Le paquebot “Pasteur”.

Le SS Pasteur est un paquebot de ligne de 29 253 tonneaux à turbines à vapeur construit en 1939 à Saint-Nazaire, chantiers de Penhoët, pour la compagnie de navigation Sud-Atlantique, future filiale des Chargeurs réunis, et destiné à la ligne d’Amérique du Sud.

Sa silhouette est reconnaissable du fait de l’ impressionnante et unique cheminée et de ses deux mâts situés à l’avant et à l’arrière du bateau.

Le lancement du navire a lieu le 15 février 1938, à Saint-Nazaire, en présence de madame Vallery-Radot, marraine du bateau et épouse du petit-fils de Louis Pasteur.

La croisière inaugurale s’effectue en Manche, du 19 au 20 août 1939, avec 500 passagers invités à bord.

Un timbre poste français Paquebot Pasteur a été imprimé pour la croisière inaugurale prévue en 1939.

Le Pasteur croisant le HMS Manchester en juillet 1941.

Le début des hostilités en Europe conduit à l’abandon des projets d’inauguration, le 9 septembre 1939, mais surtout de traversées transatlantiques et notamment des deux premières croisières sur l’Amérique du Sud, prévues respectivement du 14 septembre au 14 octobre et du 28 octobre au 27 novembre 1939.

Carte maximum Paquebot Pasteur du 17/05/1941.

Le bateau est réquisitionné et rejoint le « cimetière des navires » de Landévennec près de Brest le 4 septembre où il est repeint en gris clair et équipé à l’arrière de 2 canons de 90 mm (modèle Saint-Étienne 1892) et de 4 mitrailleuses antiaériennes disposées autour de la cheminée.

Sa première mission en tant que bâtiment de guerre auxiliaire est de convoyer jusqu’aux îles Orcades en avril 1940 une partie du corps expéditionnaire destiné à la Campagne de Norvège.

Paquebot Pasteur sans la surcharge (non émis, attention aux faux !

En juin de la même année, du 1er au 9, il transporte jusqu’à Halifax au Canada, 213 tonnes des réserves d’or de la Banque de France qui doivent être mises à l’abri à la Royal Bank of Canada à Ottawa.

Le 16 juin 1940, le général De Gaulle arrivé à Londres, ordonne sans l’avis du gouvernement que le Pasteur venant des USA vers la France avec une cargaison d’armes soit détourné vers un port anglais. Le 9 août 1940, à la suite de la capitulation de la France, le bâtiment est saisi par les Anglais et sa gérance est confiée à la compagnie britannique Cunard. Il devient HMT (His Majesty Troopship) et son nouveau port d’attache est Liverpool.

Après quelques modifications l’été 1940, ajout de canons de DCA et de canots de sauvetage, puis d’un radar en juin 1942, il devient l’un des 7 sea Monsters Alliés. Sa mission est maintenant de transporter des troupes vers le front et de ramener les permissionnaires, les blessés et les prisonniers.

À la fin de la guerre il a parcouru 370 669 milles et transporté environ 300 000 personnes dont 250 000 militaires.

Epreuve d’artiste en noir du timbre non émis

Le bateau repasse sous commandement français le 4 octobre 1945 mais n’est définitivement rendu à la France que le 12 avril 1946.

En décembre 1945, il retrouve ses couleurs d’origine : coque noire, superstructures blanches et cheminée chamois.

Le Pasteur effectue son premier trajet vers l’Indochine, Marseille – Saïgon (Cap St-Jacques), en octobre 1945. Il a à son bord 4 700 hommes de la 9e DIC et 500 hommes d’équipages.

Jusqu’en février 1956, il relie les ports de Marseille ou Toulon à ceux de Saïgon, Tourane ou Haiphong. La durée des trajets est de 15 jours pour Saïgon et 20 jours pour Haiphong. Le navire effectue également des missions sur Casablanca, Dakar, Madagascar, Alger et Oran.

Démobilisé le 7 juillet 1956 le trooper a à son actif 750 000 passagers militaires et 1 250 000 milles parcourus. Au passage, il a obtenu la Croix de guerre 1939-1945 le 6 octobre 1947 et la Croix de guerre des TOE le 28 janvier 1952.

Réarmé début août 1956, Le Pasteur reprend son rôle de transport de troupes et effectue, dès le 31, les traversées Marseille—Alger et Marseille—Mers el-Kébir.

Le 9 novembre 1956 à Alger, il embarque à son bord 4 000 hommes de la 7e division mécanique rapide (7e DMR du général Huet) destinés à renforcer les troupes à pied d’œuvre en Égypte. Après de multiples péripéties, il retourne finalement débarquer sa cargaison à Alger, puis repart à vide à Port-Saïd et évacue 1 200 civils et 800 parachutistes du général Massu.

Découvrez-le en regardant cette vidéo

 

Source : Wikipédia, Youtube.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.