Le peuple Bamouns.

Les Bamouns sont un peuple d’Afrique centrale établi à l’ouest du Cameroun, dans la région du Grassland où vivent également les Bamilékés et les Tikar, proches d’eux par leurs ancêtres communs, leurs structures sociales voisines et leurs langues1. Ils vivent de l’artisanat, du commerce et de l’agriculture.


Selon les sources, on peut rencontrer les variantes suivantes de l’ethnonyme : Bamom, Bamoums, Bamoun, Bamum, Bamun, Banun, Mom, Moum, Moums, Mum, Mun, Pa-môm, Shupamam, Shupaman.

Dès 1394, les Bamouns ont construit un royaume qui a connu son apogée au XVIIIe siècle, puis fut rapidement démantelé par la colonisation française. Aujourd’hui, le roi des Bamouns – 19e descendant d’une des plus anciennes dynasties de l’Afrique – règne encore sur un royaume Bamoun qui correspond à plusieurs villes dans le département du Noun.

Leur langue, le bamoun, appartient au groupe des langues semi-bantoues au sein de la famille des langues nigéro-congolaises. Le nombre de locuteurs du bamoun a été estimé à 215 000 en 1982.

Traditionnellement, les Bamouns pratiquaient une religion traditionnelle mêlant sagesse à propos du Dieu universel (appelé Nyi-nyi), culte de l’esprit des ancêtres et animisme. Les Bamouns pensaient notamment que les femmes rendaient le sol fertile. Les masques et les statuettes sont importants dans la pratique de ces cultes.

Au début du XXe siècle, le roi Ibrahim Njoya se convertit au christianisme, puis à l’islam, avant de créer sa propre religion nwet kuete (qui signifie « cherche et trouve »). Il aurait déclaré que l’interdiction de la polygamie dans la religion chrétienne et celle de l’alcool dans l’islam étaient des contraintes trop dures à supporter. Depuis, les Bamouns ont été nombreux à se convertir à l’islam ou au christianisme.

Source : Wikipédia.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.