Le rouge-gorge familier.

Le Rouge-gorge familier (Erithacus rubecula) est une espèce de passereaux. Auparavant placé dans la famille des Turdidae, il figure actuellement, avec d’autres représentants de celle-ci (particulièrement les tariers et les traquets), dans celle des Muscicapidae. La liste de la Commission de l’Avifaune française utilise l’orthographe rouge-gorge.


Le mâle et la femelle sont presque identiques, avec une couronne, des ailes, le dessus et la queue de couleur brune, une bande grise sur les côtés de la gorge, un ventre blanc et la fameuse « gorge rouge », plus précisément de couleur orange foncé tirant vers le rouge. Bien que sa face et sa poitrine soient plus orangées que rougeâtres, cet oiseau prend le nom familier de rouge-gorge au Moyen Âge. Cette contradiction est due à ce que la dénomination de la couleur orange n’apparaît en Europe qu’au XVIe siècle, par la diffusion sur ce continent de l’orange douce (le fruit) rapportée à la fin du XVe siècle par les Portugais de Ceylan et de Chine.

Rouge-gorge, carte maximum, Paris, 10/06/2018.

L’identification des jeunes peut se révéler difficile, puisqu’il leur manque la tache rouge, et ils présentent un plumage brun tacheté ressemblant fortement à celui du jeune d’un membre de la même famille, le Rossignol philomèle (Luscinia megarhynchos).

Le rouge-gorge est légèrement plus petit qu’un moineau, avec une taille de 12,5 à 14 cm et un poids de 16 à 22 grammes. Il est rondelet et haut sur pattes, ses yeux noirs sont également caractéristiques.

L’âge maximal d’un rouge-gorge est de 18 ans.

Le rouge-gorge se nourrit dans les campagnes ouvertes et dans les sous-bois. Son régime alimentaire est composé surtout des invertébrés vivant par terre (insectes, notamment des coléoptères, escargots, vers, araignées). De l’automne au début du printemps, il consomme aussi beaucoup de baies et autres petits fruits. Sa technique de chasse est bien adaptée au mélange de végétation épaisse et d’espaces libres que l’on trouve dans les jardins et les sous-bois. Perché à faible hauteur, l’oiseau observe les environs, descend,

saisit sa proie et se perche à nouveau. Ou bien il sautille, s’arrêtant ici et là pour chercher une victime. En forêt, le rouge-gorge profite des insectes dérangés par les faisans, cerfs et sangliers. C’est peut-être pour cela qu’il est si familier et qu’il suit de façon très intéressée la bêche du jardinier. On a vu aussi des rouges-gorges suivre des taupes creusant leurs galeries et attraper des vers.

Sa nature peu farouche et son plumage attractif l’ont rendu populaire chez des générations de jardiniers. Le rouge-gorge fait partie d’une espèce d’oiseau très active, dont les adultes patrouillent et défendent vivement leur territoire. Présent dans presque chaque jardin, c’est l’un des oiseaux les plus familiers, cherchant sa nourriture à proximité des humains en train de jardiner. Il ira jusqu’à venir se nourrir de proies vivantes, comme des vers de terre ou des vers de farine, présentés à la main. Si l’hiver est rude, il deviendra encore plus familier, car vu son métabolisme, le manque de nourriture dû au froid le rend très vulnérable et la mortalité est alors importante, l’espèce étant casanière et rechignant à migrer.

Le rouge-gorge défend son territoire à longueur d’année, sauf durant la mue ou si l’hiver est très froid. En hiver, les femelles aussi occupent et défendent un territoire, qui leur est nécessaire non seulement pour nicher mais aussi pour garantir des sources suffisantes de nourriture. Un rouge-gorge sans territoire meurt au bout de quelques semaines. C’est pourquoi cet espace est défendu avec une telle énergie. En général, il suffit que le propriétaire exhibe son plastron rouge pour que l’intrus recule mais il peut arriver que la lutte s’engage et les combats s’achèvent parfois par la mort de l’un des adversaires.

À l’opposé de nombreux autres oiseaux, le rouge-gorge vit en solitaire pendant l’automne et l’hiver, mâle et femelle restant sur leur territoire hivernal respectif avec comme résultat qu’ils continuent à chanter même l’hiver, y compris la nuit.

Rouge-gorge, entier postal, Russie.

C’est surtout en hiver que le rouge-gorge vient dans les jardins des villes et des villages. À la belle saison, il habite les bois et les forêts ou le bocage dans les haies, les boqueteaux et sous-bois denses. Dans certaines régions, les rouges-gorges restent toute l’année près de l’homme. Ce petit oiseau passe la nuit sur un buisson touffu, un lierre, parfois dans un nichoir.

Le rouge-gorge chante toute l’année sauf en été. En hiver, les deux sexes défendent chacun un territoire en chantant. Son chant mélodieux et allongé lui sert à défendre ses territoires de printemps et d’hiver.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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