Le malamute d’Alaska.

Le malamute de l’Alaska tire son nom des Mahlemiuts (« les hommes habitant l’endroit où il y a de grandes vagues »), qui sont des Inuits habitant le golfe de Kotzebue dans les hautes régions de l’ouest de l’Alaska. Fort, résistant aux plus basses températures, courageux, avec des aptitudes naturelles au tractage des traîneaux l’hiver ou les barques de pêche l’été, le malamute d’Alaska est un chien très important pour la survie des Mahlemiuts.

La ruée vers l’or du Klondike démarre en 1896, et les prospecteurs et les colons ont rapidement compris que le chien indigène est le plus à même de les aider dans leurs déplacements dans l’environnement inhospitalier de l’Alaska. Afin d’améliorer le malamute de l’Alaska, des tentatives de croisements avec des races européennes comme le montagne des Pyrénées ont été mises en œuvre par les colons. Bien souvent, ces chiens croisés ne survivaient pas aux dures conditions climatiques de l’Alaska, ou bien étaient de trop gros consommateurs de nourriture par rapport au travail qu’ils rendaient.

Durant les années 1930, les effectifs du malamute de l’Alaska ont fortement décru et la race aurait pu disparaître sans la ténacité et l’admiration que leur portait une poignée de personnes. Parmi ces personnes, Mme Eva Seeley est à l’origine d’une lignée de malamutes appelés type « Kotzebue ». Avec son mari, elle sélectionne des dizaines de chiens utilisés par l’amiral Richard Byrd dans ses expéditions vers le pôle Sud.

Paul Voelker développa une autre lignée de malamutes appelés type « M’Loot », ils sont plus grands et plus lourds, mais moins homogènes dans le type.

Robert Zoller ne trouvait pas son bonheur dans les lignées « Kotzebue », qu’il trouvait trop petites et les « M’Loot » avec de mauvais postérieurs. Il trouva un autre type de malamutes qui furent à la base de son élevage et qui lui semblaient être les malamutes idéaux. Ces chiens furent à l’origine de la troisième lignée appelée « Hinman-Irwin ».

Bien que l’on arrive encore à trouver aux États-Unis des malamutes de type Kotzebue pur, la plupart des spécimens actuels sont un grand mélange de ces différentes lignées.

Le malamute de l’Alaska est le plus puissant et le plus robuste des chiens de traîneau. C’est un chien puissant, de construction solide, à la poitrine bien descendue et au corps fort et bien musclé. La queue touffue est portée au-dessus du dos en panache. L’ossature est forte avec des membres sans défauts, de bons pieds et des épaules puissantes. Le malamute doit disposer de toutes les autres caractéristiques physiques nécessaires à l’accomplissement efficace de sa tâche. Le port de tête est haut et fier. La tête est large, avec un museau massif qui ne diminue que légèrement dans sa largeur de la racine à la truffe. Le museau ne doit pas être pointu ou long, mais pas non plus tronqué. Les yeux de taille moyenne et en forme d’amande expriment intérêt et curiosité. Ils sont disposés obliquement dans le crâne et de couleur marron. L’œil bleu constitue un défaut éliminatoire. Les oreilles sont triangulaires et dressées quand le chien est attentif.

La robe est épaisse. Elle est composée d’un poil de couverture rude d’une longueur suffisante pour assurer la protection d’un sous-poil dense et laineux. Toutes les couleurs avec marques blanches sont acceptées, cependant, la couleur ne doit jamais être discontinue et former un manteau de couleur, et non des taches. La seule couleur uniforme admise est le blanc. Les couleurs traditionnelles vont du gris clair au noir en passant par des nuances intermédiaires, et du zibeline au rouge en passant par des nuances intermédiaires. Les marques de la face constituent un trait distinctif : elles consistent en une coiffe couvrant la tête, la face étant soit entièrement blanche, soit marquée d’une liste ou d’un masque.

Le malamute n’est pas fait en chien de traîneau de course de vitesse, mais est conçu pour la force et l’endurance. En compétition et exposition, toute caractéristique individuelle, y compris le tempérament, qui va à l’encontre de la réalisation de ce dessein doit être considérée comme le plus grave des défauts1. Le malamute d’Alaska tient jusqu’à -45 degrés l’hiver.

Le malamute de l’Alaska est un chien qui doit être actif et pratiquer un sport régulièrement. Ici, un malamute lors d’un concours d’« agility ».
Le malamute de l’Alaska est décrit dans le standard FCI comme un chien affectueux et amical. Fidèle et dévoué, ce n’est pas le chien d’un seul maître. Enjoué quand on l’y invite, le malamute est cependant généralement impressionnant de dignité à l’âge adulte.

Le malamute nécessite une éducation ferme et cohérente dès son plus jeune âge. Il est nécessaire de lui offrir des sorties longues et fréquentes et de lui faire pratiquer le sport de traîne. Cette race supporte très mal la solitude. Étant un chien calme, il peut éventuellement vivre en ville si le maître est très disponible et lui fait pratiquer régulièrement des activités sportives.

La cohabitation entre chiens de même sexe est déconseillée mais est toutefois possible. Le malamute possède un instinct de chasseur vivace et peut s’en prendre aux animaux des alentours comme les poules ou les canards. La mue est quelque chose d’impressionnant chez le malamute. Quelques semaines avant les chaleurs, la femelle va perdre tout son sous-poil. Le mâle perd également ses poils mais en quantité moindre.

Le malamute de l’Alaska est un chien de traîneau puissant et endurant. C’est le moins rapide des chiens de traîneau, mais sa grande endurance et sa capacité à tirer de lourdes charges lui valent le surnom de « locomotive des neiges ».

Le malamute a une santé robuste, mais peut souffrir de quelques problèmes de santé. Les principaux problèmes de santé des malamutes sont la dysplasie de la hanche et la chondrodysplasie (CHD).

La lignée kotzebue est génétiquement exempte de la chondrodysplasie mais il est quasiment impossible aujourd’hui de trouver des kotzebue pure race[réf. nécessaire]. Les bons éleveurs passeront en revue leur élevage à la recherche d’éventuelles maladies de la hanche et des yeux et seront attentifs aux probables CHD.

L’anémie hémolytique (dérèglement sanguin), la nyctalopie (cécité diurne), la dystrophie de la cornée, l’atrophie progressive de la rétine, les cataractes juvéniles et l’hypoplasie corticale rénale (défaut du rein) sont aussi connues dans la race.

Les retournements d’estomac et une condition pas encore nommée mais habituellement appelée « coat funk » sont récemment devenus des problèmes dans certaines lignées, bien que les modes de transmission soient encore inconnus.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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