Le Laurier-rose.

Le Laurier-rose (Nerium oleander) est une espèce d’arbustes ou de petits arbres de la famille des Apocynacées. Cette espèce est présente sur les deux rives de la mer Méditerranée mais de façon plus éparse sur la rive nord. Il s’agit de la seule espèce du genre Nerium. Cette plante est parfois appelée Oléandre et plus rarement Rosage, Nérion ou Lauraine.

Arbre ornemental très répandu dans le pourtour méditerranéen, pratique car résistant à la sécheresse et à la taille, il forme haies et taillis dans les jardins des particuliers, dans les parcs ou à proximité des édifices publics.

Toutes les parties de la plante contiennent de l’oléandrine, un hétéroside cardiotonique, dont l’ingestion est fatale à faible dose ; en effet, quelques feuilles peuvent tuer un adulte. L’intoxication est très résistante aux traitements3 et est sévère : troubles cardiaques graves, vomissements, douleurs abdominales, et mort par arrêt cardio-circulatoire. D’autres glycosides y sont également présents en petite quantité.

Laurier-rose, carte maximum, Monaco, 1955.

Cependant, des extraits modifiés en laboratoire de la plante sont utilisés pour des vertus anticancéreuses, notamment dans le traitement des gliomes.


Théophraste, au IIIe siècle av. J.-C., parle du laurier-rose dans son ouvrage Histoire des plantes, où, au Livre IX, pour mettre la couleur du laurier-rose en comparaison avec celle de la rose.

Le laurier-rose est un arbuste d’environ 2 m de hauteur mais il peut mesurer plus de 4 m de haut si on le forme en arbre. Ses fleurs sont blanches, jaunes, orangées, rouges ou de diverses nuances de rose.

Ses feuilles vert foncé sont allongées et persistantes. Les fleurs simples, doubles ou triples s’épanouissent en été, de juin à octobre.

En général, les lauriers-roses sont plantés en haies de pleine terre, ou dans un grand pot, pour la décoration d’une terrasse. Dans les villes des régions bordant la Méditerranée, il est parfois utilisé comme arbre d’alignement dans les rues.

En France, on le range souvent dans la liste des plantes dites d’orangerie (jasmin, bougainvillée, figuier, citrus…) que l’on cultive à l’abri des forts gels, en véranda sauf dans le pourtour méditerranéen et sur la côte aquitaine.

En Suisse romande, on les cultive en pots qu’on sort au printemps après les saint-de-glace et remet à l’abri en automne pour les protéger du gel.

Le laurier-rose est une plante toxique dont toutes les parties sont très toxiques (présence d’hétérosides cardiotoxiques).

Le composé le plus caractéristique du laurier-rose est l’oléandrine, un hétéroside à structure stéroïdique, qui ressemble beaucoup du point de vue chimique et pharmacologique à l’ouabaïne et à la digoxine, deux cardiotoniques très utilisés en cas d’insuffisance cardiaque.

L’action de l’oléandrine est double : interaction avec la pompe à Na+ et K+ des cellules du muscle cardiaque et action directe sur le tonus vagal donc la régulation nerveuse des battements cardiaques. L’absorption des feuilles, fleurs ou fruits provoque d’abord des troubles digestifs, puis altère le fonctionnement cardiaque.

Les cellules cancéreuses ont absolument besoin du bon fonctionnement du système enzymatique pompe à Na+ K+ pour se reproduire, ce système est donc la cible de nouveaux médicaments anticancéreux comme l’oléandrine du laurier-rose, des essais sur l’homme ont déjà lieu avec des résultats prometteurs.

L’ingestion d’une simple feuille peut être mortelle pour un adulte et un enfant, en raison des troubles souvent provoqués.

D’après des textes du moyen-âge, l’utilisation de ses branches comme broche pourrait rendre la viande mortellement toxique.

Aucuns sont mauvais qui font une broche (…) de ceste herbe ou arbre de oléandre. (…) Les chairs là rousties font ceux qui en mangent mourir.
En 1808, durant la campagne d’Espagne, lors d’un bivouac, des soldats de Napoléon font rôtir des agneaux sur des broches de laurier-rose. Sur les 12 soldats, 8 meurent, les 4 autres sont gravement intoxiqués. (À vérifier, ressemble à légende urbaine récurrente, trouvable également avec des soldats romains, des soldats allemands ou des scouts).

Les animaux herbivores peuvent également s’empoisonner avec les feuilles de laurier-rose. Les feuilles sèches sont généralement en cause car la feuille fraîche est plutôt repoussante, sauf si l’animal est affamé. Une quantité de 30 à 60 g de feuilles fraîches serait potentiellement mortelle pour un bovin adulte, tandis que 4 à 8 g de feuilles suffiraient à provoquer la mort d’un petit ruminant (un mouton par exemple). L’eau dans laquelle ont macéré des feuilles ou des branches de laurier-rose est également toxique pour les animaux9. En Afrique du Nord, il faut se méfier de l’eau des ruisseaux dans laquelle ont trempé les racines de lauriers-roses.

Les lauriers-roses sont avant tout une plante méditerranéenne et de la côte atlantique et ont impérativement besoin d’une situation ensoleillée et chaude pour prospérer, dans un sol bien drainé et enrichi avec des apports d’engrais riche en potasse (type 12-12-17).

Partout où il y a risque de gel, les lauriers-roses devront être plantés en bac, car il sera nécessaire de les rentrer si les températures approchent de 0 °C, car ils gèlent irrémédiablement à environ -5 °C. Il faut alors les placer au frais, entre 5 et 10 °C, dans un endroit assez lumineux, avec des arrosages réduits et pas d’engrais.

La plantation se fait d’octobre à avril. La taille doit respecter la forme de l’arbuste et consiste à rabattre de moitié les rameaux qui se développent avec trop de vigueur. En cas de gel, mais pas trop rude, il ne faut pas hésiter pour tenter de les sauver, à rabattre très fortement la touffe au ras du sol. L’arbuste repartira peut-être du pied. En été, surtout pour les lauriers en bac, il est nécessaire d’arroser copieusement et de faire des apports d’engrais régulièrement pour entretenir une floraison abondante. Le jaunissement puis la chute des feuilles du bas signale un manque d’engrais (riche en potassium), lequel devra cependant être apporté seulement en période de croissance de mars à septembre.

Les lauriers-roses se multiplient assez facilement en prélevant des boutures herbacées en mars-avril, à faire raciner dans l’eau avant de les planter dans une terre riche et légère. Le marcottage est aussi réalisable sur les branches retombantes, à séparer du pied à 2 ans.

Le sphinx du laurier-rose (Daphnis nerii), papillon de nuit (hétérocère), et le Spilostethus pandurus, une punaise, se nourrissent de laurier-rose. Le puceron du laurier rose Aphis nerii se nourrit notamment de la sève du laurier-rose.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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