Le parc des Buttes-Chaumont à Paris.

Le parc des Buttes-Chaumont est un jardin public situé dans le nord-est de Paris, en France, dans le 19e arrondissement de la ville.

Avec près de 25 hectares, le parc est l’un des plus grands espaces verts de Paris. Inauguré en 1867 pendant les dernières années du règne de Napoléon III, il s’agit d’une réalisation de l’ingénieur Adolphe Alphand. Ce jardin à l’anglaise imite un paysage de montagne : rochers, falaises, torrents, cascades, grotte, alpages, belvédères.


Avant son aménagement en un parc paysager, le site des Buttes-Chaumont faisait partie des lieux les plus désolés à proximité immédiate de Paris, et était affligé d’une sinistre réputation. En effet, du Moyen Âge jusqu’au XVIIe siècle, la justice royale était rendue au pied des buttes, là où se dressait le gibet de Montfaucon. Bien que la mise à mort des condamnés prît fin dès le XVIIe siècle, le gibet de potence ne fut démantelé qu’à partir de 1760, et ce, jusqu’à la Révolution française.

Le lieu des exécutions laissa aussitôt sa place à une vaste décharge à ciel ouvert, nommée voirie de Montfaucon, dans laquelle étaient épandus les ordures et les excréments issus des fosses d’aisances et collectés par les

Parc des buttes-chaumont, carte maximum, Paris, 27/12/2003.

vidangeurs de Paris. Autour de cet insalubre dépotoir s’était développé un faubourg regroupant divers établissements que leurs incommodantes activités maintenaient en marge de la capitale : fabricants de produits chimiques et d’engrais agricoles extraits des boues de la fosse, équarrisseurs, tanneurs et producteurs d’asticots à destination des pêcheurs. Le site était dans la première moitié du XIXe siècle, avant l’ouverture des abattoirs de la Villette, en 1867, le principal centre d’équarrissage parisien : chaque année, environ 12 000 chevaux et 25 000 petits animaux étaient abattus et leurs cadavres jetés dans la fosse, si bien que les odeurs méphitiques qui s’en dégageaient se répandaient sur la capitale, comme le rapporte l’ingénieur Alphand :

« Les Buttes-Chaumont devinrent le réceptacle de toutes les immondices de Paris ; on y voyait encore, il y a quelques années, des établissements d’équarrissage et le dépotoir des vidanges, ce qui répandait des émanations infectes, non seulement sur les quartiers voisins, mais sur la ville entière, selon la direction des vents. »

— Adolphe Alphand, Les Promenades de Paris.

les Buttes-Chaumont, prêt-à-poster.

Le sous-sol des Buttes-Chaumont, alors dénommées « Butte Saint-Chaumont », est exploité après la Révolution française, avec l’établissement de carrières de gypse et de pierres meulières, pour la construction des immeubles parisiens. Les carrières, qui se trouvaient à ce moment-là sur le territoire de l’ancienne commune de Belleville, sont exploitées jusqu’en 1860, année même de l’annexion de cette commune à la ville de Paris. Des chercheurs, tel que Georges Cuvier, ont mis au jour des fossiles de mammifères dans les carrières (dont le Palaeotherium, apparenté au cheval) datant de l’Éocène (il y a 30 à 35 millions d’années).

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Sources : Wikipédia, YouTube.

 

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