Le lagopède alpin.

Le Lagopède alpin (Lagopus muta ou, de manière erronée, lagopus mutus) est une espèce d’oiseaux de taille moyenne de la famille des Tetraonidae. Il est également appelé lagopède des rochers, perdrix des neiges ou encore ptarmigan2. Il a été décrit par Lars Johan Montin en 1776.


Cet oiseau de trente-quatre à trente-six centimètres de longueur et 54 à 60 centimètres d’envergure est plus petit d’environ 10% que le lagopède des saules. Il est totalement blanc en hiver (à l’exception des rectrices sous-caudales qui restent sombres), puis se recouvre de brun en été. En automne, il devient grisâtre avec le dessous blanc. Le mâle a une livrée nuptiale où domine le gris-brun, la femelle est d’un rouge-brun.

Son cri est bas et rauque. Le cri d’alarme et d’envol est râpeux, à sonorités creuses : keurr-keurr-keurr-kè-kè-kè et aussi kerrrrk.

Lagopède alpin, carte maximum, Italie 4/12/2013.

C’est un oiseau sédentaire vivant en Amérique du Nord, au nord-est de l’Asie (notamment dans l’Oblast de Tioumen, en Russie), ainsi qu’en Europe du Nord sur les pentes montagneuses rocheuses et dans la toundra. Il est répandu dans la Cordillère Arctique et on trouve des populations isolées dans les Alpes, les Pyrénées, en Écosse, en Bulgarie, dans l’Oural, dans le Pamir, dans l’Altaï et dans certaines régions du Japon. Au cours de la dernière période glaciaire, l’espèce était beaucoup plus répandue en Europe continentale. Il a également été introduit en Nouvelle-Zélande, en Géorgie du Sud, aux îles Kerguelen et aux îles Crozet. La petite population qui vit sur la Terre François-Joseph dans l’Extrême-Arctique russe hiverne pendant la nuit polaire et survit en se nourrissant d’une riche végétation sur et sous les hautes falaises où se trouvent les colonies d’oiseaux marins en été.

En haute montagne, il vit en zone nivale à la limite des neiges éternelles, sur les terrains pierreux, broussailleux ou dénudés, parfois plus bas par mauvais temps. Dans le Grand Nord, il habite les toundras. Il niche à l’abri d’un rocher ou sous la végétation basse. En raison de l’habitat éloigné dans lequel il vit, il n’a que quelques prédateurs – comme l’aigle royal – et il peut se laisser étonnamment approcher.

Le lagopède alpin atteint la maturité sexuelle à l’âge de six mois. De mai à juin, le lagopède construit son nid à même le sol, souvent derrière un buisson où la femelle pond huit à douze œufs qu’elle couve seule pendant vingt deux à vingt six jours. En octobre, les jeunes sont devenus adultes. Plusieurs familles se rassemblent en groupes de quinze à vingt individus.

Mis à part la crête, le lagopède alpin mâle n’a pas d’ornements typiques des tétraonidés des régions tempérées. Des études sur d’autres tétraonidés ont montré qu’il existe de grandes variations dans la taille et la couleur des crêtes entre les espèces et que la crête est utilisée pour la parade nuptiale et les interactions agressives entre mâles. De nombreuses études ont montré qu’il existe une forte corrélation entre la taille de la crête et le taux de testostérone chez les mâles; un rapport de 1981 montre que la quantité de testostérone est liée à la agressivité envers d’autres mâles.

La crête du mâle a fait l’objet d’études sur la sélection sexuelle. Des études portant sur une population de lagopèdes alpins mâles du lac Scarpa, au Nunavut, ont montré qu’au cours de la première année, le succès de l’accouplement chez les mâles était influencé par la taille et la condition des crêtes, et que les mâles bigames avaient des crêtes plus grandes que les mâles monogames. La corrélation avec la taille a disparu après la première année, mais la corrélation avec l’état de la crête est demeurée, ce qui est conforme à une autre étude de la même population de L. muta qui a montré que le succès de l’accouplement dans son ensemble est corrélé avec l’état de la crête.

 

Son alimentation change selon les saisons. En été, il se nourrit de bourgeons, notamment de saules, de baies, d’insectes, de larves et autres invertébrés. En hiver, il mange des graines, bourgeons et divers végétaux.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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