L’ange au sourire de la la Cathédrale de Reims (Marne).

L’Ange au Sourire, dénommé aussi Sourire de Reims, est une statue sculptée vers 1240. Cette statue se trouve au portail nord de la façade occidentale de la cathédrale de Reims. Elle est devenue célèbre pendant la Première Guerre mondiale, au moment où elle a été endommagée par un bombardement et un incendie: les photographies avant et après destruction sont alors largement reproduites et diffusées, faisant de la statue l’une des plus célèbres sculptures médiévales françaises.


Les anges de la cathédrale de Reims sont bien connus des érudits du XIXe et du début XXe siècle pour leur gracieux sourire, qui est considéré comme une nouveauté dans la sculpture médiévale en général, et en particulier au sein de ce qu’on nomme aujourd’hui le “nouveau style parisien” qui avait connu des débuts sévères vers 1230 au portail d’Amiens. Eugène Viollet-le-Duc (1814-1879) ne s’est pas intéressé à cette figure en particulier mais à l’ensemble des anges rémois. Emile Mâle, dans son ouvrage L’Art religieux au xiiie siècle en France, paru en 1898, se contente de noter qu’à Reims, « saint Nicaise, le haut du crâne

Ange au sourire, carnet de 8 timbres, 1929.

enlevé, marche avec une sérénité héroïque entre deux anges qui lui sourient ». L’Ange au Sourire, qui regarde vers sa droite, a pour pendant, de l’autre côté du portail, un alter ego, l’Ange de l’Annonciation qui regarde vers sa gauche et qui aurait dû logiquement être placé de l’autre côté de saint Nicaise, et que remarque pour sa part André Michel dans son œuvre

encyclopédique publiée en 1906. Il s’intéresse notamment à la qualité du sourire des anges de Reims : « La cathédrale de Reims est par excellence la cathédrale des anges. Et de ceux de l’abside à celui de l’Annonciation, on peut suivre dans l’expression de plus en plus aiguë du sourire, dans les particularités de la facture de plus en plus libre et dans le style de la draperie, l’évolution de la sculpture elle-même ».

L’Ange est décapité par une poutre de l’échafaudage en flammes, lors de l’incendie de la cathédrale de Reims, le 19 septembre 1914. Après une chute de quatre mètres cinquante, sa tête se brise au sol en plus d’une vingtaine de morceaux.

Ange au sourire, feuille complète de 25 timbres, coin daté du 17:01/1930.

La tête de l’Ange au Sourire est ramassée par l’abbé Thinot, dès le lendemain de l’incendie, et mise en sûreté dans les caves de l’archevêché de Reims. C’est là qu’elle est découverte par l’architecte Max Sainsaulieu, le 30 novembre 191510. Elle sert alors de support pour la propagande française, devenant le symbole du génie français et du patrimoine détruit par l’armée allemande.

Ange au sourire, prêt-à-poster, 2001.

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Sources : Wikipédia, YouTube.

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