L’aloès (aloe).

Aloe est un genre de plantes succulentes, les aloès, originaires d’Afrique, de Madagascar et les îles Mascareines, de la péninsule arabique et Socotra.

Certaines espèces d’aloès ont été introduites dans de nombreux pays. On peut en trouver autour de la Méditerranée, en Amérique du Nord, Amérique du Sud, Amérique Centrale, Inde, Asie du Sud-Est, ou encore en Corée et en Australie.

Dans le sud de la France, autour des zones habitées on peut croiser en particulier des A. arborescens et des A. maculata.


L’aspect change d’une espèce à l’autre, mais en général elles se caractérisent par une rosette de feuilles épaisses, mais souples, car très charnues, plus ou moins allongées et, pour certaines espèces, dentelées sur les bords. Le port, donc, varie :

  • Rampant : les aloès qui portent de longues tiges souples qui ont tendance à ramper, même si certains prennent parfois l’aspect d’un buisson : Aloe ciliaris, A. juvenna, A. arborescens par exemple.
  • Acaule : beaucoup d’aloès, acaules au début de leur croissance développent un pied au fur et à mesure de leur accroissement. Mais chez certaines espèces les feuilles sont persistantes : par exemple, Aloe maculata, Aloe vera, A. broomii, ou encore A. striata.
  • Arborescent : comme les Aloe dichotoma, A. pilansii et A. plicatilis qui atteignent plusieurs mètres et qui sont soutenus par de véritables troncs. On trouve également Aloe vaombe, A. ferox ou A. helenae qui sont supportés par un tronc ligneux, sans ramifications. Les fleurs d’une taille de 5 cm en moyenne, se regroupent de manière dense sur de grandes hampes florales, mesurant parfois plus d’un mètre. Leurs couleurs varient (différentes teintes de rouge, orange ou jaune) et certaines espèces présentent les trois au cours de leur floraison.

Les inflorescences peuvent être coniques (A. arborescens, A. maculata), cylindriques (A. broomii, A. suzannae) ou globulaires (A. striata, A. capitata, A. helenae).

Contrairement aux agaves, avec lesquels les néophytes les confondent souvent, les aloès ne meurent pas après avoir fleuri.

Les Aloès poussent dans les savanes sèches et les déserts. Ils sont principalement répandus en Afrique du Sud, Afrique de l’Est, Madagascar et dans la péninsule arabique.

En 2010 on estimait 470 espèces pour l’Afrique et la péninsule arabique et 157 espèces endémiques à Madagascar. Le nombre de nouvelles espèces d’Aloès découvertes ces dernières années est significatif (100 espèces entre 2001 et 20116) et continue de croître.

Plus récemment 50 espèces d’aloès ont été décrites rien que pour la péninsule arabique.

La Namibie et le Kenya comptent une vingtaine d’espèces environ.

On dénombre 21 espèces dont six espèces endémiques au Malawi.

27 espèces ont été dénombrées en Angola.

L’utilisation la plus connue est celle d’Aloe vera. Le suc épaissi, obtenu des feuilles incisées, s’utilise pour son effet laxatif et cholagogue. Le gel extrait des feuilles d’Aloe vera peut également soulager les douleurs cutanées et accélérer la guérison lorsqu’il est appliqué sur les plaies ou les brûlures.

D’autres espèces d’Aloès sont utilisées en médecine traditionnelle et font l’objet d’études pharmaceutiques.

La plupart des aloès se présentent comme des végétaux de culture facile. Un certain nombre de ces plantes peut pousser dans le sud de l’Europe sans problème. On pourrait classer les aloès en trois catégories par rapport à leurs exigences climatiques :

  • déserticoles : brûlant dans la journée, bien frais la nuit, pluviométrie très faible. Ensoleillement intense pendant toute l’année (Aloe dichotoma, Aloe pearsoni ou Aloe asperifolia) ;
  • de savane : chaud le jour, frais dans la nuitée, pluviométrie très marquée d’une saison à l’autre. Insolation changeante, mais souvent importante. Sol riche en humus (la plupart des aloès, parmi lesquels Aloe capitata, Aloe helenae, Aloe vaombe ou encore Aloe africana) ;
  • montagnards : frais dans la journée, froid à glacé la nuit, les chutes de neige fréquentes. Les pluies en général variables, fort ensoleillement (Aloe marlothii, Aloe broomii ou Aloe plicatilis).

Plus généralement, les aloès demandent une bonne exposition au Soleil, certains l’affectionnant en plein. Ils ont besoin d’un terrain à la fois riche et poreux : un mélange pour 1/3 de terre de jardin, 1/3 de sable grossier, 1/3 de terreau bien décomposé. La plupart des aloès préfèrent ne pas être exposés à des températures négatives : il est donc nécessaire de les planter en pot pour pouvoir les mettre sous abri l’hiver. Mais de nombreuses espèces vivent dehors dans le sud de la France, même en période hivernale (Aloe maculata, Aloe ciliaris, Aloe arborescens ou encore Aloe alooides.

On peut multiplier les aloès de différentes manières :

  • La division des touffes, en prélevant des excrétions produits par la plante mère et en les repiquant. Il s’agit du procédé le plus facile. Il faut que les rejets contiennent des racines, sans pour autant s’en trouver trop petits (environ 1/6 de la matrice). Rempoter dans le mélange pour semis.
    Le bouturage se pratique principalement pour les espèces rampantes, car souvent très ramifiées. On l’effectue également avec des branches d’aloès dits arbustifs comme A. plicatilis ou A. dicotoma. Bien que moins pratique que la division des touffes, le bouturage par feuille est possible11. Il suffit de prélever une bouture et, après avoir fait cicatriser la plaie quelques jours, de l’enfoncer de quelques centimètres dans un mélange pour semis. Laisser sécher entre deux arrosages.
  • Le semis : le plus difficile reste de trouver des graines. Il faut placer les graines en pot, sur une mixture pour moitié composée de sable grossier et de terreau bien décomposé et les recouvrir d’une très fine couche de sable grossier. Maintenir humide en permanence, mais pas détrempé, jusqu’à la germination.

La chair de l’intérieur des feuilles de l’Aloe vera est consommée dans les pays d’Asie, souvent comme un dessert. Le produit se présente alors sous la forme de cubes gélatineux de 1 à 2 cm de côté parcourus de veinules vertes, accompagnés par exemple d’un sirop léger de lychees. La chair de l’aloès se compare à la celle du raisin.

 

 

Source : Wikipédia.

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