Le lys.

Les lys ou lis sont des plantes herbacées de la famille des Liliaceæ appartenant au genre Lilium.


Ces plantes à bulbe sont originellement présentes dans les zones tempérées de l’hémisphère nord.

On les trouve principalement en Europe, mais aussi en Asie, de l’Inde jusqu’au Japon et aux Philippines.

Leur aire de répartition couvre également les États-Unis et le Sud du Canada.

Lys, carte maximum, Saint-Marin.

Les espèces du genre Lilium sont habituellement adaptées aux milieux forestiers, souvent montagneux, ou plus rarement aux milieux dégagés (prairies). Quelques-unes poussent dans les zones marécageuses. Une seule espèce (Lilium arboricola) vit en épiphyte.

De nombreuses variétés hybrides sont cultivées et ornent les jardins du monde entier.

Leurs grandes fleurs à six pétales (trois pétales et trois sépales identiques), souvent parfumées, peuvent arborer des couleurs vives, blanches, jaunes ou rouges, avec parfois des motifs colorés.

La floraison a lieu en été, l’hiver constituant une période d’inactivité pour la plante.

La plupart des espèces de lys perdent leurs feuilles pendant la saison froide, mais Lilium candidum garde une rosette de petites feuilles à sa base pendant la plupart de l’année. Les bulbes sont des organes de réserve, ils n’ont pas de couche protectrice. Les fleurs apparaissent à l’extrémité d’une unique tige verticale.

Le lys apparaît très tôt dans la Bible comme évocation traditionnelle du peuple d’Israël. Ainsi, dans le Cantique des cantiques 2.1 : « Je suis un narcisse de Saron, un lis des vallées », chochanat ha-‘amaqim. Le terme désignant le lys, chochana, a donné le prénom Suzanne.

Sous l’Empire romain, la fleur de lys avec ses six pétales était gravée sur les tombeaux juifs des catacombes et sa stylisation a abouti à l’étoile à six branches.

Le lys est un symbole de la Vierge Marie, et un symbole de pureté.

La fleur de lys (dont l’ancienne orthographe est « fleur de lis ») est une fleur mythique d’origine gauloise. Elle proviendrait en réalité pour certains de l’iris (« lis » en néerlandais), pour d’autres du glaïeul et pour d’autres encore, ce symbole considéré comme une fleur (un meuble) héraldique n’a pas de réalité botanique. Cette marque d’origine gauloise s’est répandue dans le reste de l’Occident à partir du haut Moyen Âge, est en jaune ou or celui de la famille royale en France, il est aussi le symbole monarchique (sceptres) à la même époque dans l’espace occupé par des descendants des peuples germaniques du Saint-Empire romain germanique.

Le lys blanc a été l’emblème floral du Québec de 1963 à 1999, bien qu’il n’y soit pas indigène. Il a été remplacé par l’iris versicolore en 1999.

Le lys des prairies (Lilium philadelphicum L. var. andinum) est l’emblème floral de la province de Saskatchewan.

Le lys bosniaque (Lilium bosniacum) est l’emblème des habitants de Bosnie. Il figurait sur l’ancien drapeau national de Bosnie-Herzégovine de 1992 à 1998.

L’ethnobotaniste François Couplan (2009), rapporte que certaines espèces ont servi ou servent encore parfois d’aliment en Europe, en Amérique du Nord et en Asie, y compris dans des régions où l’espèce n’est que subspontanée (échappée de jardins).

Les amérindiens du nord mangeaient les bulbes de certaines espèces, dont deux actuellement utilisées comme plante décorative en Europe : L. canadense et L. superbum, par ailleurs considérés comme émollients et maturatifs.

En Asie, au Japon notamment, des bulbes de lys cultivés ou sauvage étaient consommés, bouillis puis séchés pour être conservés. Il y existe encore des cultures de bulbes (de Lilium bulbiferum notamment) comme existent des cultures d’oignon en Europe. Les môchis (gâteaux cuits à la vapeur) sont faites avec la fécule extraite du bulbe, et cette fécule est l’un des ingrédients du « namono », traditionnellement mangé par les japonais lors des fêtes du Nouvel-An. En Europe, L. candidum consommé dans l’Ouest et le Sud de la Grèce et dans le sud de la Yougoslavie, ou encore avec L lancifolium en Autriche où il est subspontané.

En Europe, les écailles charnues du bulbe du Lys martagon, légèrement sucrées et au goût agréable ont été mangées jusqu’à la fin des années 1800 en Savoie en cas de disettes, de même pour celles de L. bulbiferum subs croceum (Lys orangé) dans le Jura, les Alpes, en Corse et en Italie6. Dans le Sud-Est de la Russie, les cosaques récoltaient autrefois des bulbes de Lys martagon, qui ont aussi été consommés en Bosnie (en bouillies et galettes) jusqu’à il y a peu. Les fleurs du Lys blanc étaient utilisées en Catalogne pour aromatiser le ratafia.

Le pollen des lys, abondant et facile à récolter est riche en nutriments ; il peut être utilisé pour colorer et/ou parfumer certains plats, ou consommé tel quel.

Des pétales de lys (lys blanc le plus souvent) macérées dans de l’eau de vie étaient utilisées pour soigner les plaies, et macérées dans l’huile d’olive elles étaient utilisée pour soigner les brûlures (avant l’apparition du tulle gras).

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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