appelé semaver), en Inde et dans quelques autres pays eurasiatiques.


Le mot est probablement fabriqué à partir de deux mots russes, le pronom réflexif самый (sámyj) « soi-même » et le verbe варить (varít’) « bouillir, cuire à la vapeur ». Ainsi, la traduction la plus exacte pourrait être : l’ustensile qui fait bouillir l’eau lui-même (tout seul). Toutefois, des recherches ont indiqué que le russe pourrait avoir emprunté le mot tatar sanabar signifiant « fontaine à thé ».

Une hypothèse alternative, mentionnée dans l’article correspondant de la Wikipedia russe, est qu’il s’agirait d’une « traduction par éléments » du grec ancien : αὐθέψης / authépsēs signifiant lui aussi « qui bout de soi-même » et qui désignait un appareil analogue à la fois par la conception et par l’usage.

Le samovar s’est popularisé en Russie à partir de la seconde moitié du XVIIIe siècle. Il accompagnait les services à thé d’apparat et pouvait servir aussi à préparer le sbiten.

Les samovars-cuisines apparaissent au XVIIIe siècle dans l’Oural et à Toula. Ils sont répartis en deux grandes catégories : ceux destinés à préparer la nourriture et ceux destinés à la préparation du thé.

Les archives du musée de Toula disposent de documents indiquant que le forgeron et industriel toulien Ivan Demidov se rend en 1701 dans l’Oural accompagné de cuivriers et en déduisent qu’à cette époque, les samovars sont déjà fabriqués à Toula.

En 1778, les frères Ivan et Nazar Lissitsyne font un samovar dans un petit atelier fondé par leur père, l’armurier Fedor Lissitsyne. L’atelier devient en 1803 une fabrique. C’est au cours du XIXe siècle que le samovar se répand à travers la Russie : à Saint-Pétersbourg, à Moscou, dans les provinces de Vladimir, de Yaroslavl, de Viatka.

Traditionnellement, le réservoir d’eau tronconique, est traversé par une cheminée cylindrique. Au bas de ce tuyau vertical, une grille horizontale est fixée afin de retenir le combustible (bois ou charbon). Elle se situe au niveau (6) sur le schéma. La partie basse de l’assise du réservoir est ajourée, pour laisser passer l’air frais et permettre un allumage facile. Lors de l’utilisation, le couvercle est retiré, pour fixer un tuyau de cheminée extérieur. D’une longueur de 60 à 80 cm cette cheminée est munie d’une poignée, afin de pouvoir être enlevée aisément en fin de chauffe, et faciliter le déplacement de l’ustensile. La cheminée améliore le tirage. Le samovar est destiné à faire chauffer

(bouillir) de l’eau. Le réservoir, appelé « corps de fontaine », est muni en partie basse d’un ou de plusieurs robinets (pour les gros modèles). Après la chauffe, une théière de thé noir peut être placée sur le piédestal pour l’infusion. Ce thé est très fort, et sera versé avec parcimonie dans les tasses. Chacun ensuite selon son gout, ajoutera la quantité d’eau chaude qui lui convient. Adaptation moderne : le samovar peut être modifié grâce à un petit réchaud à alcool ou une résistance électrique intégrée.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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