Le Lac Dziani (Mayotte).

Le Dziani Dzaha (en shimaore) est un lac de cratère de l’île de Petite-Terre, à Mayotte, département français d’outre-mer situé dans le sud-ouest de l’océan Indien.

Le Dziani Dzaha ou lac Dzaha (improprement appelé « Lac Dziani », Dziani signifiant en shimaoré « lac » et dzaha « cratère »1) est lac situé au nord de l’île de Petite-Terre, île secondaire de Mayotte, ensemble insulaire dépendant administrativement du département français d’outre-mer de Mayotte situé dans l’archipel des Comores, au nord du canal du Mozambique, entre Madagascar et l’Afrique.

Le lac est de forme quasi circulaire, mesurant 660 mètres de long sur 400 de large, pour une superficie de 45 hectares. Sa profondeur moyenne est de 4 mètres, avec une fosse profonde de 18 mètres, mais non reliée à l’océan (voisin d’à peine 100 mètres)1.

Le lac est inclus dans le « cratère de Dziani Dzaha », commune de Dzaoudzi, et constitue un site naturel protégé qui dépend du Conservatoire du littoral.

Il s’agit d’un lac de cratère (« maar »), qui s’est formé il y a entre 4000 et 7 000 ans, date de la dernière explosion du volcan, désormais éteint (même s’il subsiste une chambre magmatique active sous l’île).

Contrairement au reste de l’île (essentiellement basaltique), une grande partie des parois sont constituées de cendre volcanique de couleur claire, accumulée en couches horizontales.

Du fait de l’évaporation et de remontées thermales, l’eau du lac est plus salée que l’eau de mer, et saturée en sels minéraux d’origine volcanique (notamment Na+, K+, Mg2+ et Cl-). Elle est très alcaline, avec un pH compris entre 9 et 9,5, ce qui la rend corrosive. Sa température est généralement proche de 30 °C.

La surface du lac est riche en oxygène, mais sa charge organique et la forte stratification la rendent totalement anoxique en dessous de 1,5 m, ce qui empêche toute vie sous-marine pluricellulaire.

Il s’y développe cependant, en surface, un écosystème très original à base d’algues endémiques (cyanobactéries filamenteuses du genre Arthrospira), de bactéries, de protozoaires, de stromatolithes et de larves de moucherons aquatiques de la famille des Ephydridae.

L’écosystème très particulier du lac en fait un objet d’étude pour la science, qui pourrait ressembler à la soupe primitive qui vit l’apparition de la vie pluricellulaire au précambrien. Une dizaine de laboratoires scientifiques travaillent actuellement sur les eaux de ce lac.

Le Dzaha est l’édifice volcanique le plus récent et le mieux conservé de Mayotte, et permet une vue magnifique sur Grande-Terre, Petite-Terre et l’océan Indien. L’eau couleur émeraude du lac constitue également un intérêt touristique.

Un chemin permet de faire le tour du lac en 45 minutes environ, et les sentiers agricoles qui desservent les plantations établies sur les flancs du lac permettent d’accéder aux rives de celui-ci. La boucle est longue de 4,1 km pour une dénivellation de 70 m.

L’eau du cratère, corrosive, est impropre à la consommation et à la baignade.

Source : Wikipédia.

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