Le fruit du Dragon (Pitaya).

Le fruit du dragon, également connu sous le nom espagnol de pitaya ou pithaya ou pitahaya (du taïno « fruit écailleux »), est le fruit de différentes espèces de cactus hémiépiphytes, et plus particulièrement de celles de l’espèce Hylocereus undatus (anciennement H. triangularis).

Sur les étals, c’est le nom pitaya qui est très majoritairement employé.


Le fruit du dragon mesure une dizaine de centimètres et pèse environ 350 grammes. Sa chair est comestible et ressemble par sa texture et la présence de petits pépins noirs à celle du kiwi, avec un goût cependant beaucoup plus doux.

Cinq sortes de fruits sont commercialisées, provenant d’autant d’espèces distinctes. Ils comportent une peau épaisse à petites feuilles et une chair peu calorique :

  • la pitaya à la peau verte et rose et chair blanche. Elle pousse sur une liane, la Hylocereus undatus, originaire de la Cordillère des Andes, qui s’agrippe au tronc de grands arbres. La chair, translucide, ponctuée de petites graines très noires, est suave et d’une saveur douce et sucrée ;
  • deux espèces de pitayas à chair jaune provenant de la Hylocereus lemairei, cultivée à Trinité-et-Tobago et de la Hylocereus guatemalensis originaire d’Amérique centrale. Leur chair est très goûteuse et parfumée ;
  • la pitaya à peau rose et pulpe pourpre très intense : Hylocereus costaricensis (en) ou purpurii ou polyrhizus. Pitaya la plus recherchée pour son goût ;
  • la pitaya à peau jaune et pulpe blanche : Hylocereus megalanthus.

Le fruit du dragon a des vertus digestives entre autres en ce qui concerne la constipation, car les graines de ce fruit ont un léger effet laxatif.

100 grammes de fruit ne contiennent qu’une cinquantaine de calories et la pitaya est riche en vitamines, minéraux,  fibres, antioxydants et bêtacyanine (principalement la variété à chair rouge). Le fruit du dragon rouge (Hylocereus sp.), a une faible teneur en vitamine (de 116 à 171 mg par gramme de pulpe fraîche). Cependant la pulpe est riche en antioxydants comme la bétacyanine (de 0,32 à 0,41 mg) et des composés phénoliques : son indice ORAC est de 8,8 à 11,3 (activité antioxydante par g exprimées en micromoles de Trolox équivalents).

Elle aide aussi à réduire le taux d’acide urique dans le sang et favorise ainsi la prévention de la goutte.

L’expérience de manger un fruit du dragon est proche de celle du kiwi. On le mange cru. Les graines ont la taille des graines de sésame et sont disséminées dans la pulpe. Elles sont donc absorbées avec le fruit. On peut en faire du jus ou du vin ; la grosse fleur du fruit du dragon est aussi comestible et on peut en faire du thé.

La couleur attrayante du fruit, plus encore que ses qualités nutritives, en font un excellent produit marketing. En effet, le fruit du dragon rouge a un gout léger, comparé au fruit du dragon jaune qui est plus sucré. Le fruit du dragon sanguin est la plus goûteuse des trois espèces, mais c’est un fruit qui est difficile à trouver en magasin.

Le fruit du dragon a l’avantage de nécessiter de cinq à dix fois moins d’eau que n’importe quelle autre culture fruitière, ce qui en fait un produit intéressant à exploiter dans les zones arides.

En 2010, les principaux producteurs mondiaux de fruit du dragon sont la Colombie et le Mexique.

Originaires du Mexique et s’étendant jusqu’à l’Amérique centrale, ces cactus aux allures de vignes vierges ont été importés au Viêt Nam par les colons français au début du XIXe siècle. Initialement, les fruits y étaient réservés à la famille royale puis à la bourgeoisie locale. Ils devinrent ensuite le premier produit d’exportation du Viêt Nam et rivalisèrent en prix avec le fruit vedette d’Asie, le durian. Ils sont aujourd’hui cultivés et appréciés dans toute l’Asie du Sud Est (Malaisie, Taïwan) et la côte sud-est de la Chine. La version bonsaï de Hylocereus est courante sur les marchés à fleur de Taïwan.

Depuis quelques années, la production de fruit du dragon se développe de plus en plus dans des pays tels que le Viêt Nam, Israël (sous serres car cette cactacée ne supporte pas le plein soleil), le Guatemala, l’Australie ou, pour ce qui est de la République française, sur l’île de La Réunion, en Guadeloupe, en Guyane Française, en Polynésie et en Nouvelle-Calédonie. La seule difficulté de la production de ce fruit réside dans la fécondation des fleurs qui, originellement, est faite par les papillons ou les chauves-souris des forêts tropicales. On le multiplie généralement donc plutôt par bouture.

Encore pratiquement inconnu en France ou au Canada en 1995, la pitaya fait désormais partie intégrante de l’offre en fruits tropicaux des grandes surfaces. Les quantités de pitaya rouge importées dans l’UE ont plus que décuplé entre 1995 et 2000, mais restent cependant marginales, avec 200 tonnes en 2000.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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