Le Dewoitine D.338.

Le Dewoitine D.338 est un avion de ligne français basé sur le Dewoitine D.332. Au total, 31 appareils sont sortis d’usine, aux couleurs d’Air France, pour relier Paris à Cannes, Damas, Hanoï, Dakar, Hong Kong et Nice.


Cet avion dérive du prototype Dewoitine D.332 et bénéficie du savoir-faire acquis en développant le Dewoitine D.333.

La première commande d’Air France fut de 21 exemplaires du D.338 (modèle 1935). Cette commande fut ensuite portée à 29 avions auxquels s’ajoutent les deux commandés par l’État.

La première route fut ouverte mi-1936. Ce fut Paris-Cannes. Plus tard, les appareils furent mis en service sur la ligne Paris-Dakar.

Il y eut, en janvier 1938, un vol expérimental Paris-Hanoï. Puis la route régulière Damas-Hanoï fut ouverte et prolongée jusqu’à Hong Kong en août 1938.

Dewoitine D.338, carte maximum, Toulouse, 11/04/1987.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, quelques D.338 furent d’abord employés sur Paris-Londres (Heston (en)). L’armistice de juin 1940 mit un terme à l’exploitation régulière des Dewoitine D.338 qui continuèrent cependant à voler en zone libre et sur le réseau d’Afrique. Ils furent utilisés par les Lignes aériennes militaires (LAM) entre Beyrouth et Brazzaville. Les forces allemandes capturèrent sept avions qui furent utilisés par la Lufthansa.

L’armée de l’air, démunie d’avions de transport en 1939-1940, improvisa une solution d’urgence en réquisitionnant une quinzaine de machines. Celles-ci furent affectées à cinq unités créées pour la circonstance, les sections d’avions longs-courriers. L’armistice de juin 1940 mit un terme à l’exploitation régulière des Dewoitine D.338 qui continuèrent cependant à voler en zone libre et sur le réseau d’Afrique. Utilisé par le gouvernement de Vichy et par la Deutsche Lufthansa, il intégra aussi les Forces françaises libres en 1943-1944. Neuf d’entre eux encore en état de vol à la fin du conflit furent employés quelques mois avant de disparaître des registres en août 1949.

C’est un avion trimoteur de transport civil de passagers et de fret. La capacité était variable suivant l’emploi. Elle était de 22 passagers pour les routes courtes (Europe, Afrique du Nord), de 15 à 18 pour les routes moyennes et de douze (avec six couchettes) pour les routes longues, la cabine était bien insonorisée. Deux soutes à bagage et à fret, une à l’avant, l’autre à l’arrière complétaient la cabine et le poste de pilotage.

C’est un monoplan métallique à aile basse, entièrement métallique. Il était propulsé par 3 moteurs à pistons de 650 ch chacun, des Hispano-Suiza 9V-16/17, en étoile à 9 cylindres refroidis par air.

Cet appareil avait une envergure légèrement augmentée et un fuselage allongé par rapport à celui du D.332 fut équipé, dans le courant de l’année 1938, de dégivreurs de bords d’attaque sur l’aile et les empennages.

Le train d’atterrissage est semi-rentrant.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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