Le Boxer.

Le Boxer est une race canine d’origine allemande, qui fait partie de la famille des molosses venus d’Orient. À l’ère chrétienne, les molosses ont acquis des physionomies différentes selon les pays.

Il a été créé comme chien de défense dans le but de retrouver la race originelle du Bullenbeisser qui, à force de croisements incontrôlés, était devenu trop agressif (Bierboxer).


Les Allemands divisèrent la descendance des molosses de taille moyenne à poil court en quatre races, selon leur provenance géographique ou leur prédisposition. On trouve ainsi :

  • le Bullenbeisser (littéralement, mordeur de taureaux) ;
  • le Baerenbeisser (littéralement, mordeur d’ours) ;
  • le Brabanter (littéralement, brabançon, en Belgique) ;
  • le Danziger (de Danzig, nom allemand de Gdańsk, aujourd’hui en Pologne).
Boxer, carte maximum, Finlande, 4/05/1998.

Le Bullenbeisser était un chien très courageux et très puissant, fier et loyal qui était apprécié des éleveurs et des commerçants (bouchers, brasseurs etc) pour assurer la défense de leurs biens. Il est aussi connu pour avoir été l’allié fidèle d’un célèbre bandit, Matthias Klostermayr (1736-1771), surnommé « Boarische Hiasl » ou « Bayerische Hiasl », une sorte de Robin des Bois bavarois3. Suite aux voyages de ses maîtres et aux croisements en résultant, le Bullenbeisser devint Bierboxer (ou Bierhunde, chien du brasseur), animal plus agressif, devenant parfois incontrôlable.

Le boxer est né en Allemagne, dans les années 1880, de l’accouplement d’un Bullenbeisser (aujourd’hui disparu) et d’un Bulldog Anglais.

Le Boxer Club Allemand de Munich est fondé en 1895. Le premier standard est publié en 1902.

Il a été classé comme chien de travail depuis 1924. En France, les premiers boxers se trouvent en Alsace.

Le Boxer (ou Deutscher Boxer) est issu d’un croisement opéré en 1888 par Friederich Roberts, Erald Konig et Rudolf Hopner dans le but de retrouver la race originelle, plus stable. Ils utilisèrent pour cela un mâle Bierboxer germanique et une femelle Bulldog anglais bringée, prénommée Alt’s Flora et importée de France par George Alt à Munich. Il faut savoir qu’un peu plus tôt, le Bouledogue (ou Bulldog en anglais) méritait mieux son nom qu’aujourd’hui. En effet, il était plus vif et était utilisé aussi bien pour des combats de chiens que pour des affrontements chien-taureau. C’est donc un Bulldog plus vaillant et agile que celui connu aujourd’hui qui a été utilisé pour la création du premier Boxer.

Un mâle fauve et blanc né de cet accouplement, Lechner’s Box, a ensuite été accouplé à sa mère, qui donna naissance à Alt’s Flora II et Alt’s Schecken (déjà considérés comme des Bullenbeisser). En 1895, Schecken, saillie par un Bulldog blanc, enregistré sous le nom de Dr Toneissen’s Tom, a mis au monde Mühlbauer’s Flocki, le premier Boxer enregistré au Livre des origines allemand, en 1904.

Le Boxer actuel, doux et fidèle, a longtemps été utilisé pour chasser et abattre les ours, mais aussi dans le bull baiting, un sport beaucoup pratiqué en Angleterre. Sa structure et sa force musculaire combinées à son agilité en font un chien de combat parfait. Différentes sélections ont rendu le Boxer actuel doux (notamment avec les enfants) et fidèle, mais tout en gardant sa force de combattant.

Le Boxer est un chien de taille moyenne, au poil ras, d’aspect ramassé, à la construction carrée et à l’ossature puissante. Il peut être de couleur fauve ou bringé, avec au maximum un tiers de blanc. La musculature est sèche, fortement développée et saillante (visible et marquée, sans excès de graisse). Les allures sont vives, pleines de noblesse et de puissance. Le Boxer mâle mesure environ 61 cm pour 38 kilos. (Le standard FCI précise: pour le mâle, la taille doit être comprise entre 57 et 63 cm; pour la femelle la taille doit être comprise entre 53 et 59 cm — taille mesurée au garrot). Il ne doit sembler ni lourd, ni pataud, mais il ne doit pas non plus manquer de substance, ni paraître léger.

Les Boxers avec des marques blanches couvrant plus d’un tiers de leur robe – habituellement appelé Boxer blanc – ne sont ni rares ni albinos : environ 20 à 25 % de l’ensemble des Boxers nés sont blancs5. Ils sont beige foncé ou bringé, avec des marques blanches trop larges ou mal placées par rapport à ce que définissent les standards de la race. Les boxers blancs ont plus de risques de souffrir de coups de soleil et de cancers de la peau que de les boxer de couleur. On dit souvent que les boxers blancs sont sourds alors qu’il n’y a pas plus de chien sourd chez les boxers blancs que chez les autres boxers de couleur bringé et fauve.

Dans le passé, les éleveurs euthanasiaient souvent les chiots blancs à la naissance car ce n’était pas le standard de la race.

Le boxer ayant été créé dans le but de devenir un chien d’utilité, il a été utilisé par la police et l’armée, il ne pouvait pas avoir de trop grandes marques blanches pour ne pas être repéré de nuit. Le nombre d’amateurs de boxers blancs semblant augmenter, le directoire du BK (boxer club allemand) étudierait l’idée de réintroduire la couleur blanche dans le standard, notamment car il existe le risque qu’une fondation du club boxers blancs soit constitué sans s’affilier au club officiel.

Blancs et cailles en exposition : Les 27 et 28 février 2011, lors de la réunion des représentants à Kirchheim, il a été décidé de proposer lors de l’assemblée générale de l’année prochaine l’admission des blancs et cailles en tant que 3e robe officielle dans le boxer. Pour ceci il convient de demander une modification du standard FCI de la race. Néanmoins, pour cette année[Quand ?][réf. nécessaire], en cas d’accord du VDH, les blancs et les cailles pourront être engagés dans des classes spéciales dans des expositions spécifiques (pas en nationales, ni régionales). Les chiens seront jugés selon leur état, leur âge et leurs certificats de travail. Ils seront décrits par le juge, ils recevront un qualificatif et seront classés. Tant que le standard n’aura pas été modifié, leurs récompenses ne compteront pas pour le titre de champion. La décision d’ouvrir des classes blancs et cailles reviendra aux organisateurs de chaque exposition. Ils compteront pour le nombre exigé d’engagés afin de décerner le CACC.

Voir aussi cette vidéo :

Sources : Wikipédia, YouTube.

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