Le martin-pêcheur d’Europe.

Le Martin-pêcheur d’Europe (Alcedo atthis) est une espèce d’oiseaux, espèce type de la famille des Alcedinidae. Cet oiseau est un bon indicateur naturel de la qualité d’un milieu aquatique.

Ses principales caractéristiques sont :

  • une livrée brillante et très colorée (bleue sur le dessus, rousse et blanche en dessous),
  • un bec long et fin,
  • un corps court et trapu,
  • une taille approximative de 16 cm et un poids, approximatif lui aussi, de 40 g.

Son bleu étincelant provient des reflets prismatiques de la lumière sur les structures minuscules de ses plumes.

Le sexe des martins-pêcheurs se différencie à la couleur du bec : presque tout noir chez le mâle ; chez la femelle, la mandibule est du même orange que les pattes.

Martin-pêcheur, carte maximum, Luxembourg, 15/12/1993.

C’est un oiseau qui se nourrit de petits poissons et de petits animaux aquatiques. C’est pourquoi il vit à proximité des étendues d’eau, où il peut se nourrir en abondance. Sa proie repérée, généralement depuis un perchoir, il plonge en percutant violemment la surface de l’eau, l’attrape, puis l’avale tête la première dans le sens des écailles1. Si elle n’est pas dans

le bon sens, il la lance en l’air et la rattrape avec agilité dans le sens qui lui convient. Il ingurgite sa proie d’un seul coup. Après digestion, il rejette par la bouche une pelote de réjection constituée des arêtes des derniers poissons digérés. Le rejet de cette pelote est précédé de ce qui ressemble à des bâillements. Quand le poisson est destiné à être livré aux juvéniles, le martin-pêcheur le retourne pour le présenter tête en avant. L’adulte rentre alors dans le couloir de sa niche et sert celui des petits qui attend son tour dans un mouvement de « noria »2 bien régulé au fond de la cavité. En période de nourrissage, un adulte peut capturer jusqu’à 70 ou 80 poissons dans la journée, ce qui implique une activité permanente. En grandissant, la noria se désorganise et peut laisser place à plus de compétition.

L’oiseau, très vivace, parcourt un circuit sur son territoire en se posant sur des perchoirs qu’il connaît, bien disposés pour guetter ses proies. Si sa position est assez haute, il plonge en flèche directement, et ressort aussi rapidement de l’eau grâce à la poussée d’Archimède résultant de l’air emprisonné sous son plumage. S’il part d’un support trop proche de la surface, il doit d’abord s’éjecter vers le haut avant de se retourner pour plonger. Mais il peut aussi faire de longues séquences de vol stationnaire avant de plonger. Lorsque sa tentative est récompensée, il se pose et entreprend d’assommer sa proie en la battant sur sa branche par des mouvements de tête alternés, avant de l’avaler, quand il ne va pas la porter à sa compagne (mâle en période nuptiale) ou à ses juvéniles.

Il ne migre pas mais redoute les hivers rudes et peut ainsi redescendre dans les estuaires quand l’eau gèle. Les populations du nord asiatique réalisent une migration du fait des températures très basses.

Son vol est caractéristique : il vole à pleine vitesse au ras de l’eau pour remonter son territoire, parfois très près des berges et donne ainsi l’impression de tourner très brusquement sur les petits cours d’eau. Il peut aussi voler en stationnaire avant de se poser ou bien en guettant une proie.

Pendant la reproduction son habitat se situe dans les pentes escarpées et meubles dans lesquelles il peut facilement creuser son terrier. Il le présente alors à la femelle à laquelle il vient de faire sa parade très sonore. Des que le départ des jeunes approche, l’un des parents (la femelle) peut être amené à creuser un autre terrier pour une autre couvée (deux, parfois trois dans la saison). Les jeunes sont nourris encore quelques jours puis chassés du territoire.

Il apprécie aussi les falaises calcaires ou sédimentaires, qui se réchauffent facilement au soleil, et les abords des étendues d’eau dans lesquelles il pourra plonger pour attraper sa nourriture. Il reste dans son territoire de prédilection tant que les eaux ne sont pas prises par les glaces, car cet oiseau craint les hivers trop rudes, et dans ce cas, il migre vers des régions plus tempérées.

Son aire de distribution est principalement l’Europe (où il est la principale espèce de martins-pêcheurs, et est absent du Nord de la Scandinavie et de la Russie), avec des extensions en Asie (localement au Moyen-Orient et en Asie centrale, et très répandu en Asie du Sud, de l’Est et du Sud-Est, y compris Sakhaline, Japon, Taïwan, Philippines, une grande partie de l’Indonésie, Est de la Nouvelle-Guinée, îles Salomon, et en Afrique du Nord.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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