Le cirque du soleil.

Le Cirque du Soleil est une entreprise québécoise de divertissement artistique spécialisée en cirque contemporain. Son siège social se trouve à Montréal, au Québec, dans le quartier Saint-Michel. Elle a été fondée en 1984 à Baie-Saint-Paul par deux anciens artistes de rue, Guy Laliberté et Daniel Gauthier. Autrefois actionnaire majoritaire de l’entreprise, Guy Laliberté a décidé en 2015 de vendre l’essentiel de ses actions. Le fonds américain TPG Capital détient ainsi 55 % des actions du Cirque du Soleil ; le fonds chinois Fosun International, 25 % ; la Caisse de dépôt et placement du Québec, 20 %.

La compagnie se distingue par une vision artistique différente du cirque traditionnel, avec notamment l’absence d’animaux, une grande importance donnée aux jeux de comédiens, et en basant principalement ses productions sur des numéros d’acrobaties. Elle emploie aujourd’huinote 1 5 000 personnes dans le monde parmi lesquels plus de 1 300 artistes dont certains sont des anciens sportifs professionnels reconvertis.

Elle présente actuellement 18 productions à thématiques dont 10 spectacles en tournée dans le monde (6 sous chapiteaux et 4 en arenas) et 8 spectacles fixes (à Las Vegas et Orlando). D’autres projets sont en cours de réalisation à Dubaï, Las Vegas, Macao, New York et sous forme de spectacles de tournée.

Le Cirque du Soleil, qui développe des activités d’affaires dérivés de ses spectacles (organisation d’évènements, productions audiovisuelles, merchandising, licensing), est également un acteur important de l’action sociale et culturelle. Se qualifiant de « Cirque citoyen », l’entreprise participe entre autres au financement d’associations dans une vingtaine de pays différents sur cinq continents et a créé un programme international « Cirque du Monde » pour aider les jeunes en difficulté. Elle se penche également sur le problème du développement durable et de l’environnement, notamment par le biais de son fondateur Guy Laliberté et sa fondation One Drop, dont la mission est de lutter contre la pauvreté dans le monde en favorisant l’accès à l’eau.


À la fin de ses études, à l’âge de 18 ans, le jeune Québécois Guy Laliberté à la recherche d’une carrière dans le monde du spectacle quitte le domicile familial et décide de parcourir l’Europe en tant que musicien ambulant. Il y apprend le métier de cracheur de feu. À son retour au Canada en 1979, il travaille très brièvement dans une centrale électrique avant de prendre la décision de ne plus chercher de travail et de se consacrer aux arts de la rue.

Durant l’été de la même année, il participe à l’organisation d’une fête populaire à Baie-Saint-Paul en compagnie de deux amis Daniel Gauthier et Gilles Sainte-Croix. Ces deux derniers géraient une auberge pour artistes débutants, Le Balcon Vert, et Sainte-Croix pensait à la transformer, avec les talents qui s’y trouvaient, en une troupe itinérante. Cherchant à convaincre le gouvernement du Québec de l’aider à financer son projet, Sainte-Croix décide de marcher les 90 km séparant Baie-Saint-Paul de la ville de Québec sur des échasses. L’opération fut un succès et les trois hommes reçoivent les fonds qui leur permettent de fonder la troupe de théâtre de rue des Échassiers de Baie-Saint-Paul. Composée par de jeunes artistes qui, plus tard, seront la cheville ouvrière du Cirque, Les Échassiers effectuent une tournée dans la province de Québec durant l’été 1980. Leur premier spectacle est consacré à un personnage célèbre de la région de Charlevoix, Alexis Lapointe dit « Alexis le trotteur ». Dénommé La légende d’Alexis le trotteur, il est présenté entièrement sur échasses par une dizaine d’artistes et musiciens.

Malgré une bonne réception du public, la troupe Les Échassiers est déficitaire. Laliberté passe alors l’hiver à Hawaï, lieu d’inspiration pour lui, tandis que Sainte-Croix reste à Québec pour mettre au point une société sans but lucratif, Le Club des Talons Hauts, afin de rattraper les pertes de l’année précédente. À l’été 1981, la troupe se lance dans une nouvelle tournée avec son spectacle Le Défilé du Dragon et les résultats financiers sont meilleurs. Durant l’hiver, Le Club des Talons Hauts présente même un spectacle d’échasses sur patins à glace durant les mi-temps de match de hockey grâce à une nouvelle subvention de la région. Portés par le succès des premières créations, Sainte-Croix et Laliberté décident à l’automne de la mise en point d’un grand festival populaire d’été à Baie-Saint-Paul pour l’année suivante.

Ce festival populaire, baptisé La Fête foraine, prend place pour la première fois en juillet 1982. Inspiré par les grandes fêtes célébrées en Europe durant le Moyen Âge par saltimbanques et amuseurs publics, il propose au public de s’initier aux arts forains, au cirque, au théâtre ou encore aux arts de la rue, avant de permettre à ce dernier de participer à une performance collective dans la rue. Le festival attire du monde et reçoit même plusieurs plaintes de la part de citoyens de la ville, hostiles à l’organisation. Laliberté dirige le festival les deux années suivantes et mène la troupe à l’équilibre financier.

L’année 1984 marque un tournant dans l’histoire de la compagnie. En vue des célébrations du 450e anniversaire de la venue de Jacques Cartier au Québec, Le Club des Talons Hauts cherche l’appui du gouvernement pour obtenir de nouveaux fonds lui permettant la création d’un cirque en parallèle avec la Fête foraine. Le ministre des Affaires culturelles de l’époque, Clément Richard, se montre peu intéressé par la proposition, ce qui pousse Laliberté à se rendre directement chez le premier ministre du Québec, René Lévesque, qui lui accorde 1,5 million de CAD pour réaliser le projet.

Baptisé Le Cirque du Soleil, la compagnie présente son premier spectacle de cirque, Le Grand Tour du Cirque du Soleil, lors de la Fête foraine de 1984. Le nom et le logo du Cirque seraient venus à l’esprit de Laliberté durant son passage à Hawaï, après avoir observé le coucher de soleil sur la mer, symbole de l’énergie de la jeunesse.

Le 20 avril 2015, un consortium dirigé par la société d’investissement américaine TPG Capital, comprenant notamment l’investisseur chinois Fosun, a acheté le Cirque du Soleil.

Le 6 juillet 2017, le groupe Cirque du Soleil achète la société Blue Man Group.

En juillet 2020, la compagnie est en difficulté financière suite à la crise économique liée à la Pandémie de Covid-19. La quasi-totalité de ses 4 600 employés est en chômage technique, avant qu’une partie ne soit licenciée. Ses créanciers acquierent la propriété du Cirque du Soleil après un accord, qui recapitalise le groupe avec un apport de fond compris entre 300 et 375 millions de dollars américains. Le siège social doit demeurer à Montréal pour une durée minimale de 5 ans. Cet accord induit également une réduction de dette d’un peu plus de 800 millions de dollars américains sur les 1,1 milliard de dettes du groupe. Deux fonds totalisant 20 millions de $US sont créés afin de verser les sommes dues aux ex-travailleurs. Cette entente, officialisée le 18 août 2020, met un terme à la participation québécoise dans l’actionnariat de l’entreprise.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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