Le radis.

Le radis cultivé, Raphanus sativus (du latin radix, radicis, « racine, raifort », du grec ῥαπυς, ῥαπυος, « rave, navet ») est une plante potagère annuelle ou bisannuelle de la famille des Brassicacées, principalement cultivée pour son hypocotyle charnu, souvent consommé cru, comme légume.

Toutes les parties de la plante sont comestibles, bien que sa racine pivot soit plus populaire. La peau et la chair du radis peuvent être de différentes couleurs, dont la plus courante est le rouge. Certaines variétés peuvent être bicolores, roses, violettes, vertes, blanches ou noires.


À mesure que la taille des échantillons de R. sativus séquencés croit, il est possible de reconstituer avec précision l’origine et les migrations des radis cultivés dont la diversité est considérable. La publication la plus complète (2020) porte sur 510 cultivars, elle montre qu’il existe 4 groupes génétiquement homogènes de radis cultivés : un groupe no 4 originaire de l’Ouest de l’Eurasie (Méditerranée – Mer Noire) qui aurait migré vers l’Asie du Sud et du Sud-Est, ou en partie plus à l’est formant un groupe qui lui-même aurait engendré les groupes 1 et 2 : Chine et périphérie (Corée), et Japon. La domestication des radis cultivés s’est produite indépendamment dans chacune de ces 4 zones à quelques introgressions près.

Liens avec la taxonomie : Globalement, les petits radis méditerranéens et les radis noirs sont classés R. sativus var. sativus et var. niger (cultigroupe ), les radis à queue de rat d’Asie du Sud et du Sud-Est dans R. sativus var. caudatus (cultigroupe), les radis à grosse racine pivotante longue ou ronde (radis blancs, daïkon) d’Asie de l’Est et du Japon appartiennent à R. sativus var. acanthiformis ou var. longipinnatus (daïkon) et R. sinensis ou var. caudatus (radis chinois, radis vert), regroupés en R. sativus var. hortensis chez ces auteurs (cultigroupes 1 et 2).

Il est probable que durant la Préhistoire, la partie du radis à être consommée était prioritairement les feuilles plutôt que la racine. Les premières cultures de radis auraient eu lieu au Proche-Orient il y a plus de 5 000 ans. Les radis sont consommés dans l’Égypte ancienne; Hérodote a même affirmé que les ouvriers qui ont construit la pyramide de Khéops recevaient une ration quotidienne de radis, mais cela n’a pas été confirmé par l’archéologie.

Il fait partie des plantes dont la culture est recommandée dans les domaines royaux par Charlemagne dans le capitulaire De Villis (fin du viiie ou début du ixe siècle).

Au Moyen Âge les variétés utilisées n’avaient probablement pas grand-chose à voir avec les variétés actuelles. En effet l’époque moderne a vu l’introduction de nouvelles variétés plus petites; le petit radis rouge, tout rond, n’a fait quant à lui son apparition qu’au xviiie siècle.

Les radis sont considérés comme des plantes annuelles mais certains écotypes peuvent être bisannuels. Ils sont munis d’un hypocotyle tubérisé de forme variable (globulaire, effilé ou cylindrique, mais qui a tendance à régresser chez les espèces sauvages), qui se distingue d’après sa couleur variable (unicolore ou bicolore : du blanc au rose, rouge, violet, jaune et vert au noir) tandis que la chair est généralement blanche. Le tubercule de radis est prolongé en bas par une racine pivotante et est surmonté en haut par une rosette de 7 à 10 feuilles parmi lesquelles on peut reconnaître les deux cotylédons (un peu en forme de cœur) de la germination. Cet organe n’est donc ni un tubercule racinaire, ni un tubercule caulinaire mais un tubercule mixte, la tubérisation étant due à l’hypertrophie du xylème secondaire et étant étroitement liée à la photopériode et plus particulièrement aux jours longs.

La tige dressée, cylindrique et creuse, peu ramifiée, glabre ou quelque peu hérissée à la base, est haute de 20 à 100 cm de hauteur. Elle porte une rosette de feuilles basales (4-8 cm de longueur), caractéristiques de certaines Brassicacées : elles sont dites lyrées8 ou lyriformes. Les feuilles supérieures sont plus petites, lancéolées-spatulées et moins profondément découpées. Les fleurs blanches ou rose violacé, veiné de violet foncé, sont groupées en corymbe terminal qui devient une grappe par l’allongement de l’axe primaire. Cette inflorescence comporte 10 à 50 fleurs odorantes et très mellifères sont munies de pédicelles de 5-15 mm de longueur au moment de l’anthèse, 10-30 mm au moment de la fructification. La structure de la fleur est type des Brassicacées avec quatre sépales dressés (6-11 mm), les deux extérieurs gibbeux à la base ; quatre pétales (15-20 mm de longueur, 3-8 mm de largeur) obovales-obcordés, obtus, entiers, longuement onguiculés et opposés en croix ; l’androcée composé de six étamines tétradynames (avec à la base des 4 étamines plus petites, quatre glandes vertes nectarifères) ; un ovaire libre, grêle, se terminant insensiblement en un style assez long terminé par un stigmate en tête et glanduleux. Le fruit est une silique lisse, étalée-dressée, oblongue-lancéolée, de 30-60 mm de longueur et 6-12 mm de largeur. Sa surface est traversée par 6 à 8 sillons longitudinaux. Ce fruit consiste en 2(-plusieurs) articles superposés, l’article inférieur très court et dépourvu de graines, le supérieur plus grand, cylindrique, spongieux et divisé en 2–12 compartiments contenant chacun une graine, indéhiscent, la partie supérieure insensiblement atténuée en bec (10-15 mm) dépourvu de graines. La partie renflée contient de 5 à 15 graines (3-4 mm) vertes qui deviennent brunes ou rougeâtres à maturité.

Les radis sont des plantes à cycle court : 25 à 35 jours en primeur, moins en saison (si bien que les cotylédons, croissant jusqu’au 15e jour, persistent jusqu’à la récolte), 35-70 jours en culture abritée hivernale.

Le radis est une espèce diploïde, à 18 chromosomes (2 n = 18) mais il existe aussi des variétés tétraploïdes.

Le radis a des effets cholagogues, et est conseillé par la Commission E en cas de troubles biliaires ainsi que contre les inflammations de la gorge et des sinus paranasaux. Il ne doit toutefois pas être utilisé en cas de calculs biliaires installés.

Dans l’antiquité, en Égypte, les graines de radis étaient utilisées pour fabriquer de l’huile de radis. Cette huile était utilisée dans l’alimentation, particulièrement dans la région d’Alexandrie.

S’il a poussé sur des sols ou dans un air contaminé, il peut avoir concentré des métaux lourds toxiques (le cadmium peut provenir de certains engrais phosphatés qui en contiennent une quantité significative).

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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