Le combattant (poisson).

Le Combattant ou Combattant siamois (Betta splendens) est une espèce de poissons de la famille des Osphronemidae. Il est originaire des eaux douces tropicales de l’Asie du Sud-Est (Thaïlande, Indonésie, Cambodge, Viêt Nam, Laos et Malaisie). Il se nomme en Thaïlande ปลากัด (pla kat ; litt. poisson mordant). Cette espèce est très couramment élevée en captivité comme poisson d’aquarium un peu partout dans le monde. Des variétés domestiques existent dans différentes formes et couleurs. Dans ses pays

d’origine, les mâles sont utilisés pour des combats d’animaux. En effet, ils peuvent se montrer très belliqueux entre eux et livrer des combats parfois mortels, c’est pourquoi ils sont maintenus dans des aquariums séparés. Un aquarium cubique d’au moins vingt litres est nécessaire ainsi que des plantes aquatiques et un chauffage pour aquarium, sa température doit rester de 24-26° contrairement à la croyance populaire qui conseille souvent 26-28° (dans son milieu naturel, la température varie entre 19 et 34° selon les saisons – Thaïlande, Indonésie, Malaisie). Comme pour toute espèce domestique, les aquariums de type boule sont à proscrire, certains pays européens les ont d’ailleurs interdits.


À l’état sauvage, le combattant est une espèce qui mesure en moyenne 4 cm de long et plus rarement jusqu’à de 6,5 cm. La forme sauvage a des  nageoires courtes et une couleur brunâtre, avec seulement quelques traces de vert ou de rouge. À l’origine, quand ils chassent un adversaire pour protéger leur territoire, ce ne sont pas des poissons qui combattent jusqu’à la mort. La variété sauvage ne fait que s’intimider en paradant, pour impressionner le congénère et le faire fuir, contrairement aux animaux sélectionnés pour le combat par les humains, qui peuvent aller parfois jusqu’à tuer une femelle.

Les poissons de combat siamois sont endémiques de la Thaïlande, en particulier du bassin du fleuve Chao Phraya qui s’étend sur une grande partie du centre du pays; cependant, leur aire de répartition naturelle s’étend dans tout le bassin du Mékong, y compris au Cambodge, au Laos et au Vietnam. On les trouve également dans toute la péninsule malaise voisine et dans les parties adjacentes de Sumatra, probablement en raison de l’introduction humaine. La popularité mondiale du betta a conduit à sa libération et à son établissement dans des zones tropicales similaires, notamment le sud-est de l’Australie, le Brésil, la Colombie, la République dominicaine, le sud-est des États-Unis et Singapour.

Partout où ils se trouvent, les poissons de combat siamois habitent généralement des plans d’eau peu profonds avec une végétation abondante, y compris des marais, des plaines inondables et des rizières. La prévalence historique de la riziculture en Asie du Sud-Est, qui a fourni un habitat idéal pour les bettas, a conduit à leur découverte et à leur domestication ultérieure par les humains. La combinaison de l’eau peu profonde et de la température élevée de l’air provoque une évaporation rapide des gaz, entraînant un déficit important d’oxygène dans l’habitat naturel du betta4. Cet environnement a probablement conduit à l’évolution de l’organe labyrinthe semblable à un poumon, qui permet aux poissons de combat siamois – comme tous les membres du sous-ordre Anabantoidei – de respirer directement de l’air. Par la suite, les bettas peuvent vivre et même prospérer dans des environnements plus difficiles que les autres poissons d’eau douce, ce qui les laisse à leur tour avec moins de prédateurs et de concurrents naturels.

Le climat tropical de l’habitat naturel du betta est caractérisé par des fluctuations soudaines et extrêmes de la disponibilité de l’eau, de la chimie et de la température6. Le pH de l’eau peut varier de légèrement acide (pH 6,9) à hautement alcalin (pH 8,2), tandis que les températures de l’air descendent aussi bas que 15 ° C (59 ° F) et augmentent jusqu’à 40 ° C (100 ° F)6. Par conséquent, les poissons de combat siamois sont hautement adaptables et durables, capables de tolérer une variété d’environnements difficiles ou toxiques; cela explique leur popularité en tant qu’animaux de compagnie, ainsi que leur capacité à coloniser avec succès des plans d’eau partout dans le monde.

Les bettas sauvages préfèrent vivre dans des plans d’eau grouillant de végétation aquatique et de feuillage superficiel, comme les feuilles mortes et les nénuphars. L’abondance de plantes offre une sécurité contre les prédateurs et un tampon entre les mâles agressifs, qui coexistent en revendiquant des sections denses de plantes comme territoire. Une telle végétation offre également une protection aux femelles pendant le frai et aux alevins pendant leurs stades les plus précoces et les plus vulnérables.

Dans son milieu naturel, le combattant est un prédateur carnivore, il se nourrit de petites proies vivantes, comme les daphnies, artémias, vers de bananier et s’il est acheté en animalerie par flocons ou granulés.

En captivité, ce dernier doit suivre une alimentation carnée.

Le combattant fait partie de la famille des labyrinthidés (actuellement Osphronemidae), c’est-à-dire qu’il possède un labyrinthe qui lui permet de venir respirer l’air en surface (c’est pour cela qu’il vit dans des eaux pauvres en oxygène).

C’est un poisson très territorial, ce qui lui a valu le nom de Combattant du Siam ou simplement Combattant. Les mâles peuvent se montrer très belliqueux entre eux et se livrer à des combats violents, pouvant aller jusqu’à la mort du vaincu. Ceci est dû uniquement à la sélection réalisée par les humains : les bettas actuels ont un déficit en sérotonine, fixée génétiquement par l’élevage depuis des millénaires (environ 6 000 ans, qu’ils sont élevés dans de larges coupelles, en sélectionnant les plus beaux et surtout les plus agressifs).

De ce fait, ils sont parfois très difficiles à reproduire, vu que les mâles sont capables de tuer également leurs femelles, faisant la confusion entre parader pour impressionner et attaquer pour tuer. L’humain l’a condamné à la solitude ; cela dit, il existe de plus en plus de Betta splendens au  comportement plus souple, capables de vivre avec de petits poissons grégaires aux paramètres proches, le critère de combat étant délaissé petit à petit.

Les femelles sont dans l’ensemble plus ternes, même si de nos jours, on en rencontre de plus en plus colorées, très prisées par la sélection d’élevage. Leurs nageoires par contre restent plus courtes, même si certaines femelles de sélection commencent à avoir des voiles parfois presque aussi longues que celles de jeunes mâles.

Il existe une forme de mâle betta à voiles courts appelé Plakat. Un novice peut ne pas faire la distinction entre mâle à voiles courts et femelle, la différence majeure pour distinguer un mâle à voiles courts d’une femelle, quelle que soit sa forme d’origine, est qu’un mâle plakat possède une pointe très visible à la fin de sa nageoire ventrale (dite aussi nageoire anale), alors que chez les femelles, en général, c’est beaucoup plus arrondi.

Le couple fraie sous un nid de bulles construit par le mâle. Celui-ci enlace la femelle et presse son ventre afin d’en expulser les œufs, tout en relâchant de la semence dans l’eau pour les féconder.

La période de reproduction chez les Betta splendens est stressante et peut fragiliser le mâle et la femelle. Le mâle construit un nid de bulles en choisissant de préférence un endroit où il y a de la végétation. Lorsque la femelle est prête à pondre, les bandes sur les flancs deviennent verticales (et non pas horizontales, signe de stress évident), la papille génitale blanche est bien visible, la femelle nage en se dandinant en “S” et baisse la tête, donnant ainsi au mâle le signal que la parade nuptiale peut  commencer.

L’accouplement a lieu généralement après une période de courses-poursuites avec de fréquentes morsures aux nageoires selon la réactivité des partenaires. Puis, le mâle va se montrer plus doux et va attirer la femelle sous le nid avant de l’enlacer pour expulser les œufs de son ventre. Les œufs coulent vers le fond et le mâle doit rapidement les récupérer dans sa bouche et placer dans le nid avant que la femelle ne tente de les dévorer. La ponte peut durer trois ou quatre heures, avec de multiples enlacements.

Dès la fin de l’accouplement, le mâle chasse la femelle, considérée (avec raison) comme un danger pour la progéniture. Le mâle s’occupe seul du nid, mangeant les œufs non-fécondés ou morts et prenant soin des autres. Les œufs éclosent au bout de 36-48h d’incubation ; les nouveau-nés vont pendant les 3 à 4 premiers jours après leur éclosion résorber leur vésicule vitelline, incapables de nager, pendus la tête accrochée au nid de bulles et la queue vers le sol. Le mâle veillera sur eux et les récupérera s’ils coulent, jusqu’à ce que les petits atteignent la nage libre et s’éloignent du mâle avant qu’il ne prenne ses enfants pour des proies. Ils s’alimentent à leur tour de menues proies vivantes.

De la 3e à la 6e semaine de leur vie, le labyrinthe (organe de respiration auxiliaire des Osphronemidae) est en pleine formation chez les bébés. Ils sont alors très fragiles aux intempéries extérieures.

Après environ trois mois, les différenciations mâles/femelles sont distinctes et les combats pour conquérir leur territoire commencent entre mâles.

La durée de vie moyenne d’un combattant (espérance de vie) est de trois ans. S’il est robuste et dans de bonnes conditions, il peut même vivre jusqu’à environ 6 ans.

C’est un poisson qui est très apprécié dans son pays d’origine, où des combats entre mâles sont organisés de la même manière que des combats de coqs. Les races et variétés de cette espèce sont considérées comme domestiques, notamment en droit français. C’est l’un des premiers poissons à avoir été domestiqué, il y a plus de 1 000 ans ce qui en a fait des poissons très familiers au contact de l’humain. Leur génétique et leur apparence est d’ailleurs fortement impacté par plus d’un millénaire de sélection. Il est possible de leur apprendre, dans une certaine mesure, à réaliser quelques tours simples (passage dans un cerceau, sauter pour atteindre de la nourriture, slalom…), ils sont très réceptifs et observateurs, et requièrent un environnement stimulant pour ne pas mourir d’ennui, sans pour autant combattre.

Source : Wikipédia.

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