Le crocodile du Nil.

Le crocodile du Nil est l’un des plus grands Reptiles vivants actuels. Il possède un corps massif et un museau long et triangulaire. Sa peau est généralement grise, tirant légèrement sur le verdâtre, le noir ou le brun. Ses yeux, ses oreilles et ses narines sont situés sur le dessus de la tête, ce qui lui permet de voir, d’entendre et de respirer lorsqu’il est en immersion. Il est très à l’aise dans l’eau mais n’est pas maladroit sur la terre ferme, car il est capable de pousser des pointes de vitesse de près de 17 km/h.

L’espèce n’est plus spécifique au fleuve Nil. On le trouve en effet sur l’ensemble du continent africain au sud du Sahara, jusqu’en Afrique du Sud et à Madagascar. Par le passé, on le trouvait également dans ce qui est aujourd’hui un désert. En effet, le Sahara était vert à une époque et irrigué d’innombrables fleuves et rivières. On trouvait des crocodiles là où aujourd’hui il n’y a plus que du sable. Ceci explique la découverte et la redécouverte récente d’une sous-espèce du crocodile du Nil au Tchad et en Mauritanie.

L’animal fréquente l’ensemble des cours d’eau au débit lent et des plans d’eau du continent : fleuves, rivières, marais, lagunes, trous d’eau, lacs…

Le crocodile du Nil est parfaitement adapté au milieu aquatique qu’il ne quitte que pour se réchauffer ou pondre. Lorsqu’il chasse, il pratique l’affût comme tous ses cousins et attend le bon moment pour bondir sur sa proie. Presque totalement immergé, il passe inaperçu pour la plupart des animaux car seuls ses narines, ses oreilles et ses yeux dépassent de l’eau. Ses attaques brutales ne laissent généralement aucune chance à ses proies qu’il emporte sous l’eau pour les noyer. Le crocodile ne pouvant mâcher, il abrite sa victime sous une souche ou une pierre, afin que la chair se putréfie, et s’en nourrira ensuite en avalant de grosses bouchées. Son métabolisme lui permet de survivre sans nourriture pendant une année complète.

Le reptile a trouvé une association appréciable en la présence du pluvian d’Égypte. Cette symbiose est appréciée à sa juste valeur par l’oiseau. En effet, lorsque le crocodile ouvre grand sa gueule pour réguler sa  température interne, l’oiseau pénètre entre ses mâchoires pour  jouer le rôle de « brosse à dents » et le débarrasse des restes de nourriture, des sangsues et autres parasites qui sont restés coincés entre ses dents. En contrepartie, le crocodile assure une sécurité accrue à la couvée du pluvian, qui s’installe à proximité du nid du reptile.

La fécondation est interne et dure deux mois après l’accouplement. La femelle pond ensuite une centaine d’œufs dans un nid creusé dans le sable ou sous un monticule de débris végétaux. L’incubation s’étale sur plus ou moins trois mois. Lorsque les petits naissent, la femelle les aide à gagner l’air libre et les prend dans sa gueule pour les mettre à l’abri dans l’eau. Seuls 5 % des jeunes survivront aux prédateurs. Certaines nichées sont parfois totalement détruites par des fourmis ou d’autres animaux opportunistes. La mère veillera sur ses petits pendant deux ans. La maturité sexuelle est atteinte entre huit et 12 ans.

Source : Futuraplanete.

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