Langston Hughes, poète, écrivain et romancier.

Langston Hughes (1er février 1901 — 22 mai 1967) est un américain, poète, romancier, nouvelliste, dramaturge, librettiste, éditorialiste, traducteur et militant du mouvement des droits civiques. Il fut une figure majeure du mouvement culturel afro-américain dit de la Renaissance de Harlem.


De son vrai nom, James Mercer Langston Hughes, Langston Hughes naît à Joplin dans le Missouri d’une mère professeure, Carrie Langston Hughes et de James Nathaniel Hughes6. Après son divorce, le père de Langston Hughes émigre dans un premier temps à Cuba puis à Mexico en raison du racisme qu’il subit aux États-Unis. Après la séparation de ses parents, le jeune Hughes quitte le domicile familial pour aller vivre chez une de ses grand-mères, Mary Langston à Lawrence dans le Kansas. Mary insiste énormément auprès de Hughes sur la fierté raciale du peuple noir. Après la mort de sa grand-mère, il vit avec des amis de la famille, James et Mary Reed pendant deux ans. Cette période de la vie de Hughes ne se révèle pas heureuse, bien qu’elle influencera considérablement le poète en devenir, en raison notamment d’une vie agitée. Plus tard, il rejoint sa mère, qui s’est entre-temps remariée, à Lincoln dans l’Illinois pour finalement s’installer à Cleveland dans l’Ohio où il suit son enseignement secondaire.

À son école de Cleveland, Langston Hughes participe au journal étudiant et écrit ses premières nouvelles, poésies et pièces de théâtre. C’est durant cette période qu’il découvre son amour pour les livres. Parmi les références du jeune poète figurent le poète américain Paul Laurence Dunbar ou encore le poète d’origine suédoise Carl Sandburg. En 1919, il rejoint son père à Mexico pour une courte période caractérisée par des tensions entre les deux hommes qui l’amène à faire plusieurs tentatives de suicide. Après avoir terminé son enseignement secondaire en juin 1920, il retourne voir son père afin de convaincre celui-ci de financer ses études à l’université Columbia. Or, les points de vue des deux hommes divergent : tandis qu’il se voit écrivain, son père espère voir son fils suivre une carrière d’ingénieur. Malgré cela, les deux hommes arrivent à se mettre d’accord, et il est décidé que Langston Hughes étudiera à Columbia aussi longtemps qu’il poursuivra en parallèle des études d’ingénierie. Ses études à Columbia se révèlent relativement concluantes bien qu’il décide en 1922 de quitter l’institution ayant subi entre autres le racisme de ses camarades et de ses professeurs. Sorti de son université, il privilégie les joies de la rue de Harlem à sa scolarité.

Pour vivre, Langston Hughes cumule donc les petits métiers comme celui d’équipier sur le S.S Malone qui sillonne durant l’année 1923 les côtes de l’Afrique occidentale et de l’Europe. Il effectue un court séjour à Rotterdam et Paris. Sans ressource, dans la capitale française, il y trouve un emploi temporaire de plongeur dans la cuisine d’un club de musique. « Finalement, j’ai trouvé un job », raconte-t-il ultérieurement à un journaliste. « C’était au Grand-duc, rue Pigalle, où Ada Smith, que tout le monde appelait Brick-top, attirait chaque soir Maurice Chevalier ou Louis Aragon, Joséphine Baker ou Isadora Duncan. Moi, j’étais à l’écart. Je lavais la vaisselle. Mais j’écoutais et je regardais. L’orchestre avait Buddy Gilmore comme batteur. Et j’encaissais cette musique sans jamais me lasser. Le jazz me frappait brutalement et je n’avais qu’à ouvrir les yeux pour voir comment les autres – des Blancs – l’accueillaient. Je vivais dans le jazz. Sur des bouts de papier j’inscrivais quelques phrases, des images directement venues du jazz, dont elles avaient le rythme. Le lendemain, je relisais ce que j’avais écrit. Si cela ne me plaisait pas je jetais le papier. Toute ma poésie était inspirée du jazz, était du jazz.. ». Il retourne ensuite à Washington où il rejoint sa mère. De nouveau, il cumule les petits boulots avant de devenir l’assistant du professeur Carter G. Woodson à l’Association for the Study of African American Life and History. Non content des contraintes imposées par le professeur Woodson, il passe son temps à écrire. Il quitte finalement son emploi pour celui de serveur dans un hôtel où il fait la rencontre du poète Vachel Lindsay. Impressionné par les quelques poèmes que Langston Hughes veut bien lui montrer, Vachel souhaite les voir publier, bien que certains des poèmes aient été déjà publiés dans divers magazines et son premier recueil en voie de finalisation.

Ses études à l’université de Lincoln en Pennsylvanie, qu’il débute à la fin des années 1920, se voient récompensées en 1943 par l’obtention de l’équivalent américain du doctorat en littérature. Grand voyageur, il multiplie aussi les expéditions à travers le monde bien que se sentant profondément harlémois dans son cœur.

L’orientation sexuelle de Langston Hughes fait l’objet de débats. Le film Looking for Langston s’inspire de certains de ses poèmes non publiés pour mettre en scène la vie des homosexuels noirs durant la Renaissance de Harlem.

Langston Hughes décède à l’âge de 65 ans, le 22 mai 1967 à New York des suites d’un cancer de la prostate. Ses cendres ont été dispersées à proximité du Arthur Schomburg Center for Research in Black Culture.

Source : Wikipédia.

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