Le lotus d’orient.

Le Lotus sacré ou Lotus d’Orient (Nelumbo nucifera Gärtner) est une plante aquatique de la famille des Nélumbonacées.

Le lotus est la fleur sacrée, dans les religions orientales (bouddhisme, brahmanisme) dans lesquelles les divinités sont représentées sur un trône en fleur de lotus. Le lotus sacré est la fleur nationale de l’Inde.

Noms communs : lotus sacré, lotus des Indes, lotus Magnolia, fève d’Égypte
Synonymes : Nelumbium nelumbo (Druce), Nelumbium speciosum (Willd).
Il ne faudrait pas confondre celle ci avec Nymphaea caerulea, le lotus bleu, aussi appelé lotus sacré, qui est celui représenté par les hiéroglyphes de l’Égypte antique. Mais Nelumbo nucifera a été néanmoins introduit en Égypte par les Perses autour de 500 av. J.-C. Une autre plante du genre Nelumbo est également cultivée, c’est Nelumbo lutea (Willd.), le lotus d’Amérique, à fleurs jaunes.

Le lotus sacré n’a rien à voir avec le genre Lotus (en français le Lotier), qui rassemble des espèces de plantes de la famille des Fabacées.


Le lotus sacré est une plante aquatique, vivace grâce à sa tige en rhizome spongieux, épais, ramifié, portant des tubercules fixés dans le fond de l’étang.

Ses feuilles sont arrondies et plus précisément peltées avec une nervure rayonnante : une feuille peltée est de forme foliaire arrondie avec le pétiole attaché au milieu du limbe, le limbe entourant le pétiole. Elles peuvent  mesurer jusqu’à 50 cm de diamètre et sont soit flottantes, planes, soit érigées jusqu’à 75 cm au-dessus de l’eau, orbiculaires, en forme de coupe. Leur surface est particulièrement hydrofuge. Bien qu’elle préfère des eaux peu profondes, la plante peut survivre jusqu’à 2,4 m de profondeur.

Les fleurs, de couleur blanc rosé, sont grandes, de 15 à 30 cm de diamètre, et comportent une vingtaine de pétales. Elles sont portées par de longs pédoncules et atteignent ou dépassent les feuilles les plus hautes. Elles ont aussi la propriété d’être thermorégulatrices. Elles peuvent générer de la chaleur afin de maintenir une température oscillant entre 30 °C et 36 °C pendant la période de pollinisation. Il s’agirait peut-être d’un mécanisme pour attirer les insectes pollinisateurs.

Le « fruit » composé est constitué par le réceptacle floral charnu ; il ressemble à une pomme d’arrosoir comptant de 15 à 20 alvéoles renfermant chacune un akène de la taille d’une petite noisette.

Les graines du lotus sacré détiennent le record de longévité (dormance). En effet, une équipe de chercheurs de UCLA a réussi à faire germer une graine datant d’environ 1 300 ans provenant du lit asséché d’un ancien lac à Pulantien, dans la province chinoise de Liaoning. On attribue cette longévité au péricarpe très dur et très étanche qui recouvre le fruit et qui le protège de l’humidité et des agents externes.

Le lotus sacré est répandu dans une très grande partie de l’Asie, où il est aujourd’hui présent dans toutes les régions chaudes, mais aussi les régions tempérées continentales à hivers très rigoureux et étés chauds. C’est une espèce très rustique qui semble plus adaptée à l’origine aux climats  tempérés par sa phénologie, plutôt qu’aux climat tropicaux, comme l’espèce jumelle américaine. Mais cette plante est cultivée par l’homme depuis des millénaires et naturalisée un peu partout. L’indigénat de l’espèce n’est donc pas certain dans tous les pays où elle est aujourd’hui très présente, notamment au sud de son aire actuelle, y compris en Inde. Avant les glaciations du Pléistocène, les fossiles montrent que cette espèce, très ancienne, était surtout présente dans toutes les régions tempérées d’Eurasie, y compris en l’Europe de l’Ouest où elle a disparu lors de ces glaciations. Sa répartition a beaucoup fluctué avec les variations du climat.

En Asie, on trouve aujourd’hui le lotus sacré en Extrême-Orient : il est très présent dans tout l’est de la Chine, depuis l’extrême sud tropical jusqu’à l’extrême nord beaucoup plus froid, dans le bassin hydrographique du fleuve Amour. Son aire monte encore au nord en Extrême-Orient russe sous le climat continental particulièrement rigoureux de la Sibérie orientale : dans une grande partie du bassin de l’Amour à l’est du sous-bassin de la Zeïa inclus (oblast de l’Amour), dans le kraï du Primorié et la partie sud du kraï de Khabarovsk. Dans ces régions de Russie l’espèce est considérée comme autochtone. Il est également commun en Corée et au Japon (y compris sur l’île d’Hokkaïdo). Il est aussi de nos jours abondant dans tous les pays tropicaux et subtropicaux d’Asie du Sud : notamment en Inde et en Asie du Sud-Est. Il est plus localisé au Moyen-Orient et dans les pays d’Asie centrale.

Enfin, les populations sauvages actuelles les plus occidentales connues sont celles du pourtour de la mer Caspienne, notamment dans le delta de la Volga en Russie d’Europe où ce lotus couvre de vastes surfaces en peuplements denses, mais aussi en Iran et en Azerbaïdjan. La présence de l’espèce dans ces régions est ancienne et la question de son indigénat a souvent été discuté, mais elle est aujourd’hui considérée comme étant probablement autochtone en Russie d’Europe. De nombreux fossiles de lotus datant de l’ère Tertiaire ont été trouvés en Europe, en Russie et en Asie centrale. Cette plante est aussi présente dans les marais qui entourent la mer d’Azov entre l’Ukraine et la Russie.

D’autres populations sont présentes dans le nord de l’Australie, où leur indigénat est peu probable, de même qu’en Amérique du Sud.

Il était déjà décrit par Théophraste dans l’Antiquité, qui mentionne la présence de l’espèce dans la flore du Nil (Égypte) et localement en Grèce, en Anatolie (en Cicilie) et au Levant. Mais en Égypte la plante n’a été introduite que tardivement par les Perses. Cette espèce n’est donc pas le « lotus » qui avait une certaine importance culturelle dans l’Égypte ancienne, ce dernier désignant en fait un nénuphar : Nymphaea caerulea, d’ailleurs bien  reconnaissable dans l’iconographie égyptienne1, ainsi que Nymphaea lotus.

Le lotus sacré est une plante ornementale ; il en existe des variétés à fleurs doubles. Plus de 80 cultivars sont connus au Japon. La couleur des fleurs varie du blanc pur au carmin rosé selon les variétés.

Les faux fruits séchés, en forme de pomme d’arrosoir, entrent dans la composition de bouquets secs. C’est également une plante médicinale, utilisée en cosmétique.

Les fleurs, les graines, les jeunes feuilles et les rhizomes, ainsi que les pédoncules9 (appelés en cambodgien ក្រអៅឈូក), sont tous comestibles. En Asie, les pétales sont parfois utilisés comme garniture alors que les grandes feuilles rondes servent d’assiette. En Corée, on prépare des tisanes à base de lotus, telles que yeonkkotcha (연꽃차), faite à partir de pétales séchés de lotus blanc et yeonipcha (연잎차) fait à partir des feuilles. Le rhizome, assez fibreux et insipide, est utilisé comme légume. On l’appelle 蓮藕 liánǒu en chinois (pinyin) (en caractères simplifiés : 莲藕), ngau en cantonais, bhe dans certaines régions de l’Inde et du Pakistan, meum (មើម) en khmer, renkon (レンコン / 蓮根?) en japonais et yeongeun (연근) en coréen. On peut en extraire une fécule servant à préparer des potages, le cuire à l’eau et l’ajouter à des soupes, le faire frire, sauter ou braiser. Les pétales, les feuilles et les rhizomes peuvent aussi être mangés crus, mais il y a un risque de transmission de parasites (par ex. : Fasciolopsis buski). C’est pourquoi il est recommandé de le consommer cuit.

Les Chinois savent depuis longtemps que les rhizomes de lotus sont excellents pour la santé. Des études récentes ont confirmé que ceux-ci sont riches en fibres, vitamine C, potassium, thiamine, riboflavine, vitamine B6, phosphore, cuivre et manganèse et très pauvres en acide gras saturé.

C’est une plante aquatique qui aime la chaleur en été et qui résiste au froid en hiver.

La multiplication de la plante se fait par division des rhizomes et tubercules. On peut aussi la multiplier par les graines, qu’il suffit de scarifier, d’enrober de terre glaise et de jeter dans la pièce d’eau en eau peu profonde (15 à 50 cm sous l’eau). Les semis effectués en mars peuvent fleurir la même année, en août et septembre, alors que les rhizomes fleuriront dès juillet si cultivés en pot.

Le milieu naturel est la vase du fond des étangs, mais la plante vit bien dans un terreau profond et riche en fumier.

La plante perd ses parties aériennes en hiver, il ne reste alors que le rhizome enfoui dans la vase. Cette caractéristique, partagée avec les nénuphars (qui ne lui sont pas apparentés) en fait une plante très rustique face aux hivers les plus rigoureux. Le rhizome résiste bien tant qu’il n’est pas atteint lui-même par le gel.

Dans les pays à climat continental où les hivers sont très froids et longs, les rhizomes doivent être d’autant plus profondément immergés qu’il puisse faire froid. Cependant la plante et son rhizome ont besoin d’une eau  suffisamment chaude au printemps et en été, ainsi sous le climat d’Europe occidentale aux étés moins chauds et aux hivers modérés, mieux vaut une faible profondeur d’eau bien ensoleillée afin qu’elle se réchauffe plus vite.

Le lotus sacré est une plante importante en médecine traditionnelle chinoise. Toutes les parties de la plante sont utilisées. L’extrait du rhizome possède des propriétés anti-diabétique et anti-obésité.

Les graines de lotus sont riches en phénols et possèdent des propriétés antioxydantes significatives.

Source : Wikipédia.

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