Le gecko.

Gekko gecko, le Gecko tokay ou Gecko des habitations est une espèce de geckos de la famille des Gekkonidae.


Cette espèce se rencontre en Inde, au Népal, au Bangladesh, en Birmanie, en Thaïlande, au Cambodge, au Laos, au Viêt Nam, en Malaisie, dans le sud de la Chine, à Taïwan, aux Philippines, en Indonésie et au Timor oriental1.

Elle a été introduite en Floride et à Hawaï aux États-Unis et en Martinique.

Il mesure de 20 à 35 cm de longueur.

Les mâles ont des pores fémoraux (petits points) en forme de V au-dessus du cloaque. De plus le mâle crie de façon différente par rapport à la femelle. Le Gekko gecko présente la particularité d’avoir des setae : il s’agit de poils microscopiques situés sous ses pattes, qui offrent un grand pouvoir d’adhésion sur des supports lisses, verticaux. L’animal peut se mouvoir sur des plafonds.

Gecko, carte maximum, Norfolk, 6/02/1996.

Ce gecko est plutôt massif, doté d’une grosse tête à la mâchoire puissante. Son corps est gris bleuté avec des points orange distincts et des taches bleu clair régulièrement espacées.

Comme tous les reptiles nocturne, il a de grands yeux aux pupilles verticales (qui sont rétrécies en une fine fente sous une lumière vive).

Il n’a pas de paupières mais il a à la place une écaille transparente appelée la lunette.

Il dispose d’un véritable répertoire sonore pour communiquer.

Quand il est pris au piège,acculé dans un cul de sac, il ouvre largement sa bouche, exhibant sa langue rouge et sa gorge noire. Se sentant en danger, le tokay peut alors devenir très agressif et infliger une morsure violente et douloureuse à son agresseur.

Comme les lézards que l’on trouve en France, il peut perdre sa queue pour s’échapper.

Il vit des les forêts tropicales humides et dans les zones urbaines.

Ce gecko est insectivore et carnivore.

Quand il chasse le soir, il pousse des cris, sorte d’aboiement, qui peuvent s’entendre à plus de 100 m de distance. Il consomme la plupart des arthropodes de taille adaptée, et n’hésite pas à consommer de petits reptiles (dont à l’occasion de sa propre espèce) ou de petits mammifères comme des souriceaux ou de petits oiseaux. Tous comme les autres Sauriens, il ne se nourrit que de proies vivantes.

Les mâles sont territoriaux et défendent parfois violemment leur territoire, surtout en période de reproduction.

Les mâles sont capables de pousser un cri puissant et caractéristique ressemblant à «to-kay », lors des périodes de reproduction ou bien lorsqu’ils se sentent menacés.

La reproduction commence à la sortie de l’hiver (extrêmement clément là où vivent ces geckos). Les œufs sont en général pondus au pied des branches. Ils incubent durant environ dix semaines à 29 °C, avec une hygrométrie de 70-80 %.

Les petits sont adultes à l’issue de leur deuxième année.

Se reproduisant facilement en captivité, ces geckos ont été parfois utilisés pour la chasse aux insectes (blattes, cafards) en particulier à New York (première moitié des années 1900). Ceci fut d’ailleurs fatal à la plupart de ces geckos, la température, l’hygrométrie et surtout la présence d’insecticide dans les proies ayant eu raison d’eux.

Sa robustesse fait du gecko tokay un reptile apprécié des terrariophiles5 bien qu’il se montre agressif, et ne soit pas domesticable. Les amateurs visent à reproduire au mieux ses conditions de vie, et apportent un soin particulier à la maintenance d’un degré correct d’hygrométrie et d’un environnement aéré. Des préconisations sont disponibles sur de nombreux sites d’amateurs spécialisés, ou vétérinaires plus généralistes En cas de reproduction, et compte tenu des tendances de l’animal à manger ses propres petits, ils élèvent ceux-ci dans des terrariums séparés.

La capacité du gekko gecko (et d’autres genres de sa famille) à se mouvoir sur des supports verticaux ou d’une inclinaison supérieure à 90° a entrainé des recherches biomimétiques sur les setae et spatulae équipant leurs pattes, visant à les reproduire. En 2005, l’Université d’Akron a mis au point des nanotubes inspirés de ces deux structures, et présentant un pouvoir d’adhésion quatre fois supérieur aux pattes du gecko. En 2011, une équipe de chercheurs a mis en évidence le dépôt de phospholipides, en complément des mécanismes déjà identifiés, expliquant le pouvoir auto-nettoyant observé, et qui permet à l’animal de se mouvoir sur des surfaces poussiéreuses, et de décoller ses pattes sans qu’elles ne soient salies

Il est utilisé dans la médecine traditionnelle chinoise et sa chasse intensive est à l’origine d’un déclin dramatique de son espèce.

Les malais pensent que quand un tokay vit dans leur maison, il leur porte bonheur ; et si un tokay se fait entendre après la naissance d’un enfant, il prédit alors une vie heureuse au nouveau-né.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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