Le combat de coqs.

Le combat de coqs est un type de combat d’animaux qui consiste à faire s’affronter deux coqs domestiques préparés aux combats sur une aire circulaire prévue à cet effet (appelée gallodrome ou « pitt » aux Antilles et « rond » à la Réunion). Cette pratique ancienne est controversée en raison des mutilations que subissent les coqs tant et si bien qu’elle est interdite dans de nombreux pays. Cette tradition reste néanmoins populaire dans différentes régions du globe (Asie du Sud-Est, Amérique Centrale et du Sud).


Le combat de coqs est aussi vieux que la domestication du coq sauvage. Le coq sauvage Gallus gallus aurait été domestiqué en Asie pour ses qualités belliqueuses. Cela date de la sédentarisation des premiers agriculteurs dans ces régions. De l’Asie, la pratique s’est répandue en Europe grâce aux Grecs, aux Romains et aux Phéniciens. Il eut beaucoup de succès en Grande-Bretagne, en Irlande, en Espagne, dans les Flandres. Il fut tellement populaire en Angleterre, notamment dans l’aristocratie, que Cromwell décida de l’interdire pour éviter les rassemblements des royalistes autour des « pits », arènes.

Combat de coqs, carte maximum, Yougoslavie, 1967.

De l’Europe, il fut exporté aux États-Unis par les Anglais et Irlandais, au Brésil par les Portugais et dans le reste de l’Amérique latine par les Espagnols.

Aux États-Unis, il fut pratiqué par les premiers présidents et fut tellement populaire que l’aigle américain fut préféré de justesse au coq de combat comme symbole national. Certains lui reprochaient de rappeler le colonisateur anglais puisque bon nombre de souches de coqs de combat provenaient d’Angleterre.

L’Afrique l’a moins connu, mis à part Madagascar où il fut amené par les Merina de Malaisie et par les commerçants arabes.

En Asie, il reste très pratiqué.

En France, la loi ne l’autorise que dans les localités où la tradition est ininterrompue, c’est-à-dire dans une vingtaine de gallodromes des départements du Nord et du Pas-de-Calais, et dans ceux (appelés « pitt » dans les Antilles ou « rond » à la Réunion) de la Guadeloupe de la Martinique et de la Réunion.

La domestication du coq sauvage (Gallus gallus) est apparue dès que l’espèce humaine s’est sédentarisé en Asie. Cette domestication des volailles lui fournit des œufs et de la viande. Mais surtout cela lui permit de s’identifier à cet animal qui lui ressemblait tellement. Comme lui, il est bipède. Il a un dimorphisme sexuel bien marqué. En Inde, « les ethnographes soulignent le rapport d’inimité constant entre le coq et le coqueuleur, parfois comparé à une sorte de fusion identitaire entre l’animal et le mâle humain ».

Il apprécie les céréales tout en étant omnivore. Il défend sa famille contre les prédateurs. Et finalement, il combat avec les semblables de son sexe pour s’approprier un territoire et une ou des femelles. En organisant des combats de coqs, les premiers agriculteurs trouvaient un moyen de réguler les conflits entre eux par l’intermédiaire de leurs coqs.

L’agriculture avait permis à l’espèce humaine d’avoir une abondance de nourriture mais aussi lui imposait de vivre nombreux sur un espace réduit. Les conflits virils à l’intérieur de la communauté pouvaient présenter un danger. Il fallait orienter, sublimer cette agressivité sans qu’elle ne nuise à la communauté. Les hommes d’une communauté ne pouvaient s’entre-tuer. Une solution était un sport ritualisé, telle que la lutte, une autre solution est le combat de coqs qui permet aux propriétaires de s’affronter sans risques pour eux, quels que soient leur force physique et/ou leur âge.

Dans plusieurs régions du monde, telle Bali, le combat de coq n’est pas tant considéré comme un spectacle que comme un sport à dimension sociale et religieuse.

À Bali, les combats de coqs, appelés tetadjen ou sabungan en balinais, sont pratiqués depuis extrêmement longtemps. L’anthropologue Clifford Geertz explique dans son ouvrage The Interpretation of Cultures que, chez les Balinais, ce n’est qu’en apparence que les coqs se battent, et que, derrière cela, ce sont les hommes qui s’affrontent. Il y explique notamment la place importante des combats de coqs dans la société balinaise.

La pratique du combat de coqs, devenue marginale en Occident, subsiste dans certains pays d’Asie du Sud-Est, d’Amérique latine. En 2008, 27 pays autorisent ou tolèrent l’organisation de combats de coqs. C’est notamment le cas aux Philippines, en Espagne (seulement en Andalousie et aux Canaries), au Mexique, au Pérou, en Haïti, en République dominicaine, à Cuba, à Madagascar, en Malaisie, au Viêt Nam et en France, où cette pratique est autorisée dans certaines localités des régions où elle perdure traditionnellement8 : les Hauts-de-France, La Réunion, la Guyane, les Antilles françaises et la Polynésie française.

Elle consiste à mettre, dans une sorte de ring circulaire, deux coqs dont les ergots sont coupés et remplacés par des ergots naturels en corne (plus longs et affûtés) ou en acier. Les deux coqs sont présentés face à face et se battent, des paris sont pris sur le vainqueur.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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