Le kiwi (fruit).

Les kiwis sont des fruits de plusieurs espèces de lianes du genre Actinidia, famille des Actinidiaceae. Ils sont originaires de Chine, notamment de la province de Shaanxi. On en trouve par ailleurs dans des climats dits montagnards tropicaux. En France, les kiwis de l’Adour sont les seuls à disposer d’une indication géographique protégée (IGP) et d’un label rouge.

À maturité, la pulpe du kiwi généralement verte (parfois jaune pour certaines variétés) est sucrée et acidulée, entourée d’une peau souvent brune et duveteuse, et contient une centaine de minuscules graines noires comestibles.

Le kiwi est exceptionnellement riche en vitamine C, il est aussi source de vitamines K et B9 (acide folique) ainsi que de cuivre et de potassium.

Les kiwis sont des fruits de différentes espèces, principalement : Actinidia chinensis, Actinidia deliciosa, Actinidia arguta (kiwaï), Actinidia kolomikta (kiwi arctique) ou Actinidia polygama.

Les autres noms vernaculaires du kiwi sont entre autres : Groseille de Chine, Yang Tao (nom chinois), Souris végétale (à ne pas confondre avec la Plante souris), Actinide de Chine (traduction du nom scientifique), voire Actinidier (chez les pépiniéristes). Le nom donné à une plantation de kiwi est une actinideraie.


Des poèmes chinois datant du premier millénaire av. J.-C. font mention de l’Actinidia, décrit comme une plante poussant en sol humide, avec de longues pousses, de beaux fruits et de belles fleurs2. Le livre « Er Ya » (iiie siècle av. J.-C.) précise que le fruit de l’Actinidia est un antipyrétique tandis que sa sève est employée en tant que colle dans la fabrication du papier, la plante en elle-même était une plante d’ornement donnant de tous petits fruits.

Actinidia deliciosa et Actinidia chinensis sont ainsi originaires du sud-est de la Chine, dans la vallée du Yangzi Jiang. Leur culture daterait d’au moins 1200 ans, à l’époque du poète Cen Shen (715-770) de la dynastie Tang, on faisait alors pousser ces plantes sur des tonnelles. D’autres utilisations ont été répertoriées, en médecine ou pour l’écorce, en fabrication du papier. Les fruits donnent lieu à diverses appellations, par exemple mihoutao, (littéralement « pêche des singes ») ou mihouli, (littéralement « poire des singes »), en raison de leur succès auprès de ceux-ci.

Le kiwi a été décrit entre 1740 et 1757 par le père Chéron d’Incarville, un jésuite français qui passa ainsi 17 ans à la Cour impériale de Pékin. D’après ses observations, le yangtao (littéralement « pêche-soleil » ou « pêche du mouton »), poussait à l’état sauvage dans la forêt longeant le fleuve mais n’était pas cultivé, il était simplement cueilli par les Chinois qui l’appréciaient.

Durant son premier voyage en Chine (entre 1843 et 1845), l’Anglais Robert Fortune est chargé par la Royal Horticultural Society d’expédier de Chine des feuilles et des fleurs séchées d’Actinidia Chinensis. C’est alors qu’en 1847, le botaniste français Jules Émile Planchon réalise la première description de ces spécimens et leur donne ainsi ce nom, les styles de la fleur femelle évoquant les rayons d’une roue.

Quelques décennies plus tard, en 1899, Ernest Henry Wilson ramena d’autres spécimens, ce qui valut au fruit d’être parfois surnommé « groseille de Wilson ». Ils produisirent en Europe des fruits pas plus gros que des noix, comme le rapportent en 1904 les pépiniéristes de la société Veitch, même s’il existait bel et bien en Chine des fruits de la taille d’une grosse prune, comme l’attestait Augustine Henry en 1903.

Des plants sont importés aux États-Unis à la fin du XIXe siècle et en Nouvelle-Zélande en 1904.

À cette période, la plante était recherchée essentiellement dans un but ornemental.

En France, on a parlé au moins depuis 1917 de « groseille de Chine » en raison de son goût rappelant celui de la groseille à maquereau.
Plus tard, la Revue horticole du 16 avril 1941 fait état de l’unique plant femelle étudié au Muséum national d’histoire naturelle de Paris qui fructifia pour la première fois en 1937 puis donna une récolte de 85 kg en octobre 1940. Les chercheurs mirent alors en évidence ses vertus antiscorbutiques et sa teneur exceptionnelle en vitamine C mais n’ont pas directement fait part aux arboriculteurs français de leurs travaux.

Le Néo-Zélandais Alexander Allison plante chez lui des graines rapportées de Yichang par Isabel Fraser en 1904. Les plants portent leurs premiers fruits vers 1910, amorçant le début d’une industrie qui se révèlera considérable pour le pays.

La plante a d’abord été cultivée dans les jardins domestiques mais la plantation commerciale a commencé en 1934 en Nouvelle-Zélande, qui commence à exporter des Actinidia dès 1953. Par sélection, les Néo-Zélandais ont obtenu des variétés produisant des fruits de gros calibre (plus de 100 grammes).

En 1935, un plant est importé en Californie, initiant une nouvelle aire de production.

La forte teneur en vitamine C de l’Actinidia est connue dès les années 1940. Ainsi peut-on lire à ce sujet, dans le Bulletin de la Société scientifique d’hygiène alimentaire et d’alimentation rationnelle de l’homme de 1944 : « Un des fruits les plus intéressants est la « souris végétale », produite par l’Actinidia chinensis, une liane de Chine parfaitement rustique sous notre climat. ». Toutefois, il est dit plus loin que ce fruit constitue « une rareté, qui demandera encore un certain nombre d’années avant d’être suffisamment répandue ». Ce passage témoigne également d’une appellation éphémère dont a été l’objet du kiwi. On la retrouve au moins jusqu’en 1971, comme en témoigne le Bulletin de la Société centrale d’horticulture de Nancy de cette année ; le passage ne parle du fruit que sous cette dénomination, en insistant sur la ressemblance avec l’animal : « Comme vous le voyez, le fruit ressemble à une souris ou plus exactement à un petit campagnol que nous rencontrons fréquemment dans les cultures. ».

Dans les années 1960, un architecte français en poste en Chine, Jacques Rabinel, rapporte quelques fruits qui lui avaient été offerts. Il les présente au responsable du Jardin des Plantes à Paris. Peu de temps après, il est le premier fournisseur français de plants à Pessac-sur-Dordogne en Gironde.

Dans les années 1980, la Nouvelle-Zélande dispose d’un Kiwifruit Export Promotion Committee (KEPC, créé en avril 1970), ainsi qu’une Fédération du kiwi.

La Nouvelle-Zélande est, de nos jours, l’un des principaux producteurs de kiwis, troisième derrière la Chine (dont la production a fortement augmenté en peu de temps) et l’Italie qui peut dépasser 400 000 tonnes par année. Les autres pays producteurs (avec au moins 2 % chacun de la production mondiale) sont, dans l’ordre : le Chili, l’Iran, la Grèce et la France.

Des kiwis sont encore produits dans leur région d’origine, la Chine, où ils sont cultivés principalement dans le secteur montagneux en amont du Chang Jiang, dans le Sichuan et à Taïwan.

La production mondiale annuelle de kiwis atteint 3,5 millions de tonnes.

En France, un milliard de kiwis sont consommés chaque année.
Cela représente une consommation d’environ 3 kg de kiwis par ménage français et par an.

Source : Wikipédia.

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