Le poinsettia.

Le poinsettia (Euphorbia pulcherrima) est une espèce de plantes arbustives du genre Euphorbia (les euphorbes véritables) et de la famille des Euphorbiaceae. Cette euphorbe arbustive est originaire d’Amérique centrale et du sud du Mexique, région dans laquelle elle peut atteindre 4 à 5 mètres de haut. Son ancien nom générique, Poinsettia, provient d’ailleurs de celui du premier ambassadeur des États-Unis au Mexique, Joel Roberts Poinsett. Elle est cultivée comme plante ornementale.

Ce sont les bractées colorées rouge vif qui font sa valeur ornementale, les fleurs n’ayant pas d’intérêt. De nos jours, la sélection a produit des variétés aux bractées roses ou blanches.


L’espèce est communément appelée « étoile de Noël », car ses bractées forment une étoile et elle est principalement commercialisée à l’époque de Noël dans l’hémisphère nord.

Une légende datant du XVIe siècle raconte qu’au Mexique vivait Lola, une petite fille très pauvre. Elle voulait offrir un cadeau pour l’anniversaire de Jésus et avait cueilli des mauvaises herbes pour en faire un bouquet, parce qu’elle savait qu’un don humble offert avec amour était bon aux yeux de Dieu. Dans l’église le bouquet s’est transformé en superbes fleurs rouges.

Elle est aussi commercialisée sous le nom de « poinsettia » qui est un de ses anciens noms de genre. Ce n’est pas la seule espèce qui a été rangée dans ce genre.

Les feuilles alternes sont vert foncé, acuminées à base cunéiforme et au long pétiole pouvant être coloré, aux nervures marquées et à la marge ondulée. Les bractées lancéolées prennent une couleur rouge vif (autres couleurs pour les cultivars), jouant le rôle de pétales : elles sont qualifiées de « bractée pétaloïde  ». Les petites fleurs nectarifères se regroupent dans une inflorescence de capitule (fleurs mâles apétales autour d’une fleur femelle).

Les premiers plants furent introduits aux États-Unis en 1825.

C’est aujourd’hui l’une des plantes en pot les plus commercialisées en Amérique du Nord et en Europe occidentale, où elle est très utilisée comme plante décorative au moment de Noël. Sa culture n’a pu se développer qu’une fois que la sélection variétale a résolu certains problèmes, tels que la sensibilité aux Phytophthora ou sa grande sensibilité aux chocs de culture qui lui faisaient perdre ses feuilles.

Euphorbia pulcherrima est un proche parent de l’Hévéa et possède comme lui des canaux laticifères présents dans tous les tissus de la plante. Ces canaux véhiculent un latex blanc proche du caoutchouc et contenant les mêmes protéines allergènes. Par conséquent, les personnes ayant une allergie au latex peuvent développer la même réactivité avec le Poinsettia.

Cette espèce est une plante qui possède un système racinaire très fragile. C’est pourquoi les boutures sont le plus souvent en godets grillagés appelés giffy. Il faut donc prendre soin de ne pas trop tasser le substrat et de régler convenablement la rempoteuse. De telles précautions améliorent la prophylaxie (ensemble des mesures prises pour prévenir l’apparition ou la propagation des maladies).

La plante entre en phase de repos d”avril à septembre. Pendant cette période, on cesse les arrosages. Début septembre, on rabat la plante et on reprend les arrosages.

Étant une plante fragile, Euphorbia pulcherrima nécessite de nombreux soins, la fertilisation doit être soignée (suffisante, régulière et bien équilibrée), d’autant plus que la plante réagit très bien aux apports d’engrais. La nature du contenant (on conseille en général l’usage d’un pot en argile) influe beaucoup sur la conduite de la fertirrigation.

On peut par exemple utiliser en solution un engrais 21-15-15 en alternance avec un engrais 13-05-20, en fertirrigation, on les utilisera à raison de 0,5 gramme par litre en début de culture et 1 gramme par litre en milieu de culture ; en fin de culture, il est préférable de suspendre l’apport d’engrais. Plusieurs études récentes montrent l’importance du calcium dans la bonne santé de cette espèce, il est donc important de surveiller sa teneur.

L’hygrométrie au moment de l’enracinement doit être supérieure à 90 % afin d’éviter le dessèchement et l’enroulement irréversible des feuilles, cela explique pourquoi la plupart des horticulteurs choisissent de recevoir les boutures déjà enracinées. Durant la culture, l’humidité relative de l’air devra être maintenue entre 60 % et 70 % jusqu’à la formation des bractées.

La multiplication pour la production s’effectue par bouturage de pieds-mère, ces pieds-mère sont changés tous les ans pour avoir des plantes vigoureuses; ils sont éclairés pour empêcher l’induction florale qui ne se produit pas si la durée du jour est supérieure à quinze heures. Le bouturage proprement dit est un bouturage de tête, les Euphorbiacées étant des plantes lactescentes, pour éviter qu’elles ne se vident de leur latex, on les trempe dans l’eau tiède ce qui stoppe l’écoulement. Un papier journal mouillé évite le flétrissement des boutures avant leur mise en substrat. Les boutures sont impérativement mises en substrat le jour même. Une phytohormone de bouturage (auxines et acide indolbutyrique) se révèle nécessaire. Elles patienteront quatre semaines, le temps qu’elles s’enracinent, avant d’être expédiées par cartons aux horticulteurs.

Source : Wikipédia

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