Le programme Erasmus.

Le programme Erasmus (EuRopean Action Scheme for the Mobility of University Students), généralement appelé Erasmus, est un programme

d’échange d’étudiants et d’enseignants entre les universités, les grandes écoles européennes et des établissements d’enseignement à travers le monde entier. Ce programme fait partie de l’Espace européen de l’enseignement supérieur. C’est un sous-ensemble du programme Éducation et Formation tout au long de la vie (EFTLV) / Lifelong Learning (LLL). Le nom du programme est un rétroacronyme basé sur le nom du moine humaniste et théologien néerlandais Érasme (ca. 1466-1536).


L’idée de permettre des échanges facilités entre étudiants vient de Sofia Corradi qui en tant qu’étudiante avait dû recommencer des études à son retour d’un séjour à l’étranger en 1969. Pédagogue et consultante scientifique auprès de la conférence des recteurs des universités italiennes, son rôle lui permet de diffuser cette idée. Le Projet se concrétise grâce à une initiative de l’association estudiantine EGEE (devenue AEGEE) créée par Franck Biancheri, devenu ensuite président du parti politique européen Newropeans. Il convainc François Mitterrand en 1986. En effet, pour améliorer l’image de la Communauté européenne, le Conseil européen de Fontainebleau a créé les 25-26 juin 1984 le Comité ad hoc de l’Europe des Citoyens. Ce Comité a formulé, au départ de son mandat, une série de suggestions couvrant notamment le secteur de l’enseignement. On y trouve au passage consacré à la coopération universitaire les idées qui sont à la base du projet Erasmus, soit : (1) l’intention de favoriser la connaissance pratique de deux langues en plus de leur langue maternelle, (2) à cette fin la mise en place d’un programme interuniversitaire approfondi d’échanges et d’études, (3) visant à faire bénéficier de cette possibilité une partie significative de la population estudiantines dans la Communauté (4) et cela au cours de leur période de scolarité obligatoire.

Erasmus, carte maximum, Portugal, 17/04/2012.

L’ensemble des deux rapports de ce Comité a été approuvé par le Conseil de Milan des 28 et 29 juin 1985. Il appartenait aux instances de la Communauté, en liaison avec les universités, de mettre en place un tel programme.

C’est donc au départ des suggestions de ce Comité que le programme Erasmus a pu être adopté en 1987 avec un budget de 85 millions d’écus pour la période 1987-1989.

Ce Comité était composé de membres désignés par les chefs d’État et de gouvernement. Chaque membre proposait des suggestions qui étaient ensuite mises au point par l’ensemble du Comité. Le membre qui avait formulé les suggestions qui précèdent était M. Prosper Thuysbaert, diplomate, professeur de la KULeuven et ancien conseiller diplomatique du premier ministre belge Wilfried Martens.

Le nom du programme vient du moine humaniste et théologien néerlandais Érasme (1466-1536). Ce dernier a voyagé durant de nombreuses années à travers l’Europe pour s’enrichir des différentes cultures et développer son humanisme. Erasmus est un rétroacronyme signifiant à l’origine « EuRopean Community Action Scheme for the Mobility of University Students » (« Programme d’action européen pour la mobilité des étudiants ») et aujourd’hui « European Region Action Scheme for the Mobility of University Students ».

Dans le cadre du projet, le nom est trouvé par Alan Smith, premier directeur du bureau ERASMUS qui recherchait un nom à la fois évocateur et qui soit un acronyme .

Le programme Erasmus a été adopté en 1987 avec un budget de 85 millions d’ECU pour la période 1987-1989. Avec Erasmus, les étudiants peuvent effectuer une partie de leurs études dans un autre établissement scolaire européen, pendant trois mois au minimum ou un an au maximum. A sa création, le programme compte 11 pays participants (Allemagne, Belgique, Danemark, Espagne, France, Grèce, Irlande, Italie, Pays-Bas, Portugal et Royaume-Uni). De sa création jusqu’en 2013, ce programme a permis à 3 millions d’étudiants de participer à des échanges universitaires entre pays européens partenaires.

En 1995, le programme Erasmus s’est ouvert aux apprentis.

De 2003 à 2004 le nombre d’étudiants s’est élevé de 9 % et en 2005, 145 000 étudiants ont participé au programme, ce qui représente 1 % de la population européenne de ce groupe social. Une extension du programme Erasmus appelée Erasmus mundus ouverte à tous les pays du monde est mise en œuvre à partir de la rentrée universitaire 2004/2005.

En 2004, le programme d’échange Erasmus de l’Union européenne est récompensé par le Prix Princesse des Asturies de la Coopération Internationale en 2004 pour être l’un des programmes d’échange culturel les plus importants de l’histoire de l’humanité.

Parmi les destinations proposées aux étudiants, l’Espagne se classait première en 2008. En novembre 2013, le Gouvernement espagnol a essayé de modifier les conditions d’accès à l’aide Erasmus +, ce qui à entraîné une mobilisation importante, notamment à Reims. En France, le programme Erasmus + fait suite au programme Erasmus, à compter du 1er janvier 2014.

En octobre 2017, la ministre française de la culture Françoise Nyssen lance l’idée de créer un « Erasmus de la culture » destiné aux employés de musées en Europe.

À la suite de l’acceptation de l’initiative populaire « Contre l’immigration de masse » demandant l’instauration de quotas aux européens pour travailler dans la Confédération, le programme a été suspendu par l’UE. Suite à cela, le Conseil fédéral a mis en place un dispositif transitoire pour Erasmus+, permettant la participation de la Suisse au programme européen de mobilité académique. C’est l’agence nationale suisse Movetia qui gère le dispositif et les programmes internationaux de mobilité. En septembre 2016, le programme a été prolongé jusqu’à fin 2020. Entre 2001 et 2012, la Confédération a délivré 22 363 bourses Erasmus à des étudiants d’université suisse en partance pour l’UE. Dans le même temps, la Suisse a accueilli 24 261 étudiants européens dans ses universités, les Allemands étaient les plus nombreux, suivis des Espagnols et des Français.

Le programme Erasmus permet d’améliorer et d’augmenter la mobilité étudiante et enseignante, ainsi que la transparence et la compatibilité des qualifications dans l’enseignement supérieur et la formation professionnelle supérieure en Europe. Les avantages principaux de ce programme sont l’exonération des droits de scolarité de l’université d’accueil, la reconnaissance formelle de la partie des études effectuées à l’étranger, ainsi que le maintien des bourses, prêts et couverture sociale du pays de l’université expéditrice. Afin de valider sa période d’étude à l’étranger, l’étudiant doit choisir un programme d’étude qui fait partie intégrante du programme qu’il suit dans son université d’origine. De plus, l’étudiant concerné doit avoir achevé sa première année d’étude universitaire. Enfin, un contrat d’étude est signé avant le départ de l’étudiant qui fixe la liste des matières qu’il devra suivre, ainsi que le nombre d’ECTS correspondant à sa période de mobilité. Afin de valider sa période d’étude à l’étranger, l’étudiant devra alors obtenir l’ensemble des ECTS prévus dans son contrat pédagogique.

Soutien à la mobilité, l’action la plus connue du programme. Il existe trois types d’aides financières pour les étudiants Erasmus :La bourse communautaire Erasmus qui est réservée aux étudiants Erasmus, et dont l’attribution est accordée à tous les étudiants, boursiers ou non. Cette aide dépend du montant accordé pour vivre dans un pays ou dans un autre, et doit être faite auprès de l’établissement d’accueil. Elle est comprise entre 110 et 180 euros pour l’année 2012/2013, en fonction du coût de la vie dans le pays de destination.
Le complément Erasmus et/ou une bourse de mobilité qui, en France, ne sont attribués qu’aux étudiants boursiers et représentent en moyenne 400 euros. Cette demande de bourses doit aussi être faite auprès de l’établissement d’origine.
D’autres aides existent et dépendent de la région d’origine, et du Conseil régional. Elles peuvent être, ou non, cumulables avec le complément Erasmus et une bourse de mobilité.
Soutien à la coopération en matière d’innovation et d’échanges de bonnes pratiques : Partenariats stratégiques, projets de coopération de grande ampleur.
Soutien à la réforme des politiques en matière d’éducation, de formation et de jeunesse : Initiatives prospectives, coopération avec la société civile, dialogue structuré
En France, la mise en œuvre du programme Éducation et formation tout au long de la vie (EFLTV), dont fait partie Erasmus, est confié à l’agence Europe-Éducation-Formation France. L’agence Europe-Éducation-Formation France devient Agence Erasmus + France / Éducation Formation et continue la mise en œuvre du programme pour la France. C’est également cette agence, en partenariat avec la Délégation aux relations européennes et internationales et à la coopération (DREIC) et ses antennes académiques DAREIC23 du ministère de l’Éducation nationale et de la jeunesse, qui accompagne le déploiement du programme eTwinning en France.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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