Le Planeur ultra-léger motorisé (ULM).

Un planeur ultra-léger motorisé, couramment appelé ULM, est un aéronef ultra-léger muni d’un moteur et dont les conditions de navigabilité spécifiques sont simplifiées par rapport la certification d’un avion léger et soumis à une licence de pilotage plus simple que la licence de pilote privé. Les ULM sont autorisés à décoller et atterrir hors des aérodromes, et nécessitent des distances plus réduites que les avions légers, bien que les plus performants se rapprochent de ceux-ci.


L’homme tente depuis des siècles d’imiter le vol des oiseaux en cherchant un système reproduisant le mouvement de leurs ailes, et les débuts de l’ultra-léger motorisé remontent aux débuts de l’aviation, à l’exception du travail précurseur d’Étienne Dormoy à Dayton, dans l’Ohio, entre 1919 et 1924 et à son Flying Bathtub de 1924. Son histoire est donc relativement récente.

Le mouvement ULM est issu du vol libre dont le deltaplane était le premier représentant. L’aile Rogallo a été inventée par l’Américain Francis Rogallo en 1936, mais ce n’est qu’en 1972 que le premier deltaplane a été construit sous sa forme actuelle.

Très rapidement, l’idée de s’affranchir du relief pour décoller par leurs propres moyens, poussa une poignée de pilotes de vol libre à adjoindre un moteur de tronçonneuse sur de simples ailes delta. Des pionniers comme les frères Pérès et leur bimoteur ou comme Roland Magallon et son Mosquito 210 ou encore comme Jean-Marc Geiser avec son Motodelta, mariage entre une aile Danis et un tricycle motorisé dont le premier vol eu lieu en 1974 et présenté au Salon du Bourget en 1975, ont ouvert la voie à d’autres machines construites sur le même principe. Les premiers ULM étaient des pendulaires. Le monde de l’ULM s’est énormément développé au cours des années 1980, conquérant chaque année de nouveaux adeptes.

La Fédération française de planeur ultra-léger motorisé a été créée en 1981, soit quelques années après l’apparition des ULM dans l’espace aérien français. Association française loi de 1901, la FFPLUM gère le mouvement ULM en France et regroupe la majorité des adeptes de cette discipline. Elle est agréée par le ministère de la Ville, de la Jeunesse et des Sports et bénéficie d’une délégation de l’état pour la gestion des activités ULM dans la pratique sportive. Elle est également inscrite au Code de l’aviation civile.

La Fédération représente le mouvement ULM auprès des pouvoirs publics. Elle est représentée au sein de la Fédération aéronautique internationale (FAI) et participe aux travaux de la Commission internationale de micro-aviation (CIMA), organisme qui regroupe les différentes fédérations internationales d’ULM et gère les compétitions au niveau international (championnats d’Europe et du Monde).

Elle est membre du Conseil national des fédérations aéronautiques et sportives (CNFAS). Elle est reconnue d’utilité publique.

En France, la pratique de l’ULM nécessite l’obtention du brevet de pilote ULM3. Le pilotage est autorisé dès l’âge de 15 ans. Le brevet est obtenu après la réussite à une épreuve théorique consistant en un questionnaire à choix multiples composé de 40 questions, dont sont dispensés les titulaires d’une licence de pilote d’aéronef d’une autre catégorie (planeur, avion, etc.), et d’une épreuve pratique composée d’une épreuve en vol et d’une épreuve au sol, menées par un instructeur, en général l’instructeur qui a conduit la formation du pilote.

Le contenu de la formation pratique n’est pas réglementé, bien qu’en général elle comporte quelques vols seuls à bord sous la supervision de l’instructeur qui reste en bord de piste, comme c’est la règle pour la formation des pilotes des autres catégories d’aéronefs. Quelques dizaines d’heures de pratique sont généralement nécessaires en fonction de la capacité à apprendre de l’élève-pilote. Le brevet est délivré par la direction générale de l’Aviation civile (DGAC) dès lors que l’élève-pilote est en possession de l’attestation de réussite aux épreuves théoriques (QCM) et que l’instructeur a constaté la réussite des épreuves au sol et en vol. Le brevet délivré n’est valable que pour la classe d’ULM utilisée lors de la formation initiale.

Aucune visite médicale spécifique aéronautique n’est demandée pour pratiquer l’ULM. Un simple certificat médical délivré par tout médecin n’est nécessaire, en application de l’article 5 de la loi no 99-223 du 23 mars 1999 : « La première délivrance d’une licence sportive est subordonnée à la production d’un certificat médical attestant l’absence de contre-indication à la pratique des activités physiques et sportives », que pour les élèves pilotes qui souhaitent être

ULM, entier postal, Espagne.

formés au sein d’une association sportive membre de la fédération, appelée en général aéroclub. La réglementation n’impose aucune pratique régulière aux pilotes pour le maintien de la licence d’ULM quand bien même le bon sens et la sécurité générale des vols le préconisent. Le carnet de vol n’est pas obligatoire.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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