Le parc national de Port-Cros (Var).

Le parc national de Port-Cros est un parc national français situé en mer Méditerranée, dans l’archipel côtier des îles d’Hyères (département du Var). Il comprend une grande partie de l’île de Porquerolles, les îles de Port-Cros et de Bagaud, l’îlot de la Gabinière et le rocher du Rascas ainsi que les eaux environnantes soit 1 700 ha terrestres et 2 900 ha marins. L’île de Bagaud et l’îlot de la Gabinière sont des réserves intégrales, interdites d’accès.

Autour de cette zone centrale ou cœur de parc est définie une zone périphérique ou aire potentielle d’adhésion (APA) de 23 000 ha avec le littoral et les eaux de 11 communes, de La Garde à Ramatuelle et une aire maritime adjacente de 123 000 ha.

La population permanente compte 350 habitants dans les cœurs du parc national (Port-Cros et Porquerolles) et 136 000 dans l’aire potentielle d’adhésion.

Le parc a été créé le 14 décembre 1963. Il a été étendu à une grande partie de Porquerolles le 4 mai 2012.

Parc de Port-Cros, carte maximum, Hyères, 15/04/1978.

En tant qu’établissement public du Parc national de Port-Cros a pour premier but de protéger le patrimoine naturel terrestre et marin situé sur son territoire. En effet, le parc national stricto sensu est constitué de l’île de Port-Cros, d’une superficie de 635 ha, montagneuse et fortement végétalisée, de celle de Bagaud (63 ha) et des rochers de la Gabinière et du Rascas et depuis 2012, d’une partie de Porquerolles. Il comprend également un périmètre marin de 600 m de large.

Il administre le Conservatoire botanique national méditerranéen de Porquerolles, chargé de la sauvegarde de la flore sauvage et des variétés fruitières menacées de Méditerranée et depuis 2012, les terrains gérés à Porquerolles.

Par ailleurs, le parc national de Port-Cros et Porquerolles gère, en collaboration avec les communes de Hyères et de la Croix-Valmer, les espaces naturels acquis par le Conservatoire du littoral de la presqu’île de Giens et du cap Lardier.

Il participe en outre, en tant que conseiller technique et scientifique, à la gestion des anciens salines d’Hyères.

Enfin, depuis 1999, le Parc national de Port-Cros est chargé d’une mission d’animation de la partie française de l’accord PELAGOS qui créé un sanctuaire pour les mammifères marins de Méditerranée. Cet accord tripartite entre la France, l’Italie et la Principauté de Monaco vise à protéger les mammifères marins d’un vaste territoire situé dans le bassin corso-tyrrhénéo-liguro-provençal.

En 1997, le Parc s’est vu décerner, pour l’ensemble de son action, le diplôme Européen remis par le Conseil de l’Europe.

Récemment inscrit dans le réseau européen Natura 2000, qui vise à gérer et protéger les habitats et espèces d’intérêt communautaire, le Parc a été désigné comme opérateur pour la mise en place de mesures patrimoniales de gestion du grand site « La côte d’Hyères et son archipel », à terre et en mer.

La grande faune, qui exige de larges superficies, est absente de Porquerolles, mais l’île héberge plusieurs espèces de grande valeur patrimoniale. La forêt constitue le milieu de prédilection de nombreuses espèces d’oiseaux nicheurs : fauvette pitchou, engoulevent et bon nombre de migrateurs y trouvent refuge et nourriture. Le hibou petit-duc, petit rapace nocturne au chant flûté très caractéristique, niche dans les arbres creux. On y trouve également deux espèces de serpents, la couleuvre de Montpellier et la couleuvre à échelons et de nombreux insectes. Quant au rat noir, dont l’activité est essentiellement nocturne, il trahit sa présence par ses déjections et par les cônes de pin rongés jonchant le sol.

Parc de Port-Cros, collector de 10 timbres.

Les falaises abritent des goélands et des cormoran et offrent un milieu propice à la nidification du puffin cendré, espèce migratrice rare dont la colonie de Porquerolles est la plus importante des côtes françaises. Le faucon pèlerin y trouve aussi sa place tandis que le faucon d’Éléonore y est parfois aperçu.

La présence de cultures attire bon nombre d’oiseaux en migration mais aussi du gibier sédentaire tel que faisan et perdrix rouge. Les invertébrés, notamment les papillons, affectionnent ces milieux ouverts et riches en nourriture. La lagune, petite zone humide artificielle, abrite les libellules et de nombreux oiseaux d’eau : poules d’eau, râles, grèbes, hérons, martin-pêcheurs, vespertilion à oreilles échancrées, oreillard méridional ou pipistrelle commune. Six espèces protégées sont ainsi recensées dans l’île. Le faucon crécerelle y trouve aussi des creux pour abriter sa nichée. Quant aux reptiles (lézards, geckos) ils aiment la chaleur des pierres et les fissures des vieux murs qui leur offrent un abri sûr.

Parc de Port-Cros, carte maximum, 12/04/1997.

La présence d’une côte rocheuse au sud et d’une côte basse et sablonneuse au nord favorise l’implantation d’une faune marine variée, représentative des principaux milieux marins de Méditerranée que sont :

  • l’herbier de posidonie avec sa cohorte de saupes, oblades et oursins,
    le coralligène avec ses grands prédateurs – mérous, murènes congres, dentis – et ses invertébrés très colorés,
  • les fonds sableux, inlassablement fouillés par des bancs de rougets en quête de nourriture.

On y rencontre de nombreuses espèces marines méditerranéennes, notamment le grand dauphin. Mais le parc national, particulièrement l’îlot de la Gabinière,  est surtout connu des plongeurs sous-marins pour ses nombreux mérous, une espèce un temps menacée par la chasse sous-marine. Cette espèce fut popularisée par Jojo le mérou, acteur involontaire du Monde du silence, film du commandant Cousteau tourné à Port-Cros pour cette séquence. L’île sert ainsi plusieurs fois de terrain d’observation aux scientifiques du Groupe d’Étude du Mérou pour mettre en évidence le phénomène de migration saltatoire de cet animal.

On dénombre 144 espèces d’oiseaux (dont 40 espèces nicheuses), 180 espèces de poissons et quelques espèces terrestres endémiques comme le discoglosse sarde, un petit batracien, et le phyllodactyle d’Europe, un petit reptile en voie de régression.

L’insularité et la diversité des milieux est à l’origine de la variété et de la richesse de la flore qui compte quelque 700 espèces, dont certaines espèces rares comme le genêt à feuille de lin ou endémiques comme la dauphinelle de Requien, seules stations répertoriées en France avec celle de Port-Cros.

La forêt de chênes verts, recouvrant jadis la totalité de l’île, à l’exception des croupes et des zones rocheuses trop arides, subsiste aujourd’hui dans les vallons humides. À la suite de défrichements volontaires ou accidentels – en 1870, l’île a presque entièrement brûlé – le pin d’Alep et le maquis à arbousier et à bruyère arborescente occupent une surface très importante. Ils cachent, sous leur couvert épais, les espèces qui aiment l’ombre, comme le petit arum, les fougères, ainsi qu’une très grande variété de champignons. Dans les zones plus ouvertes, le maquis bas forme des fourrés denses dominés par le lentisque, le myrte et le genévrier de Phénicie. La végétation littorale, adaptée au sel, est riche, bien que très menacée par le piétinement. fenouil de mer, cinéraire maritime ou statice naine, immortelle se développent dans les anfractuosités rocheuses. La barbe de Jupiter, particulièrement résistante aux embruns, dresse ses grands rameaux argentés protégeant ainsi des espèces plus fragiles. Les cistes, le romarin et la lavande des îles se rencontrent sur d’anciennes friches ou en bordure de sentiers bien exposés au soleil, tout comme l’hélianthème, l’asphodèle et la lavatère. C’est aussi là que se développe harmonieusement le genêt à feuille de lin formant parfois de remarquables haies entre deux cultures.

On trouve ainsi 602 espèces terrestres et 500 espèces d’algues.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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