Le frêne.

Le frêne, arbre du genre Fraxinus, appartient à la famille des Oléacées ; une soixantaine d’espèces de frênes sont connues, elles vivent essentiellement dans les forêts tempérées. Caractérisées par des feuilles composées pennées, elles sont reconnaissables à leurs grappes de samares simples surnommées localement « langues d’oiseau ».

Fraxinus excelsior peut atteindre les 40 mètres de hauteur à l’âge adulte et vivre 250 ans. En France, on en trouve jusqu’à 1400 mètres d’altitude.

La frênaie est une forêt de frênes ou riche en frênes.


Les espèces de frênes indigènes d’Amérique du Nord constituent une source de nourriture essentielle pour les grenouilles nord-américaines, car leurs feuilles tombées au sol sont particulièrement propices à l’alimentation des têtards dans les étangs (temporaires ou permanents), les grandes flaques d’eau et autres plans d’eau.

Le manque de tanins chez le frêne américain fait de ses feuilles une bonne source de nourriture pour les grenouilles, mais réduit également sa résistance à l’agrile du frêne.

Les espèces de frêne originaires d’Amérique du Nord fournissent également une habitude et une nourriture importantes pour diverses autres créatures originaires d’Amérique du Nord. Il s’agit notamment des larves de plusieurs coléoptères à longues cornes, ainsi que d’autres insectes dont ceux du genre Tropidosteptes, les punaises de la dentelle, les pucerons, les larves de mouches à galle et les chenilles. Les oiseaux s’intéressent également aux frênes noirs, verts et blancs. À lui seul, le frêne noir abrite des canards des bois, des dindons sauvages, des cardinaux, des gros-becs des pins, des jaseurs des cèdres et des suceurs de sève à ventre jaune, entre autres pour leur habitat et leur nourriture (la sève étant intéressante pour le suceur de sève, par exemple). De nombreuses espèces de mammifères, du campagnol des champs qui mange les graines au cerf de Virginie qui mange le feuillage, en passant par les chauves-souris à poil argenté qui nichent, vont également utiliser les frênes.

Le frêne est utilisé comme plante alimentaire par la larve de certaines espèces de Lépidoptères (mouches et papillon de nuit).

Alors que les frênes sont décimés dans l’hémisphère nord, par un  champignon (Hymenoscyphus fraxineus) en Europe et par le coléoptère Agrilus planipennis en Amérique du Nord, on cherche à mieux comprendre sa génétique et rechercher des marqueurs génétiques de résistance au champignon qui le décime6 ; par exemple une étude récente (2016) a montré que les spécimens résistants seraient plus nombreux en Grande-Bretagne qu’au Danemark et que la susceptibilité des arbres au pathogène H. fraxineus est associée à leurs niveaux d’un glycoside (iridoïde).

Le frêne est un bois dur. Il est employé pour fabriquer un parquet solide mais un peu trop uniforme de couleur pour le goût du jour. Exploité en trogne (poitevin-saintongeais : têtard), c’est le bois des manches : pelles, haches, pioches, etc., ainsi que des arcs, car flexible et résistant aux vibrations. Ce bois est également utilisé pour la fabrication des cercles à fromage, pouvant prendre une forme arrondie et la garder même après plusieurs utilisations car il est très « nerveux ».

Là aussi, exploité en trogne dans le Massif central et dans l’Ouest de la France, lors des étés secs, les paysans récoltent le feuillage pour nourrir les ruminants. Comme c’était aussi un arbre de haie ou d’ombre près des points d’eau, il suffisait souvent d’abattre des branches pour que les animaux se servent.

Les feuilles de frêne entrent dans la composition de tisanes dont celle dite « du centenaire » ; elle peut être consommée tout au long de la vie sans contre-indication et agit contre les douleurs articulaires (Ollier 2011) et des maladies comme la goutte.

De la frênette, boisson fraîche et pétillante, était fabriquée dans des familles angevines, jusque dans les années 1960. Les feuilles étaient séchées puis mises en tisane. On ajoutait sucre et levure de boulanger. On laissait le tout quelque temps en barrique, puis on le mettait en bouteilles.

Plusieurs maladies se développent chez le frêne, probablement du fait des échanges commerciaux internationaux, et peut-être en raison d’une tendance au réchauffement climatique et à la culture de clones à diversité génétique plus faible.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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