Le cheval “Barbe”.

Le Barbe est une race de chevaux de selle originaire d’Afrique du Nord. Traditionnellement associé aux peuples Berbères (Amazighs) du Maghreb, il est mentionné dès l’Empire romain. Le Barbe gagne l’Europe en nombre à la faveur des conquêtes musulmanes des VIIe et VIIIe siècles. Il devient une monture de dressage classique renommée dans diverses Cours royales à partir du XIVe siècle. Tombé dans l’oubli au XXe siècle, il est remis au goût du jour à la fin des années 1980, notamment après sa première journée mondiale organisée à Alger, en 1987.

De format moyen, réputé peu élégant avec sa croupe tombante et sa queue attachée bas, le Barbe est doté d’une très grande résistance.


Il y a plusieurs théories sur l’origine de la race Barbe. L’une dit que ce cheval descendrait d’un groupe de chevaux sauvages survivants de l’ère glaciaire. Des docteurs en paléontologie animale soutiennent entre 1987 et 2002 qu’il est vraisemblablement un cheval propre au nord de l’Afrique, issu d’un cheval sauvage domestiqué qui y vivait depuis plusieurs dizaines de milliers d’années. Le cheval Barbe serait l’une des plus anciennes races au monde. Il était établi que le cheval était absent durant la préhistoire saharienne. Celui-ci n’aurait été introduit qu’au IIe millénaire av. J.‑C.. Des recherches

menées en Algérie établissent que des ossements d’espèce chevaline sont trouvés dans des gisements datant de 4 000 ans et plus. En Afrique du Nord, le cheval fait partie intégrante de la vie de l’homme, dans toute son histoire. Des peintures rupestres représentant des chevaux ont été trouvées en Algérie. Le cheval Barbe est une race autochtone du Maghreb en Afrique du Nord ( Algérie, Tunisie, Mauritanie, Maroc et Libye), d’après des études paléontologiques et des analyses d’ADN. Cette origine est renforcée par les gravures et peintures rupestres et par les monuments qui existent sur le sol de l’Afrique du Nord depuis la Libye jusqu’au Maroc. Ces inscriptions représentent la domestication d’un cheval ayant les caractéristiques morphologiques du cheval barbe actuel. Le cheval Barbe est élevé depuis l’antiquité pour la chasse, la guerre, la parade et le travail. Il est le compagnon traditionnel des nomades et des éleveurs des Atlas et des Hauts Plateaux.

Les sources romaines attestent (sous le nom de cheval de Barbarie) de la présence de ces chevaux chez les « barbares ». La mosaïque des chevaux de Carthage, qui montre des chevaux de course8 préparés pour une course de cirque et munis de colliers avec le nom entier ou abrégé du propriétaire, présente 56 panneaux exposant des portraits de chevaux de race Barbe, selon l’historien de l’Art Mongi Ennaïfer. Ces animaux font l’objet d’un commerce dans tout l’Empire romain, et gagnent de nombreux pays de la Méditerranée comme l’Italie et la France. Monture des Numides, le Barbe est employé par les armées de Jules César déployées pendant la Guerre des Gaules.

Aux viie et viiie siècles, de nombreux chevaux Barbes arrivent en Europe par la Péninsule Ibérique, avec les conquêtes musulmanes10. Ces chevaux remontent les écuries royales des cours d’Europe depuis le XIVe siècle. Antoine de Pluvinel vante leurs qualités et leurs aptitudes au dressage classique. Le jeune Louis XIII monte Le Bonite, un étalon Barbe mentionné par Pluvinel10. Roan Barbary, un cheval Barbe rouan, devient la monture favorite de Richard II.

À l’époque de la colonisation de l’Algérie par la France, ces chevaux sont importés et arrivent par bateau à Sète et Marseille.

À partir des années 1970, le Barbe marocain est croisé avec des races de chevaux plus grandes et plus lourdes (Percheron, Breton, chevaux de sport…) dans l’objectif de faire naître des montures mieux adaptées à la tbourida.

En France, la race est re-découverte à la fin du XXe siècle, après une longue période d’oubli. Un recensement des chevaux Barbe en Algérie, en 1986, permet de dénombrer au moins 38 000 sujets répertoriés. L’année suivante, quelques personnes organisent la première journée mondiale du cheval Barbe à Alger ; au moins 500 chevaux de pure race Barbe sont par ailleurs répertoriés en Tunisie.

Le stud-book est ouvert en 1989 en France.

En 1992, le nombre de Barbe répertoriés au Maroc s’élève à 2 500, pour 13 000 en Mauritanie. En 1998, le Dr Mohammed El Kohen confie au journaliste Serge Farissier que : « Le Barbe est en voie de disparition [au Maroc] mais la race est l’objet d’un regain d’intérêt, dans le berceau et en Europe, grâce à la création de l’Organisation mondiale du Cheval Barbe ».

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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