Le martinet noir.

Le martinet noir (Apus apus) est une espèce d’oiseau de la famille des apodidés.


Cet oiseau mesure de 16 à 17 cm de longueur pour une envergure de 42 à 48 cm et une masse de 38 à 50 g.

Cette espèce se distingue aisément de l’hirondelle par ses ailes en forme de faucille, son corps plus effilé et plus grand, une coloration générale bien plus foncée et, mise à part sa gorge, l’absence de zones blanches. De même les grandes troupes qu’ils forment et les cris perçants qu’ils poussent sont caractéristiques. Ces poursuites stridentes, dans lesquelles à partir de la mi-mai on observe beaucoup de jeunes adultes non nidificateurs, marquent les limites de la colonie de martinets.

La longévité maximale de cet oiseau est de 31 ans.

Martinet, carte maximum, Belgique.

Excellent voilier, le martinet peut atteindre des vitesses de 200 km/h sur de courtes distances et passe sa vie entière dans les airs (10 mois/an). Il ne se trouve à terre que par accident et, bien sûr, l’été dans des anfractuosités de toutes sortes afin d’y couver.

Sa vitesse en fait l’un des animaux les plus rapides. Extrêmement précis, il est capable de rejoindre son nid via un petit orifice de quelques centimètres de diamètre, apparemment sans diminuer son allure.

Il a été déterminé que les martinets noirs peuvent voler 10 mois entiers sans se poser une seule fois. Cela fait de lui l’oiseau ayant le record du plus long vol ininterrompu enregistré par les ornithologues.

Le martinet noir se nourrit du plancton aérien qu’il recueille dans les couches inférieures de la troposphère. Il capture plusieurs centaines d’espèces différentes d’arthropodes qu’il est capable de reconnaître en plein vol. Si les conditions météorologiques ne permettent pas une alimentation suffisante, le martinet peut changer de région. Il dort en volant en groupe de façon circulaire ou au gré de courants aériens en recherchant des zones d’inversion de température à environ 1 500 mètres d’altitude. Le suivi par radar de ces oiseaux a montré qu’ils peuvent voler de nuit jusqu’à 2,5 km d’altitude, et qu’au crépuscule et à l’aube ils effectuent des vols ascensionnels qui semblent ne pas faire partie de leur cycle de sommeil, mais qui pourraient selon des scientifiques néerlandais leur servir « à récolter des informations sur les conditions atmosphériques », peut-être pour prédire la météo de la nuit et des jours à venir afin de savoir où aller chasser les insectes dont leur survie dépend.

Les martinets construisent leur nid dans des anfractuosités de murs et se voient le plus souvent dans les villes et les villages. Ils sont en général fidèles à leur nid qu’ils réutilisent chaque année. Celui-ci est constitué de toutes sortes de matériaux légers recueillis au gré des vents : plumes, brins d’herbes, feuillettes et même des papillons, des demoiselles, ou des petits bouts de plastique. La maturité sexuelle est atteinte à partir de la 3e année, même si certains individus ne se reproduisent pas avant leur 4e ou 5e année.

La femelle pond deux ou trois œufs qui sont couvés pendant 18 à 21 jours. Mâle et femelle se partagent la période de couvaison et se relaient régulièrement. Les deux parents s’occupent de l’alimentation des jeunes qui quittent le nid après une longue période de 39 à 42 jours. Les adultes stockent les insectes qu’ils capturent dans leur gorge, ce n’est que lorsque cette balle atteint 1 ou 2 g qu’ils reviennent nourrir leurs petits. Ceci leur permet de nicher en ville et d’aller chasser à une distance plus ou moins grande du site de nidification, exploitant ainsi les ressources en nourriture de façon optimale. Par mauvais temps, les jeunes martinets peuvent subsister plusieurs jours sur leurs réserves de graisse, période pendant laquelle ils entrent dans une léthargie. Un nouveau-né peut ainsi rester en vie sans nourriture au moins pendant 48 heures. Des oisillons un peu plus âgés peuvent survivre à des périodes de disette de plusieurs jours.

En temps normal, la croissance des jeunes est marquée par deux périodes d’amaigrissement, au moment de la formation du plumage et au moment de l’envol. Il n’est pas rare qu’à cette date les parents aient déjà commencé leur migration vers l’Afrique. Les jeunes se débrouillent tout seuls pour apprendre à chasser. Sauf exception, ils passeront près de deux ans sans se poser.

Le martinet noir est le seul martinet présent dans presque toute l’Europe. L’aire de reproduction de cette espèce s’étend de l’Afrique du Nord à l’Asie centrale. Elle atteint 70° de latitude nord en Norvège et 68° en Russie. Deux sous-espèces ont été décrites:

la sous-espèce nominale, Apus apus apus occupe l’ouest du Paléarctique jusqu’au lac Baïkal et hiverne au sud de l’Afrique, principalement en République Démocratique du Congo, au sud de la Tanzanie jusqu’au Zimbabwe et au Mozambique.

La sous-espèce Apus apus pekinensis se trouve en Iran et dans la région située à l’est de la Mer Caspienne, et dans le nord, le centre et l’est de l’Afghanistan, vers l’est dans la partie ouest de l’Himalaya jusqu’au centre du Népal, et jusqu’en Mongolie et dans le nord de la Chine. Cette race a le front plus pâle et présente un contraste plus important au niveau du plumage des ailes.

Le martinet est l’un des rares oiseaux qui apprennent à voler et à se nourrir sans l’aide de ses géniteurs, lesquels peuvent entamer leur migration sans attendre que leur progéniture soit autonome.

Au bord de leur nid, bien agrippés avec leurs serres, ils entraînent leurs ailes en battements rapides. Cela peut durer plusieurs jours. Ils quittent le nid dès qu’ils se sentent prêts, vers les 42 jours et il semble qu’ils entament immédiatement leur première migration vers le grand Sud, même s’il est très probable que certains restent encore un certain temps autour de leur colonie.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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