Le koala.

Le koala (Phascolarctos cinereus), appelé aussi Paresseux australien, est une espèce de marsupial arboricole herbivore endémique d’Australie et le seul représentant encore vivant de la famille des Phascolarctidés. On le trouve dans les régions côtières de l’Australie méridionale et orientale, d’Adélaïde à la partie sud de la péninsule du cap York. Les populations s’étendent aussi sur des distances considérables dans l’arrière-pays australien (outback), là où l’humidité est suffisante pour le maintien de forêts. Les koalas d’Australie-Méridionale furent exterminés au début du XXe siècle, mais cet État fédéré a depuis été repeuplé grâce à des transferts du Victoria. Cet animal n’était plus présent ni en Tasmanie, ni en Australie-Occidentale, mais il y a été réintroduit.

Le koala est étroitement lié à l’eucalyptus ou gommier, dont il ne mange que les feuilles de certaines espèces. Les mâles peuvent vivre en moyenne 15 ans, et les femelles 20 ans.

 

Koala, carte maximum, Australie, 2001.

C’est, avec le kangourou, l’un des principaux symboles de l’Australie. Après avoir été chassé massivement pour sa fourrure, il est aujourd’hui principalement menacé par la fragilité et le recul de son biotope. Il reste moins de 80 000 koalas vivant en liberté et ce nombre continue de décliner. Les koalas disparaissent à cause des menaces qui pèsent sur leur habitat et des vagues de chaleur dues au réchauffement climatique3. Ils ont ainsi perdu 80 % de leur habitat naturel.


Le koala mesure entre 61 et 85 cm et pèse entre 4 et 14 kg pour l’espèce type. Les mensurations et les proportions d’un animal adulte dépendent de l’âge, du sexe, de l’alimentation et de la région. Dans les climats plus frais, les koalas sont en général plus gros. Dans le Victoria, les mâles adultes peuvent atteindre jusqu’à 14 kg, les femelles jusqu’à 11 kg. La moyenne pondérale des animaux des régions septentrionales est plus faible, les mâles atteignant 12 kg et les femelles 8 kg. Les koalas du Queensland, région aux faibles précipitations, sont généralement plus petits : le poids moyen des mâles atteint 8 kg, celui des femelles 6 kg. (Voir sous-espèces).

Le koala a une fourrure laineuse marron-gris argenté, qu’il entretient régulièrement, ce qui permet à l’eau de pluie de perler comme sur le plumage d’un canard. Cette couleur lui permet de passer inaperçu parmi les branches d’eucalyptus9. Les poils des oreilles forment des franges blanches. La fourrure plus dense du postérieur sert aussi de coussin à l’animal.

La fourrure compte 55 poils/mm2 ; celle du dos couvre 77 % de son corps, contre 13 % pour celle du ventre. La longueur des poils et leur densité dépend de la saison, avec une diminution en été. Moins épaisse et moins foncée chez les individus des régions plus chaudes, la fourrure joue un rôle d’isolation thermique important. Même par fort vent froid, sa capacité ne baisse que de 14 %, niveau comparable à celui de la faune arctique.

Il existe des mutations génétiques affectant la coloration de la fourrure. Quelques rares koalas sont albinos : en l’absence de mélanine, ils n’ont qu’un léger marquage doré sur un pelage presque blanc, des yeux rouges et le nez rose10. Très rarement également, les koalas peuvent avoir une fourrure blanche en raison d’un leucistisme : leur poil est blanc mais le nez et les yeux pigmentés normalement.

Les oreilles sont rondes et poilues, le chanfrein noir et glabre, le nez glabre et sombre et très bombé. Ce nez proéminent et ces grandes oreilles montrent que l’olfaction et l’audition jouent un rôle important dans sa vie. Le koala possède une grosse tête comparativement à son corps, dont la masse cérébrale est relativement faible. Le cerveau des ancêtres du koala moderne remplissait auparavant toute la boite crânienne mais s’est réduit considérablement avec l’espèce actuelle. C’est une dégénérescence que les scientifiques interprètent comme une adaptation à un régime énergétiquement pauvre. C’est un des plus petits cerveaux chez les marsupiaux et chez les mammifères en général, car il représente seulement 0,2 % de sa masse pondérale. Environ 40 % de la cavité crânienne sont remplis de liquide cérébro-spinal, tandis que les deux hémisphères cérébraux sont comme « une paire de cerneaux de noix ratatinés en haut du tronc cérébral, sans contact, ni entre eux, ni avec aucun des os du crâne ».

Contrairement aux autres marsupiaux, la fente des pupilles est verticale chez le koala.

Les koalas ont cinq doigts et orteils à l’extrémité de chaque membre. Les deux premiers doigts des pattes antérieures sont opposables aux trois autres, et les trois premiers des pattes postérieures aux deux autres, ce qui leur permet de grimper plus facilement aux arbres. Le koala possède une main préhensile. Avec ses griffes pointues et aiguisées et ses coussinets rugueux, elle leur permet de saisir des branches et de grimper aux arbres. Ses pieds sont munis d’un pouce sans griffe et les deuxième et troisième orteils ont fusionné, comme pour tous les membres des diprotodontes. Cette syndactylie permet aux griffes voisines de fonctionner comme un peigne et d’éliminer les tiques dont il souffre souvent. C’est l’un des rares animaux, avec les primates, à disposer d’empreintes digitales et ces dermatoglyphes sont comparables aux empreintes digitales humaines, de sorte qu’il est difficile d’en distinguer l’origine. Le pelvis et le bassin sont statiques, ce qui peut le gêner dans certains de ses mouvements.

Le koala est le seul marsupial dépourvu de queue. Comme chez l’humain, elle n’existe qu’à l’état de vestige. Sa morphologie en bouteille lui permet cependant d’assurer une bonne stabilité lorsqu’il est à la fourche des branches.

Le caryotype du koala est 2n=16 chromosomes. En raison du déroulement particulier de la gestation et de la naissance chez les marsupiaux, les koalas ne possèdent pas d’ombilic.

La température corporelle est, avec 36,6 °C, légèrement inférieure à la moyenne des autres mammifères. Leur cœur bat entre 70 et 140 fois par minute (en fonction de divers facteurs, dont l’âge du koala). Le pouls est cependant difficile à mesurer car les koalas ont une arythmie sinusale, ce qui signifie que leur pouls et leur respiration ne sont pas synchronisés. Les modifications du pouls ne reflètent pas véritablement le travail du cœur.

Leurs mâchoires massives et leurs dents sont adaptées à leur régime herbivore spécialisé dans l’eucalyptus tout en restant comparables à celles de tous les diprotodontés comme les kangourous et les wombats. Les muscles masticateurs sont puissants. Ils ont des incisives tranchantes, pour couper les feuilles, séparées par un vaste diastème des molaires qui servent à les broyer. Le koala possède aussi des abajoues.

Le cæcum d’une longueur exceptionnelle de 2,5 m en forme d’appendice, leur permet de digérer cette nourriture indigeste.

C’est d’ailleurs en raison du manque d’apport énergétique suffisant que le métabolisme des koalas s’est adapté pour devenir l’un des plus lents du monde animal.

Essentiellement nocturne, le koala possède une bonne ouïe et une vision plutôt médiocre. Son gros nez est particulièrement sensible aux odeurs et l’informe sur ce qui concerne sa survie, son territoire et les possibilités d’accouplement, il lui permet de reconnaître les feuilles d’eucalyptus qui ne doivent pas contenir trop de toxines, mais aussi la présence d’ennemis dans les parages, les marquages odorants étrangers selon le sexe ainsi que la présence de couples mère-enfant.

Le dimorphisme sexuel est marqué chez les koalas. Les mâles adultes peuvent être jusqu’à deux fois plus gros que les femelles adultes et possèdent une courbure du nez plus crochue ainsi qu’une tête d’une forme un peu différente. Les mâles se différencient aussi des femelles par leur scrotum et leurs glandes pectorales odorifères, leur large menton et leurs oreilles plus petites. Le koala mâle, est doté d’un pénis de 1,9 cm de long au gland bifide. Les femelles se caractérisent par leur poche ventrale, un menton plus pointu et une tête plus fine. La poche, comme chez les wombats et contrairement aux kangourous, est munie d’une ouverture dirigée vers le bas et l’arrière. Elle ne contient que deux tétons pour alimenter le bébé. La femelle possède deux vagins latéraux et deux utérus séparés, trait commun à tous les marsupiaux.

Les koalas étaient à l’origine très répandus en Australie. Chassés pour leur fourrure, ils ont été éradiqués dans de nombreuses régions. Par la suite, ils ont pu être partiellement réintroduits. Des populations plus importantes se trouvent le long de la côte orientale de l’Australie, au Queensland, à partir de Cooktown jusqu’en Nouvelle-Galles du Sud et au Victoria, ainsi que dans certaines régions de l’arrière-pays (Outback), où suffisamment d’arbres sont disponibles pour leur alimentation. À l’arrivée des Européens, les koalas occupaient jusqu’à six îles des côtes est et sud-est. Depuis 1870, ils ont été introduits dans au moins 20 îles. La réserve de l’Île Kangourou, au large d’Adélaïde, en est un exemple, ainsi qu’une île située en Tasmanie, région où il n’y a jamais eu de koalas. La population globale est évaluée en 2009 entre 43 000 et 80 000 individus, comparativement à 100 000 en 2003.

Les populations de koalas ne peuvent se développer que dans des espaces vitaux qui remplissent des conditions spécifiques. Un espace vital adapté comporte des arbres privilégiés par les koalas (principalement des espèces d’eucalyptus, mais aussi quelques autres) en association particulière sur un sol adapté ainsi que suffisamment de précipitations. Un critère supplémentaire consiste en la présence obligatoire d’autres koalas à proximité. De tels espaces vitaux sont constitués par les forêts claires d’eucalyptus, dans lesquelles les autres espèces d’arbres ne sont représentées que de manière isolée. Selon les régions, on les retrouve dans les forêts humides d’altitude, dans les forêts tropophiles ou dans les fourrés de lianes. Ils préfèrent les arbres les plus grands. La régulation des populations se fait alors par la toxicité des feuilles, la distribution éparse des eucalyptus, le métabolisme lent des koalas et le besoin de pertes limitées en eau par évaporation (ce qui veut dire trouver un arbre adapté pour le repos pendant la journée20. La taille des populations de koalas est directement liée à celle des espaces vitaux et au nombre et à la densité d’espèces d’eucalyptus pertinentes pour leur alimentation. Si un espace vital se réduit ou est parcellisé, sa capacité porteuse écologique en est réduite proportionnellement à sa superficie. À cause de la déforestation et des incendies de forêts, de nombreuses anciennes zones de diffusion des koalas ont maintenant franchi le seuil minimal nécessaire à la conservation d’une population stable.

Fréquemment, dans les zones soumises à la déforestation, les koalas vivent dans un environnement de type steppique aux arbres plutôt isolés, qui dans le pire des cas se trouve à proximité d’une route. Dans ce cas, les territoires sont plus grands, seule manière de s’assurer un nombre suffisant d’arbres destinés à l’alimentation. On les retrouve aussi dans les espaces verts plantés d’eucalyptus dans les villes, qui ne sont néanmoins pas des espaces vitaux adaptés. Les animaux sont alors le plus souvent victimes des automobiles, des chiens, des piscines et autres dangers liés à l’homme.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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