Le chameau.

Les chameaux (genre Camelus) sont des mammifères de la famille des camélidés.


L’espérance de vie moyenne d’un chameau est de 60 à 70 ans. Un chameau adulte peut mesurer jusqu’à 1,85 m à l’épaule et 2,00 m aux bosses. Les bosses s’élèvent à environ 75 cm de son corps. Les chameaux ne sont pas très rapides à la course contrairement aux dromadaires, ils peuvent courir jusqu’à 20 km/h au maximum sur de courtes durées et maintenir une vitesse allant jusqu’à 10 km/h. Le chameau est plus petit, moins musclé et plus trapu que son cousin dromadaire.

Selon certains spécialistes, le dromadaire descendrait des espèces bactriennes à deux bosses. L’embryon du dromadaire possède en effet deux bosses et l’adulte présente une bosse antérieure rudimentaire.

Chameau, carte maximum, Tchécoslovaquie.

Le chameau existe encore à l’état sauvage dans le désert de Gobi.

La chamelle pèse jusqu’à 600 kg et le mâle plus de 800 kg. La taille au garrot varie selon les types entre 1,80 et 2,30 m. À l’instar de la girafe et de l’ours, le chameau va à l’amble (il avance en levant les deux pattes du même côté).

Les bosses des chameaux constituent des réserves énergétiques, pleines de matières grasses où dominent l’acide palmitique (de 32 % à 34,4 % selon les âges croissants), l’acide oléique (33,6 % chez le chamelon, 21,7 et 28,9 % dans les groupes d’âge suivants), et l’acide stéarique (18,8, 24,1 et 20,7 % respectivement).

Ils possèdent également de remarquables mécanismes d’adaptation à la déshydratation. Il peut boire jusqu’à 135 litres d’eau en 10 minutes (en l’aspirant grâce à ses lèvres qui peuvent prendre la forme d’une ventouse). En état de déshydratation, l’animal est capable d’économiser l’eau corporelle par des mécanismes de réduction des pertes hydriques (diminution de la diurèse, arrêt de la sudation, diminution du métabolisme de base, variation de la température corporelle) tout en maintenant une homéostasie vitale pour sa survie, à la fois en limitant la variation de la concentration des paramètres vitaux et en assurant une excrétion maximale des déchets métaboliques. Celle-ci est permise par l’émission d’une urine très concentrée. Toutefois, l’excrétion des éléments dont l’élimination nécessite des grandes quantités d’eau (glucose, urée notamment) est contrôlée de façon rigoureuse. Il dispose également d’une anatomie favorisant la rétention d’eau lors de l’expiration (les sinus très irrigués refroidissent l’air expiré permettant la condensation de l’eau), de la transpiration (rares glandes sudoripares) et de l’excrétion (bouses sèches, urine concentrée) ; par ailleurs il dispose de mécanismes de recyclage des produits de la digestion comme l’urée, lui permettant de se satisfaire de fourrages de faible valeur nutritive. Le transit digestif étant plus lent et ayant la capacité de séparer les phases solides et liquides dans son estomac (rumen), il peut augmenter la digestibilité des fourrages pauvres, ce qui lui permet de supporter de très longues périodes de jeûne (un mois) sans boire et sans manger, sous des climats très chauds (ou très froids).

En effet, le chameau peut supporter des températures très chaudes en été (50 °C) et jusqu’à −25 °C degrés en hiver. Son épaisse fourrure, beaucoup plus fournie que celle du dromadaire, le protège alors du froid, puis les poils tombent par grosses touffes au printemps, au moment où l’animal mue.

Cette grande résistance aux conditions climatiques extrêmes rend leur utilisation précieuse pour le transport des hommes et marchandises en caravane qui peut parcourir 60 km par jour.

Un chameau, lorsqu’il pousse un cri, blatère. La femelle du chameau est la chamelle. Son petit est un chamelon.

Les chameaux paraissent originaires d’Asie centrale. La première espèce (Camelus bactrianus) a été retrouvée sous sa forme sauvage dans le désert de Gobi. D’après des données récentes, il semble que le chameau sauvage du désert de Tartarie appartienne à une espèce génétiquement différente du chameau de Bactriane ; les chercheurs lui ont donné le nom de Camelus ferus.

Le chameau est plutôt utilisé en Asie centrale. En Asie méridionale, en Asie mineure et en Australie c’est le dromadaire qui le remplace. Le chameau de Bactriane n’est pas présent en Afrique où seul le dromadaire existe.

Le chameau de Bactriane était anciennement très répandu, mais sa population est aujourd’hui réduite à environ 1,4 million d’individus, essentiellement domestiques. Il semble qu’il reste environ 1 000 chameaux de Bactriane sauvages dans le désert de Gobi et de petites quantités en Iran, en Afghanistan, en Turquie et en Russie.

Bien qu’il y ait presque 20 millions de dromadaires aujourd’hui, l’espèce est inconnue à l’état sauvage en Afrique ou en Asie. En revanche, dans les déserts d’Australie, où le dromadaire avait été introduit au début de la colonisation européenne, les individus abandonnés par les agriculteurs au début du XXe siècle ont donné naissance à une population retournée à l’état sauvage (dromadaires marron). On compterait actuellement environ 1 000 000 dromadaires sauvages, surtout dans le désert de Simpson.

Les plus importantes populations se trouvent par ordre décroissant en Somalie (6 millions de têtes), au Soudan (au moins 3,5 millions), en Mauritanie (1,5 à 2 millions), en Inde (1 million) et en Éthiopie (1 million). Toutefois l’absence de statistiques fiables laisse supposer que ces chiffres ne correspondent pas à la taille réelle de la population existante.

L’hybridation du dromadaire et du chameau de Bactriane, pratiquée surtout au Kazakhstan, permet d’obtenir des produits associant la robustesse du chameau (notamment sa résistance au froid) et la productivité laitière du dromadaire.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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