Le loir gris.

Le Loir gris (Glis glis) est un petit mammifère rongeur de la famille des Gliridae. C’est la seule espèce actuelle du genre Glis. Ce loir vit en Europe et hiberne en hiver.


C’est un petit animal de 15 à 20 cm pour un poids de 100 à 250 g, qui vit essentiellement la nuit. Il passe l’hiver en hibernation pendant sept mois environ (d’octobre à avril). Sa longévité moyenne est de 9 à 10 ans. Il est sensiblement de même taille que le lérot et possède une queue touffue de couleur grise comme l’ensemble du corps.

Taille :14 à 20 cm + 11 à 19 cm de queue.

Poids : de 80 à 250 g.

Robe : dos et flancs gris chinchilla uniforme, parfois teinté de roux sur les flancs, ou de noir sur une raie dorsale. Mince cercle noir autour de l’œil. Joues et ventre blancs.

Particularités  : longue queue touffue, munie de poils gris d’égale longueur jusqu’à son extrémité. Molaires carrées, à surface relativement plane mais striées. Aucune « fenêtre » à la mandibule.

Loir, carte maximum, Tchécoslovaquie.

Le loir se trouve en Europe depuis la chaîne des Cantabriques jusqu’à la région de Kazan (Tatarstan) et dans le Caucase. Il est présent dans le nord de la Turquie, en Corse, Sardaigne et Sicile mais est absent de la bordure atlantique de la France ainsi que des grandes plaines d’Allemagne du nord. On ne le trouve pas en Scandinavie et, dans les îles Britanniques, seule une petite population introduite subsiste dans le sud-est de l’Angleterre. En altitude, il ne dépasse guère 1 500 m dans les Alpes et 2 000 m dans les Pyrénées. Il est aussi présent en Asie centrale jusqu’au Pakistan.

En Belgique, le loir ne se trouve régulièrement qu’en Gaume. Des observations fortuites ont été réalisées bien au nord de cette zone, notamment dans le Limbourg hollandais, mais il s’agissait d’animaux transportés, probablement au sein de balles de paille importées de France. Un loir capturé au siècle dernier (1888) « aux environs de Dinant » figure dans les collections de l’Institut royal des sciences naturelles.

En France, il est présent partout sauf dans le nord-ouest du Nord-Picardie à la Bretagne et en Aquitaine. Il n’atteint la côte atlantique qu’en Charente-Maritime et dans le Pays basque et le sud des Landes.

Ses aliments préférés sont les graines et les fruits secs. D’autres fruits figurent au menu lorsque l’occasion se présente: pommes, prunes, mûres, mirabelles, myrtilles, figues, poires. Il aime aussi les bourgeons et les fleurs, mange également des champignons et écorce volontiers les jeunes pousses. Il ne dédaigne pas les insectes, les crustacés (cloportes) ou certains mollusques et se repaît occasionnellement de petits vertébrés, notamment des jeunes oiseaux qu’il trouve au nid. En automne, les loirs engraissent énormément et stockent un peu de nourriture, constituant ainsi de bonnes réserves énergétiques qui leur permettent d’affronter la longue période d’hibernation.

Le loir est un animal jamais abondant et, dans de grandes parties de son aire de répartition, il est extrêmement rare. Il vit principalement dans les forêts caducifoliées, spécialement les hêtraies et les chênaies mais habite aussi les parcs, les vergers, les formations buissonnantes et les lisières. Il adopte volontiers le couvert de cabanes forestières et peut rentrer dans les maisons.

Le loir est essentiellement nocturne, il s’éveille après la tombée de la nuit pour partir en quête de nourriture. Il se déplace rarement sur le sol, les coussinets de ses pattes sécrétant une substance collante qui lui permet de se déplacer sur des surfaces verticales sans aucune difficulté. Ses moustaches, les vibrisses, l’aident dans ses déplacements nocturnes en lui permettant de détecter d’éventuels obstacles. Il vit en couple ou en petits groupes familiaux sédentaires sur un territoire d’environ 3 à 4 hectares, ce qui, pour un rongeur, est assez considérable. Les populations comprennent environ la moitié d’animaux de moins d’un an, 30 % d’individus ayant de 1 à 2 ans, 15 % de 2 à 3 ans et 5 % au-delà. Le loir peut vivre jusqu’à une dizaine d’années.

Loir, carte maximum, Belgique.

La longue période d’hibernation du loir, généralement d’octobre à avril, est à l’origine de l’expression populaire : « dormir comme un loir ». En Allemagne, il est appelé Siebenschläfer, ce qui signifie celui qui dort sept mois. Les Romains avaient déjà été frappés par cette caractéristique : Martial parle des « loirs amis du sommeil » (somniculosos glires).

Le loir adulte utilise trois moyens de communication orale. Il impressionne les autres loirs et les prédateurs en claquant rapidement des dents. Il émet également des brefs sifflements aigus et des cris très perçants et aigus de plusieurs secondes qui servent de cri d’alerte.

Ce sont des animaux très faciles à apprivoiser.

Comme pour les autres gliridés, les principaux prédateurs du loir sont les rapaces nocturnes, notamment le hibou grand-duc (Bubo bubo) et la chouette hulotte (Strix aluco). Parmi les carnivores, c’est surtout la martre (Martes martes), le chat sauvage (Felis sylvestris) et, dans une moindre mesure, la fouine (Martes foina) qui comptent le loir au nombre de leurs proies. À l’instar de celle du lérot (Eliomys quercinus) et du muscardin (Muscardinus avellanarius), la peau qui entoure la queue du loir est susceptible de se déchirer lorsque l’animal est saisi par là. Le prédateur se retrouve alors avec un fourreau garni de poils et la proie qu’il convoitait a eu le temps de s’échapper. Les vertèbres caudales mises à nu finissent par se dessécher et par tomber. Il n’est pas rare de trouver, dans la nature, des animaux mutilés de la sorte qui semblent mener une vie parfaitement normale.

Sur le plan parasitologique, le loir est beaucoup moins bien connu que ses deux cousins. On lui connaît les mêmes parasites : il s’agit principalement de la puce de l’écureuil (Monopsyllus sciurorum), mais aussi d’un pou (Schizophthirus pleurophaeus) et d’une puce (Myoxopsylla laverani) spécifiques des gliridés.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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