Le lancer du marteau.

Le lancer du marteau est une discipline de l’athlétisme, originaire d’anciennes pratiques celtes, qui consiste à lancer un boulet en acier de 16 livres anglaises (7,257 kg) pour les hommes et 4 kg pour les femmes, le plus loin possible. Le boulet est fixé à un câble en acier relié à une poignée, le tout mesurant 1195 mm pour les femmes et 1215 mm pour les hommes (mesure prise sous la barre horizontale de la poignée). Outre la longueur et le poids, la taille du boulet ainsi que la forme de la poignée sont réglementées. En salle, les hommes pratiquent le lancer du marteau lourd (35 livres américaines soit 15,880 kg). De tels concours sont partie intégrante des Scottish Highland Games notamment avec le lancer du caber.

Tandis que le lancer du marteau fait partie des Jeux olympiques pour les hommes depuis 1900, l’IAAF n’a officialisé ce sport pour les femmes que depuis 1995. Le lancer du marteau féminin a eu lieu pour la première fois aux Jeux olympiques d’été de 2000 à Sydney, après avoir été introduit un an plus tôt aux Championnats du monde d’athlétisme 1999.

Les records du monde sont actuellement détenus pour les hommes par l’Ukrainien (ex-soviétique) Youri Sedykh avec la marque de 86,74 m, établie lors des championnats d’Europe 1986, et pour les femmes par la Polonaise Anita Włodarczyk, créditée de 82,29 m, le 15 août 2016, à Rio de Janeiro en finale des Jeux olympiques.


Lancer du marteau, carte maximum, Allemagne.

Le principe consiste pour le concurrent à lancer le marteau plus loin possible sans sortir d’un cercle de lancement d’un diamètre de 2,135 m (7 pieds) aussi appelé plateau. À cette fin, le concurrent fait d’abord prendre de la vitesse à son marteau en le faisant tourner deux à trois fois autour de sa tête en position stationnaire, puis il l’accélère de manière continue en tournant 3 à 4 fois sur lui-même tout en restant dans le cercle. Afin de rester dans le cercle, beaucoup d’hommes doivent réaliser le premier tour en revenant à leur position initiale.

Le nombre de tours qu’il est possible de faire en déplacement dans un cercle dépend de la pointure du lanceur puisque pour tourner, il effectue un talon-planté et se déplace donc d’une distance proportionnelle à son pied. Outre la difficulté de ne pas sortir du cercle, le marteau doit absolument sortir de la cage et atterrir dans l’aire de lancer limitée à un secteur d’angle de 34,92°.

Les origines celtiques du lancer du marteau sont attestées par la mythologie celtique notamment celle de Cúchulainn, guerrier et champion de l’Ulster, et qui réalisait des prodiges au lancer de roue (lancer d’un rayon de roue à l’extrémité duquel était fixée une pierre). Cette tradition celte se perpétue au Moyen Âge et à l’époque moderne, la roue ayant été remplacée par un marteau. Ce jeu était pratiqué autant par les princes (Henri VIII  d’Angleterre y excellait) que par les communautés villageoises.

Profondément enraciné dans la culture irlandaise, le lancer du marteau se développe parallèlement au XIXe siècle, en Grande-Bretagne et aux États-Unis. On abandonne progressivement l’usage de l’outil pour un marteau spécifique à la pratique de cette discipline. Alors qu’aux États-Unis le lancer du marteau se pratique sans élan, en Grande-Bretagne, il est permis de prendre une course d’élan. Mais, en 1876, on décide de réglementer la discipline. Le poids et la longueur du marteau sont fixés, et les athlètes sont désormais prisonniers du cercle de lancement. Les Américains n’adoptent ces règles qu’à partir de 1887 et le fil d’acier, limité à 1,22 m, remplace définitivement le manche en bois. Le premier champion de la discipline, l’Irlandais James Mitchell, remporte trois fois le titre britannique avant d’immigrer aux États-Unis où il réalise un record du monde à 44,21 mètres en 1892. Mais il est vite détrôné par John Flanagan, lui aussi émigré aux États-Unis, qui domine la discipline et détient le record du monde de 1895 (44,46 m) à 1909 (56,19 m ), remportant trois titres olympiques avec une technique encore sommaire.

Dans les années 1930, s’inspirant d’une technique que viennent de découvrir des athlètes irlandais et profitant de leur absence aux Jeux de Berlin, les Allemands, jusqu’alors peu familiers avec cette discipline, vont perfectionner le lancer du marteau en appliquant une technique proche de celle que l’on utilise aujourd’hui. Ils parviennent au niveau du record du monde qu’ils portent à 59 mètres en 1938.

L’après-guerre est dominée par les Hongrois, Imre Nemeth et Jozsef Csermak qui affinent encore la technique de lancer. Mais avec l’arrivée du Russe Mikhail Krivonosov, l’URSS domine la discipline à partir des championnats d’Europe à Berne en 1954 et un record du monde porté à 63,34 mètres. Mikhail Krivonosov sera ensuite détrôné par l’Américain Harold Connolly. Les Soviétiques et les Américains ont compris que l’un des facteurs clés du lancer est la vitesse et la puissance au moment de l’arrachement final. On observe alors, comme dans les autres disciplines du lancer, un renforcement musculaire à outrance des athlètes. En vingt ans le record du monde progresse de vingt mètres et connaît ensuite un nouveau palier à l’approche des 80 mètres. Mais ceux-ci seront franchis en 1978 par Boris Zaychuk. Les Russes dominent alors sans partage la discipline jusqu’au début des années 1990. On assiste, depuis le record du monde de Youri Sedykh en 1986, à une nette régression des performances. Depuis les Jeux de Séoul en 1988, les lancers ne dépassent plus les 84 mètres et le niveau mondial actuel se situe vers les 82 mètres.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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