Le Caracal.

Le Caracal (Caracal caracal) est un félin du genre Caracal largement répandu en Afrique et en Asie depuis le Moyen-Orient jusqu’au sous-continent indien. En 2008, le caracal était classé en catégorie préoccupation mineure sur la liste rouge de l’UICN en raison de sa présence relativement commune notamment en Afrique australe et en Afrique de l’Est. Le caracal est néanmoins considéré comme menacé en Afrique du Nord et rare en Asie centrale et en Inde.

Le caracal possède de longs pinceaux de poils noirs caractéristiques à l’extrémité des oreilles. Il est également connu pour les bonds pouvant atteindre 3 mètres qu’il est capable d’effectuer pour attraper des oiseaux en vol.

Le nom binominal Caracal caracal (Schreber, 1776) est attribué au  zoologiste allemand Johann Christian Daniel von Schreber qui a décrit Felis caracal en 1776 à partir d’un spécimen prélevé dans la région de la Montagne de la Table, en Afrique du Sud, qui est considérée comme la localité type de l’espèce. Le genre Caracal a été utilisé pour la première fois par le naturaliste britannique John Edward Gray en 1843 sur la base de l’étude d’un spécimen prélevé dans la région du cap de Bonne-Espérance.

Dans l’histoire de la nomenclature binominale, le caracal a été alternativement classé dans les genres Lynx et Felis, mais des travaux récents en biologie moléculaire tendent à montrer qu’il s’agit d’un genre à part entière apparenté au serval et au chat doré africain.


La première mention écrite relative au caracal est probablement due à Pline l’Ancien dans son Naturalis historia publiée vers 77 où, d’après Alfred Ernout, le terme lynx (lyncas) de la traduction « L’Éthiopie produit des lynx en grand nombre […] » se réfère au caracal.

Les premières descriptions du caracal datent de la seconde moitié  du XVIIe siècle et ont été réalisées lors de leurs voyages en Orient (en Syrie et en Irak) par Philippe de la Très Sainte Trinité en 1652, qui avait par ailleurs observé l’animal à la ménagerie de Florence, et Jean de Thévenot en 1674. La première description avec illustration représentant plus ou moins fidèlement le caracal est due à Walter Charleton en 1677.

Au cours de la première moitié du XVIIIe siècle, d’autres voyageurs font référence au caracal dans leurs récits. L’astronome allemand Peter Kolbe fait mention en 1719 de la présence du lynx dans la province du Cap qu’il identifie de manière erronée (il s’agit probablement du caracal) au lynx que l’on pouvait observer à cette époque dans le Brandebourg en Allemagne. Thomas Shaw décrit, en 1729, dans son carnet de voyage en Afrique du nord le « chat aux oreilles noires ».

Georges-Louis Leclerc, Comte de Buffon qui a donné son nom au caracal, a publié une description d’un animal observé en captivité à la ménagerie royale de Versailles, avec une illustration dans l’Histoire naturelle, générale et particulière en 1761, sans toutefois lui attribuer de nom binominal conformément au système linnéen. À la suite de la mort de l’animal, Buffon a réalisé sa dissection et une description plus complète, incluant son anatomie interne et son squelette.

En 1776, le zoologiste allemand Johann Christian Daniel von Schreber décrit Felis caracal (qu’il attribue à Buffon) à partir d’un spécimen prélevé dans la région de la Montagne de la Table, en Afrique du Sud, considérée comme la localité type de l’espèce. Le genre Caracal ayant été créé par le naturaliste britannique John Edward Gray en 1843 sur la base de l’étude d’un spécimen prélevé dans la région du Cap de Bonne-Espérance et Felis caracal subrogé à ce genre, l’appellation taxinomique valide du caracal devient Caracal caracal (Schreber, 1776).

Il est à noter que le zoologiste allemand Philipp Ludwig Statius Müller a également décrit en 1776 le caracal sur la base d’un spécimen d’Afrique du nord et que certaines références anciennes attribuent à cet auteur la paternité de la description4 mais la publication de Schreber est antérieure à celle de Statius Müller et la règle de préséance s’applique.

Il est également à noter que la classification du caracal au sein des félidés a fait l’objet de désaccords et qu’il a été classé dans les genres Felis, Lynx, plus rarement Profelis, et Caracal. Les ouvrages les plus récents et les opinions taxinomiques de grands muséums (comme le Muséum national d’histoire naturelle à Paris, le musée d’histoire naturelle de Londres, le musée d’histoire naturelle de Berlin ou le Musée national d’histoire naturelle des États-Unis à Washington) classent le caracal dans le genre Caracal et valident le nom binominal Caracal caracal (Schreber, 1776).

Le Caracal est un mammifère de la famille des félidés de taille moyenne avec de longues jambes et une queue relativement courte qui représente 30 % de la longueur du corps de l’animal. Il se distingue par la présence d’un bouquet de longs poils noirs à l’extrémité des oreilles, dépassant quasiment leur longueur, caractéristique qu’il partage avec le Lynx18 et avec le chat des marais (Felis chaus). Son poil est court d’une couleur gris fauve à rougeâtre uniforme sur le dos, les côtés et la queue. Le menton, la gorge, la poitrine, le ventre et l’intérieur des jambes sont blanchâtres et peuvent être tachetés de spots rougeâtres ou fauves pales. Le train arrière très musclé est plus haut que le train avant. Les pattes du Caracal sont assez larges avec cinq doigts sur les pattes antérieures (dont le premier ne touche pas le sol) et quatre sur les postérieures munis de griffes rétractables de 3 cm de long. Le Caracal possède de nombreux poils raides qui émergent d’entre ses coussinets lui assurant un bon appui sur les sols meubles.

Le crâne est haut et bombé, la mâchoire courte avec une denture assez particulière. En effet, la majorité des individus ne possède pas de première petite prémolaire supérieure ce qui leur confère, tout comme le Lynx, un total de 28 dents mais dans 8 % des cas la présence de cette prémolaire leur confère une denture conforme à celle de la famille Felidae avec 30 dents. La tête du Caracal comporte des marques faciales caractéristiques qui comprennent une ligne très foncée allant du bas du bord interne de chaque œil au museau, une autre verticale passant au centre de la face très marquée sur le front et plus fine vers le museau et enfin, une marque allongée verticale très foncée au-dessus du bord interne des yeux. Deux marques blanchâtres encadrent les yeux et deux autres sont présentes de chaque côté du nez sous les narines. Des spots très foncés marquent la naissance des moustaches (vibrisses). L’arrière des oreilles, triangulaires et pointues, est noir. La surface intérieure du pavillon est recouverte de petits poils blancs28. Les yeux sont de couleur claire, généralement verdâtres pouvant varier du marron au bleu. La pupille est plutôt ronde, potentiellement légèrement oblongue verticalement.

Les mâles peuvent atteindre une longueur de 106 cm sans la queue pour un poids maximal de 20 kg. Les femelles sont plus petites avec une longueur maximale de 103 cm sans la queue et un poids maximal de 16 kg.

Le Caracal peut présenter des cas de mélanisme où l’animal présente une couleur grise à noire.

Le Caracal atteint sa maturité sexuelle à partir de 7 à 12 mois pour les femelles et de 9 à 14 mois pour les mâles. Le cycle de la femelle est de 14 jours et la reproduction du caracal a lieu toute l’année. Elle peut présenter des pics saisonniers dans certaines régions et donner lieu, par exemple, à un pic des naissances entre octobre et février en Afrique Australe. Les femelles réceptives attirent les mâles par la sécrétion de marqueurs présents dans leurs urines8. La phase de copulation est initiée par la femelle par une position de lordose (comme chez tous les félins). Les femelles peuvent mettre au monde, une fois par an, de un à six petits, plus généralement de deux à quatre, au terme d’une gestation de 68 à 81 jours. Les petits naissent aveugles et leurs yeux s’ouvrent vers 9 à 10 jours. La période de lactation est de 4 mois mais les petits caracals mangent régulièrement de la viande dès 6 semaines. Les jeunes quittent leur mère vers 10 mois.

Le caracal peut vivre de 8 à 9 ans dans la nature et jusqu’à 20 ans en captivité.

Source : Wikipédia.

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