Le karting.

Le karting est une discipline du sport automobile qui se pratique sur des circuits de 700 à 1 500 mètres environ et d’une largeur de 8 mètres en moyenne pouvant accueillir jusqu’à une quarantaine de karts simultanément lors d’une course. Les karts (appelés aussi « go-karts » en Belgique et au Québec) sont de petites voitures monoplaces à quatre roues, équipées d’un moteur de petite cylindrée (en général des deux-temps de 100 ou 125 cm3) pouvant développer jusqu’à plus de 40 chevaux, pour un poids inférieur à 175 kg avec le pilote, ce qui en fait des engins de course très performants.

  • Les karts de 125 cm3 sans boîte de vitesses développent de 15 à 35 chevaux environ.
  • Les karts de 125 cm3 à boîte de vitesses peuvent atteindre 185 km/h sur circuit long (type Carole, en France)1 et effectuer le 0 à 100 km/h en un peu plus de 3 secondes.
  • Les 250 cm3, nommés aussi « Superkart », sont des bolides extrêmement performants qui évoluent généralement sur des circuits automobiles. Le 0 à 100 km/h est abattu en moins de 3 secondes, avec une vitesse maximale de 250 km/h2. Ceux-ci sont carrossés, disposent de pneus plus larges et d’un aileron arrière.

Les châssis de karting sont dépourvus de suspension et de différentiel, le freinage est assuré par un frein à disque monté sur l’axe arrière. Certaines catégories acceptent les freins avant (petits freins à disque montés sur les moyeux avant parfois activés par une poignée au volant). L’immense majorité des karts évoluant dans les formules de promotion dispose aujourd’hui d’un démarreur électrique et d’un embrayage.

La pratique du kart se fait sur trois niveaux : en location, en loisir (avec son propre matériel) ou en compétition (courses officielles réservées aux licenciés, vitesse individuelle ou endurance).


Le tout premier engin de karting a été construit en 1956 par Art Ingels en Californie avec un moteur de récupération (d’une tondeuse à gazon) à 2-temps de la West Bend Company, une compagnie établie à West Bend, Wisconsin (1911-2003). Le karting se développe rapidement en Amérique du Nord avec des fabricants tels Go Kart Manufacturing Co. (1958) et McCulloch pour les moteurs (1959). McCulloch était un fabricant de tronçonneuses à chaînes et de moteurs hors-bord. Son premier moteur pour karting, le MC-10, n’était autre qu’un moteur de tronçonneuse adapté.

En octobre 1959 se tenait à Paris le Salon nautique à côté duquel le Salon de l’automobile était présenté au Grand Palais. Le représentant de McCulloch International (un américain du nom de Burton Reinfrank)4 eut l’idée de présenter un châssis Go Kart Manufacturing équipé du moteur McCulloch sur leur stand du Salon nautique, au milieu de moteurs hors-bord. Cette présentation remporta un vif succès et fit l’objet de reportages dans la presse automobile française. C’est ainsi que le karting fit son entrée en France et en Europe.

Dès son arrivée en France et pendant les années 1960, le karting connaît un engouement rapide et croissant. Les années 1970 voient une évolution technique importante des moteurs et des châssis (surtout grâce aux fabricants italiens) et de futurs grands champions commencent à émerger du karting, tels Alain Prost, Riccardo Patrese, Nelson Piquet ou Ayrton Senna. Depuis, la pratique du karting s’est structurée et est devenue un passage presque obligatoire pour qui veut devenir pilote automobile ; la totalité des pilotes engagés aujourd’hui en F1 est passée par le karting.

Au niveau international et depuis le 1er janvier 2007, une réglementation CIK-FIA a modifié la motorisation des catégories reines jusqu’alors en 100 cm3 sans embrayage (FA – ICA) à 125 cm3 avec démarreur, embrayage et limiteur électronique de régime.

La France compte quelque 8 000 licenciés sous l’égide de la FFSA répartis sur 214 clubs et 18 comités régionaux. Ce sport-loisir compte plus de 500 acteurs professionnels (constructeurs-importateurs, revendeurs, préparateurs, loueurs, propriétaires de pistes, etc.). En France, plus de 5 millions de gens sont déjà montés dans un kart. Il existe plus de 350 pistes dont 280 homologuées par la FFSA.

Toujours en France, il est également possible de pratiquer le karting au sein de l’UFOLEP, qui compte plus de 3 800 licenciés. Cette pratique se veut avant tout « loisir », mais un cadre réglementé permet l’organisation de courses dites « amicales ». L’objectif est de faciliter l’accès à la pratique du karting grâce notamment à des licences abordables, un règlement simplifié et une réduction des catégories.

Le karting de location se pratique partout dans le monde, de la simple session au « ticket » (10 à 15 min) à l’organisation de challenges amicaux de vitesse et endurance, le plus souvent au volant de karts reconnaissables par un kit carrosserie protégeant pilote et matériel et assurant un bon niveau de sécurité. Généralement ce sont des karts à moteurs Honda 4-temps de 270 cm3 (9 ch – en indoor ou en extérieur) ou 390 cm3 (14 ch – seulement sur les pistes extérieures) ou encore bimoteurs. Ces karts sont déjà performants et garantissent de bonnes sensations. Pour les plus avertis, il est possible de louer sur certaines pistes des karts 2-temps équipés des moteurs Formule FFSA (uniquement en France ; 100 cm3, de 17 à 20 chevaux), Rotax Junior (125 cm3, 22 ch) ou même Rotax Max (125 cm3, 29 ch).

En France, on peut pratiquer le karting en location dans toutes les régions, sur plus de 300 pistes dédiées.

Depuis 2009, un classement international 4-temps a été lancé par Sodikart, les Sodi W Series. Regroupant des circuits dans le monde entier et ouvert à tous dès 15 ans, ce classement « loisir » devrait connaître un essor important dans les années à venir. L’édition 2013 a réuni 20 nationalités différentes. En Belgique, il existe un championnat 4-temps « Belkart » sur diverses pistes indoor.

Ces dernières années, la motorisation électrique se développe dans le monde sur les pistes de location, notamment indoor où l’absence d’émission de gaz polluants est un atout.

La première compétition de haut niveau disputée avec des kartings électriques, les ERDF Masters Kart, s’est déroulée en France les 10 et 11 décembre 2011 au palais omnisports de Paris-Bercy. Les machines, d’une autonomie de 15 min et développant une puissance de 20 kW, étaient fournies par la société française Sodikart. Toujours en France, il existe un challenge annuel organisé depuis 2006 par les associations e-Kart et ASTECH.

Les circuits de karting ressemblent en tous points aux circuits automobiles, exception faite de leurs dimensions. Leur longueur varie de 300 à 1 500 mètres, avec une largeur de 6 à 9 mètres. Les pistes utilisées pour les grandes rencontres font de 1 000 à 1 500 mètres, elles permettent des courses par séries de 30 à 45 karts maximum (trois par tranche de 100 m). Les pistes indoor, réservées aux karts de location 4-temps, vont de 300 à 700 mètres. En France, tous les circuits doivent être homologués par la préfecture de leur département.

Les circuits de location sont souvent équipés d’un système de  chronométrage électronique, et parfois d’un panneau d’affichage des temps au tour.

Lors des compétitions, le directeur de course et des commissaires de piste situés à divers points du circuit transmettent des informations aux concurrents à l’aide de drapeaux.

Plusieurs systèmes d’acquisition de données ont été développés pour le karting de compétition. Ces systèmes électroniques collectent les données par la voie de capteurs et permettent au pilote de visualiser ces informations en temps réel grâce à un afficheur fixé sur le volant : tours par minute, températures (avec alarme configurable), temps au tour (et temps intermédiaires), meilleur tour, nombre de tours effectués, et parfois vitesse, ou rapport de boîte de vitesses (pour les karts équipés d’une boîte).

La plupart de ces systèmes sont capables de garder les données en mémoire, ce qui permet de revoir toutes les informations à la fin de chaque séance de roulage, et même de télécharger ces données sur un ordinateur portable sur lequel on aura installé un logiciel permettant de les analyser. Les systèmes les plus sophistiqués permettent de recueillir plus d’informations telles que l’accélération centrifuge, la position du volant, de la pédale d’accélération, ou la pression exercée au freinage.

La durée de fonctionnement du moteur est également gardée en mémoire pour son entretien.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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