Le désert d’Atacama (Chili).

Le désert d’Atacama est une région hyperaride d’Amérique du Sud située  entre l’océan Pacifique Sud et la zone volcanique centrale des Andes, dans le nord du Chili et l’extrême sud du Pérou. L’Atacama est connu pour être une des régions les plus arides sur Terre. Certains secteurs peuvent en effet être totalement privés de précipitations pendant plus de 50 ans. C’est un désert d’abri coincé entre la fosse océanique d’Atacama et la cordillère des Andes. Il est situé dans le nord du pays et couvre la région d’Arica et Parinacota, la région de Tarapacá, la région d’Antofagasta et le nord de la région  d’Atacama. Le désert d’Atacama forme une écorégion terrestre définie par le Fonds mondial pour la nature (WWF), qui appartient au biome des déserts et brousses xériques de l’écozone néotropicale. Il inclut les villes d’Antofagasta, de Calama, d’Arica, d’Iquique et de Copiapó qui comptent toutes plus de 100 000 habitants.

Pays aymara, l’Atacama offre une ligne volcanique, marquant la frontière entre le Chili, la Bolivie et l’Argentine. Cette barrière naturelle, est  composée de volcans actifs frôlant les 6 000 mètres, entourés de lagunes turquoise, de geysers et de vallées encaissées. Le désert d’Atacama est renommé pour ses nuits étoilées du fait de sa situation dans la zone intertropicale, combinant sécheresse extrême, altitude et très faible pollution lumineuse. Plusieurs observatoires astronomiques internationaux se sont ainsi établis dans ce désert « extraterrestre » où la NASA a testé de petits véhicules avant qu’ils aillent explorer Mars. Le robot sur quatre roues baptisé Zoë a trouvé des colonies de bactéries et des lichens sur deux sites distincts de ce désert qui présente pourtant la plus faible densité d’activité organique de la Terre.


La rivalité engendrée pour l’Atacama et surtout le territoire des Charcas entre, d’une part le Chili soutenu par la Grande-Bretagne, relayant en partie les intérêts des grandes puissances européennes, et d’autre part, le Pérou et la Bolivie républiques solidaires par un traité de défense à l’origine, est la cause de la guerre du Pacifique, encore dénommée guerre du salpêtre ou du nitrate, qui dura de 1879 à 1884. La guerre du désert en 1880 mit aux prises l’armée chilienne et l’armée bolivienne, avec les batailles incertaines de Pisagua, Tacna, Tarapaca et Arica. La prise de Morro de Arica amène la victoire définitive du Chili et le retrait précipité de la Bolivie.

Le désert d’Atacama est riche en minerais, notamment le cuivre (mine de Spence) et le fer, l’or et l’argent. Antofagasta était au XIXe siècle aussi le port du guano et du salpêtre, sources d’extraction de nitrates cruciales pour l’industrie chimique, en particulier les engrais, la poudre et les explosifs, bien sûr avant l’invention du procédé Haber Bosch. Le peuplement de cette région hostile était favorisé par les activités minières, qui, dans le cas des importantes sources de nitrates, étaient hautement stratégiques.

Bien que situé sur les rives du Pacifique, c’est le désert sec le plus chaud du monde. Les cactus et autres plantes absorbent l’humidité apportée par le brouillard de l’océan. Quelques artémmies (petits crustacés) survivent dans des lacs salés souvent à sec, mais inondés lors des orages. Le désert  d’Atacama est cité comme étant le désert non-polaire le plus aride au monde (les Vallées sèches de McMurdo en Antarctique sont reconnus comme le lieu le plus aride) bien que certains endroits du Sahara  notamment le sud de l’Égypte et le sud de la Libye reçoivent une quantité de précipitations comparable à celle du désert d’Atacama. Il abriterait les endroits recevant le moins de précipitations au monde, on a relevé seulement 0,8 mm de pluie à Arica. Le climat général s’y trouvant est un climat subtropical, désertique chaud mais atténué par son altitude qui est relativement élevée et marqué par de fortes amplitudes thermiques journalières. Alors que la plupart des déserts ne datent que de quelques milliers d’années (le Sahara, par exemple, était vert il y a 5 000 ans), on estime que l’Atacama est aride depuis au moins sept millions d’années, peut-être vingt.

Ce climat est caractérisé par des précipitations extrêmement faibles voire inexistantes durant toute l’année mais aussi par une durée  d’ensoleillement remarquable. En plein désert, le ciel est souvent totalement dégagé et d’une clarté exceptionnelle, ce qui attire les astronomes venant admirer les étoiles ici. Cependant, dans les villes alentour du désert tel qu’Arica, il existe une durée d’ensoleillement très moyenne à cause d’une épaisse couche de nuages bas appelée camanchaca qui persiste tout au long de l’année.

L’aridité extrême du désert d’Atacama est due à trois causes, dont une est la crête subtropicale et plus précisément à l’anticyclone de l’île de Pâques aussi appelé anticyclone du Pacifique Sud qui est un anticyclone subtropical semi-permanent, une large zone de haute pression ayant par définition un air sec descendant et subsident et qui annihile tout développement de nuages et de précipitations. Cet effet est accentué par le courant de Humboldt, courant froid venant directement des régions polaires et qui rafraîchit considérablement le climat du Chili et du Pérou. Son influence ne s’arrête pas là, puisque ce courant froid qui longe la côte chilienne refroidit aussi l’air marin à l’origine chaud et par conséquent empêche cet air de s’élever et de former des précipitations (bien que quelques nuages bas, notamment des stratocumulus maritimes, et du brouillard se forment). Les importants reliefs et les grandes chaines de montagnes tels que la cordillère des Andes ont également une influence en produisant un effet d’ombre pluviométrique, ce qui arrête les nuages et les précipitations apportés par les vents dominants d’est (alizés en provenance de l’Amazonie et de l’océan Atlantique). Ces trois phénomènes réunis garantissent un temps sec et ensoleillé et expliquent pourquoi le désert d’Atacama est extrêmement sec.

Désert d’Atacama, entier postal, Chili.

De ce fait, l’humidité relative du désert d’Atacama est extrêmement basse oscillant souvent entre 5 et 10 % en plein désert dans les zones les plus sèches. Cependant, le long de la côte chilienne et pacifique, celle-ci peut grimper à 75 %, notamment quand la camanchaca est présente.

Au bord de la mer, il n’y a quasiment aucune fluctuation de température entre l’été (saison chaude) et l’hiver (saison froide) à cause de l’influence du courant de Humboldt. Par exemple, à Antofagasta, la température moyenne du mois le plus chaud est de 21,7 °C et du mois le plus froid est de 16,7 °C. Cela est dû à la présence de stratus côtiers. Toutefois, à l’intérieur des terres, les fluctuations de température sont autrement plus importantes, comme à Vallenar où la température moyenne du mois le plus chaud (janvier) est de 20 °C et du mois le plus froid est de 10 °C. Dans le cas de Canchones, située dans une cuvette à 1 050 m d’altitude, les variations diurnes de températures sont extrêmes ; même en plein été, il gèle le matin. Ainsi, la moyenne mensuelle des maxima est de 32 °C et la moyenne des minima en janvier est de 0 °C.

Source : Wikipédia.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Désolé, mais la copie des textes et des images n'est pas autorisée.