Le Commissaire Maigret.

Le commissaire Jules Maigret est un personnage de fiction, protagoniste et héros de 75 romans policiers et 28 nouvelles de Georges Simenon, publiés entre 1931 et 1972.

Physiquement, il s’agit d’un homme imposant, large d’épaules, à l’allure bourrue, parfois inquiétante, qui semble prendre son temps pour résoudre une enquête. Amateur de blanquette de veau, aimant le vin et les alcools (à l’exception du champagne), fumeur de pipe invétéré, il aime humer l’atmosphère, s’imprégner des événements, pour « prendre le train » d’une enquête.

Sa technique d’investigation est fondée sur la compréhension de la personnalité des différents protagonistes d’une affaire et de leurs interactions, tout en se laissant guider par son instinct.

Depuis sa création, le personnage et ses romans ont fait et font encore l’objet de nombreuses adaptations cinématographiques et télévisuelles dans des pays francophones et non francophones, les dernières adaptations datant de 2017.


Maigret, carte maximum, France, 1996.

L’univers du commissaire Maigret se situe principalement en France, entre le début des années 1930, décennie du premier roman, et le début des années 1970, décor du dernier récit.

Le commissaire Maigret étant affecté à la police judiciaire de Paris, c’est bien évidemment la capitale française qui sert de cadre à nombre de ses enquêtes. Le 36, quai des Orfèvres (siège de la PJ, à l’époque) est ainsi le point central d’intrigues qui mènent le commissaire aux quatre coins du Paris d’antan. Néanmoins, Georges Simenon use de tous les artifices pour faire sortir Maigret de Paris : vacances, requêtes officielles ou privées, tous les prétextes sont bons pour envoyer Maigret du Nord de la France à la Côte d’Azur, de la Bretagne à l’Alsace, voire dans d’autres pays (États-Unis, Grande-Bretagne, Allemagne, Belgique, Pays-Bas, Suisse).

Le commissaire étant un grand amateur de pipe, et de bonne chère en général, les bistrots et brasseries sont un lieu privilégié pour ses enquêtes, où il aime souvent s’imprégner de l’atmosphère ambiante. Il forme un couple très uni avec sa femme.

À l’origine, le commissaire ne devait apparaître que dans une série de 19 romans. Dans le dernier de ceux-ci, publié en 1934, il est à la retraite et c’est son neveu qui le rappelle pour une enquête. À la demande de l’éditeur Gaston Gallimard, Simenon reprend l’écriture de la série, tout en changeant d’éditeur après la deuxième guerre mondiale. 56 autres romans, ainsi que des nouvelles, seront publiés jusqu’en 1972, quand la série s’arrête définitivement avec Maigret et monsieur Charles.

Les ouvrages mettant en scène le célèbre commissaire ont donné lieu à de multiples adaptations à l’écran, cinéma et télévision, mais aussi en bandes dessinées. Le premier illustrateur de Maigret est Raymond Moritz dont les dessins ont paru dans l’hebdomadaire français Police-Roman.

La plupart des informations permettant de mieux connaître le personnage sont regroupées dans Les Mémoires de Maigret, seul récit mettant en scène le commissaire qui ne soit pas de nature policière, publié en 1951. Le récit est écrit à la première personne et évoque Georges Simenon comme l’ami du commissaire ce qui n’est pas sans évoquer une certaine forme de mise en abyme littéraire.

De nombreux autres détails, tels que la jeunesse dans un château, la perte de sa fille, l’influence de la foi catholique, l’évocation des boissons et des plats préférés, sont disséminés dans les autres romans et nouvelles de la série mais qui peuvent quelquefois être contredits par certains faits énoncés dans des récits antérieurs, ces incohérences étant liées au grand nombre de récits évoquant Maigret imaginés par l’auteur.

La personnalité du commissaire Maigret est inspirée très directement du commissaire Marcel Guillaume et de son successeur le commissaire Georges Massu. Dans le premier roman Pietr-le-Letton, écrit en 1929, Maigret appartient à une brigade de la Sûreté. Face au succès des premiers Maigret qu’il trouve entachés d’erreurs (commissaire de police parisien menant des enquêtes en province, menant ses filatures seul), le directeur de la police judiciaire Xavier Guichard invite Simenon, au début des années 1930, pour une visite au 36, quai des Orfèvres et lui présente le commissaire Guillaume pour mettre en avant la préfecture de police de Paris au détriment de la Sûreté.

Jules Maigret naît à Saint-Fiacre, dans l’Allier, en 1887 (les années 1884 et 1885 sont également évoquées), ce qui ne l’empêchera pas de n’avoir que 58 ans en 1967. En fait Maigret avait pris sa retraite en 1934, à l’occasion du roman intitulé Maigret et qui aurait dû être le dernier de cette série littéraire.

Dans les romans, il apparaît comme ayant entre 45 et 60 ans. Quand Simenon crée son personnage, il lui donne entre 40 et 45 ans et comme il pensait que de toute manière son commissaire devait prendre sa retraite à 55 ans, on peut estimer que le commissaire à la retraite qui apparaît dans le roman Maigret a un peu plus de 55 ans.

Sa mère est sans profession et meurt lors de l’accouchement de son deuxième enfant en 1895. Jules a alors huit ans et restera enfant unique. Son père est régisseur du château de Saint-Fiacre (en fait une représentation du château de Paray-le-Frésil dans lequel Simenon fut en 1922-23 secrétaire du marquis de Tracy). À douze ans Jules est envoyé à Nantes, chez la sœur de son père mariée à un boulanger. Le couple est sans enfant. Cinq ans plus tard, en 1904, le père de Jules meurt d’une pleurésie, à l’âge de quarante-quatre ans. Jules reste donc chez sa tante et entreprend à Nantes des études de médecine durant deux ou trois années.

Sa tante meurt dix ans après son père et malgré la proposition de son oncle de travailler avec lui dans la boulangerie, Jules décide de partir pour Paris.

Il a vingt-deux ans quand son voisin de palier, l’inspecteur Jacquemain, lui propose d’entrer dans la police. Il commence comme agent cycliste puis passe à la surveillance de la voie publique : rues, métro, gares, grands magasins. À ce moment, il aurait pu mettre un nom sur les visages de tous les clochards de Paris. Il est ensuite nommé à la brigade des mœurs, à la brigade mondaine, puis au service des garnis (surveillance des hôtels). En 1912, il se marie avec Louise, une Alsacienne dont la sœur vit à Colmar et a un fils qui fera une brève carrière dans la police. Toujours en 1912, Maigret entre au commissariat du quartier Saint-Georges, dans le 9e  arrondissement de Paris, comme secrétaire. En avril 1913, lors de sa première enquête, il découvre le 36, quai des Orfèvres.

À trente ans, il est nommé inspecteur à la brigade spéciale par le grand patron de la PJ, Xavier Guichard, ancien ami de son père. Il entre définitivement au quai des Orfèvres où il devient commissaire, puis commissaire divisionnaire chef de la brigade spéciale. Dans la plupart des enquêtes, notamment les premières publiées, les « lecteurs le découvrent dans la quarantaine, pesant, massif sous son chapeau melon, (ce qui ne l’empêchera pas quelque temps plus tard de passer au feutre mou), et son gros pardessus noir, la pipe au bec, mains dans les poches. »

À trois ans de la retraite, on lui propose le poste de directeur de la P.J., qu’il refuse. Il prendra sa retraite à Meung-sur-Loire, dans le Loiret.

Source : Wikipédia.

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