Le bateau PlanetSolar.

PlanetSolar est le nom d’un projet de premier tour du monde en bateau alimenté par énergie solaire. C’est aussi le nom du catamaran, le MS Tûranor PlanetSolar, plus grand bateau solaire du monde depuis 2010, créé pour cette expérience conduite par Raphaël Domjan et ses cofondateurs qui voulaient ainsi démontrer qu’aujourd’hui des technologies et des énergies renouvelables sont disponibles pour une véritable transition sociale et écologique. Le bateau peut aussi naviguer jour et nuit grâce aux batteries placées dans les coques.

Le bateau navigue depuis 2010 et a fait escale dans de nombreux ports à travers le monde. Après son tour du monde réussi en 2010-2012, il continue sa mission d’ambassadeur de l’énergie solaire et a servi de plateforme scientifique pour plusieurs projets.

Ce navire, renommé Race for Water, a intégré en 2016 la technologie hydrogène ; celle-ci lui permet de gagner jusqu’à six jours d’autonomie.


L’idée, est née dans les glaces de l’Islande, lorsque Raphaël Domjan, éco-explorateur et éco-entrepreneur, a constaté la fonte importante des glaciers entre plusieurs voyages. Il a alors eu l’idée d’un bateau propulsé uniquement par l’énergie solaire en 2004 afin de réaliser un tour du monde.

Le projet a été présenté à la presse pour la première fois le 16 mars 2006, à Yverdon-les-Bains en Suisse avec comme cofondateurs : Paola Ghillani, Stefan Nowak et Pierre-Marcel Favre.

Jusqu’à présent, la navigation sur les mers et les océans faisait intervenir principalement 3 paramètres : le vent, les courants et les vagues. L’utilisation d’un bateau solaire fait apparaître une nouvelle donnée, l’ensoleillement. Les météorologistes devront donc fournir au bateau les données d’ensoleillement prévues sur le trajet. Pour optimiser ces données, et trouver le meilleur trajet, un logiciel de routage a été développé. Celui-ci prend en compte également le niveau de charge des batteries du bateau, l’ensoleillement actuel et futur, et calcule la route la plus efficace jusqu’au point d’arrivée défini.

En février 2008, l’entrepreneur Immo Ströher, très intéressé par les énergies renouvelables, rejoint le projet et devient son principal investisseur et le propriétaire du bateau.

Le début du chantier a lieu en décembre 2008 à Kiel en Allemagne et la mise à l’eau a lieu en mars 2010.

Le 27 septembre 2010, le MS Tûranor PlanetSolar a entamé son voyage d’est en ouest autour du monde à Monaco. Avec cette expédition unique, les initiateurs du projet voulaient démontrer que l’on dispose de la technologie, des connaissances, et des énergies renouvelables pour une transition énergétique vers une société et des transports plus soutenables.

L’équipage du Tûranor PlanetSolar a réalisé le premier tour du monde uniquement à l’aide de l’énergie solaire. L’équipage était de quatre personnes : le chef d’expédition et initiateur Raphaël Domjan (Neuchâtel, Suisse) ; comme capitaine Patrick Marchesseau (France), puis dès Nouméa Erwann le Rouzic (France) ; chef ingénieur Christian Ochsenbein (Berne, Suisse) ; comme bosco et pour la navigation Jens Langwasser (Kiel, Allemagne). Patrick Marchesseau reprendra la barre comme capitaine pour la traversée du golfe d’Aden et pour l’arrivée à Monaco.

Lors de la première étape de son voyage, le MS Tûranor PlanetSolar a traversé l’Atlantique, avec plusieurs escales prévues — sous réserve de conditions météorologiques et océaniques favorables : Miami, Cancún, San Francisco, Sydney, Singapour, Abu Dhabi et Monaco, où le projet PlanetSolar informe le public sur l’importance des énergies renouvelables pour la soutenabilité du développement.

PlanetSolar achève son tour du monde le 4 mai 2012 dans le port de Monaco, après 585 jours de navigation et plus de 60 000 km parcourus.

À l’été 2012, le Tûranor PlanetSolar effectue une nouvelle campagne en Méditerranée. L’objectif était de naviguer tout l’été en Méditerranée et de faire escale dans plusieurs ports afin de sensibiliser le public sur les capacités de l’énergie solaire et les possibilités que cette énergie offre. De nombreux évènements et visites du bateau ont eu lieu à cette occasion.

En février 2013, il est amarré aux abords de la base de sous-marins de Kéroman de Lorient, où des visites pour le public sont organisées par la Cité de la Voile, tout comme pour le sous-marin Flore et son musée à côté.

En avril 2013, le bateau a commencé sa campagne 2013 en réitérant sa traversée transatlantique et en battant une nouvelle fois le record de vitesse pour un bateau propulsé à l’énergie solaire, en 22 jours 12 h et 32 min.

Depuis Miami, il entame alors une expédition scientifique en partenariat avec des scientifiques de l’université de Genève, dirigé par le professeur Martin Deniston, climatologue et directeur de l’institut des sciences de l’université de Genève. Celle-ci nommée DeepWater, a pour objectif de récolter des données sur le courant océanique du Gulf Stream, qui est l’un des plus importants régulateurs du climat européen et nord-américain.

Pour cette mission, seul un bateau ne rejetant aucun polluant dans l’air était nécessaire, pour la qualité des mesures notamment. Ainsi le PlanetSolar était le seul bateau capable d’embarquer le matériel nécessaire pour les besoins de cette mission.

Le bateau s’est arrêté à Paris le 10 septembre 2013, quai André-Citroën après avoir parcouru 20 000 km (dont 8 000 dans le courant du Gulf Stream, avec Gérard d’Aboville comme capitaine).

Débutée à Boulogne-sur-Mer, la campagne 2014 a commencé par plusieurs escales en Europe pour continuer sa mission de sensibilisation sur l’efficacité et le potentiel de l’énergie photovoltaïque.

Puis durant l’été 2014, le bateau a de nouveau joué le rôle de plateforme scientifique dans le cadre de l’expédition TerraSubmersa menée par l’université de Genève qui avait pour but d’explorer les paysages préhistoriques engloutis par les eaux dans la baie de Kiladha en Grèce, afin de les reconstituer et d’y repérer d’éventuelles traces d’activités humaines.

Le bateau Tûranor PlanetSolar est muni de batteries pour stocker l’énergie électrique produite par ses 537 m2 de panneaux solaires constitués de 38 000 cellules photovoltaïques réparties sur le pont du navire. Le bateau possède une autonomie de 2 à 3 jours. La vitesse moyenne est d’environ 5 nœuds (9 km/h).

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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