Le géranium.

Le géranium est un genre de plantes herbacées sauvages de la famille des Geraniaceae.

Le genre comporte environ 430 espèces répertoriées, distribuées partout dans le monde.


Le terme de latin scientifique Geranium est dérivé du grec γερανιον /geranion/ de même sens. Et ce terme grec dérive lui-même de γερανος /geranos/ « grue », en raison du style accrescent, le fruit évoquant le bec des grues. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, le terme « bec de Grue » était d’ailleurs communément employé en français dans ce sens (dictionnaire de Furetière). Mais selon François Couplan, « la plante que nous connaissons sous le nom de « bec-de-grue » appartient en fait au genre Erodium… Il serait donc plus logique de l’appeler “bec-de-héron” ».

Géranium, carte maximum, Monaco, 1958.

Les espèces du genre Geranium sont des plantes herbacées annuelles ou pérennes et parfois des sous-arbrisseaux.

Les feuilles stipulées sont opposées ou alternes ; le limbe est palmé avec des divisions allant jusqu’au milieu du limbe (palmatifide) ou presque jusqu’au pétiole (palmatiséqué). Les segments peuvent être entiers ou lobés.

L’inflorescence est une cyme pauciflore (à 1-3 fleurs). La fleur actinomorphe (à symétrie radiale), sauf pour G. arboreum qui est zygomorphe. Les 5 sépales verts, libres et souvent poilus ont toujours une pointe saillante. Les 5 pétales libres sont blancs à pourpres. Les 10 étamines aux bords poilus sont réparties sur deux verticilles de 5 ; elles sont toutes fertiles et connées à la base. Les 5 nectaires sont disposées entre les étamines extérieures. L’ovaire a 5 loges avec 2 ovules par loge.

Le fruit comporte un bec (axe central) et 5 méricarpes à 1 seule graine, portée par un filet s’enroulant à maturité. La graine ellipsoïdale est éjectée à distance, expulsion mécanique appelée autochorie. Cette dispersion des semences qui restent à proximité du plant mère où les conditions sont propices à la germination, concerne de nombreuses espèces pionnières.

L’odeur caractéristique des feuilles provient d’un terpénoïde, l’oxyde de nérol, synthétisé par le Geranium.

Les différentes espèces de Geranium sont de formes diverses et occupent des biotopes très variés.

Il convient de bien distinguer le terme de latin botanique Geranium (en italique) dont l’extension varie au gré des connaissances botaniques et le nom vernaculaire de la langue française « géranium » dont l’extension est définie par plusieurs siècles d’usage par les jardiniers amateurs et professionnels (2002).

Géranium, carnet de timbres, Belgique.

La plupart des plantes nommées communément « géraniums » par les fleuristes n’appartiennent pas au genre Geranium (tel qu’actuellement délimité par les botanistes), mais au genre Pelargonium. Ils portent ce nom en français depuis le XVIIe siècle bien avant que les botanistes ne s’accordent à les classer dans le genre des Pelarganium (voir la section “histoire de la nomenclature” de Geraniaceae). Car, à l’époque de l’importation des Gerianaceae d’Afrique du Sud, le genre Geranium tel que circonscrit par Linné en 1753 dans Species Plantarum regroupait les espèces qui actuellement sont comprises dans les genres Pelargonium, Erodium et Geranium.

On peut néanmoins trouver des espèces de Geranium (au sens restreint actuel) en vente comme plantes horticoles vivaces, comme Geranium sanguineum ou G. macrorrhizum. On parle alors plutôt de « géraniums vivaces ».

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Sources : [wpicons-icon icon=”wpicons-wikipedia1″ size=”25px”] [wpicons-icon icon=”wpicons-youtube2″ color=”#dd3333″ size=”28px”]

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